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Précisions sur le voile islamique en France

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Un article que j’ai écrit sur le voile et posté il y a deux jours a suscité des commentaires durs de part et d’autre. Le but de ce post était de dire que le voile ne posait pas de problème en soi. Personnellement, je ne considère pas du tout que le voile soit un signe de sujétion pour la femme, et je ne partage pas ce qui se dit à ce sujet. Je trouve même que le voile peut être très joli. Marguerite Yourcenar partage cet avis, puisqu’elle a fait dessiner un voile pour son costume d’académicienne.

Question religion, je ne vois pas pourquoi nous voudrions la liberté religieuse alors que nous la refuserions aux autres. Mais qu’il soit bien entendu que le costume est une affaire de culture, et que lorsqu’on vit dans un pays, on doit respecter sa culture. C’est bien parce que le voile (ou le non-voile) sont considérés comme une affaire de culture que le port du voile s’est fait de façon si hostile en France. Il s’est fait comme un signe d’opposition.

Mais quand on est dans un pays, on doit s’habiller comme les gens du pays, sinon on fait de la discrimination (ou on pousse à la discrimination). C’est bien ainsi que l’entendent les Saoudiens, qui obligent les Occidentales à se voiler. En ce moment les choses changent un peu, mais de façon très superficielle. C’est pour cacher la réalité sordide, et autrement plus grave, des assassinats déguisés en accidents, des arrestations pour raisons politiques ou religieuses, du génocide au Yémen, des exécutions.

Ainsi, sous les califes, les chrétiens et les juifs n’avaient pas le droit de s’habiller comme les musulmans: il fallait que la différence se voie pour qu’on puisse les mépriser. En France, où il n’est pas possible de dicter aux Français leur habillement, on s’habille de façon différente pour marquer une distinction, et continuer la discrimination. C’est pourquoi il y a une telle hostilité envers les Blancs ou les chrétiens ou les juifs dans les quartiers islamisés. L’assassinat de Sarah Halimi, comme je l’explique dans plusieurs chapitres de L’islamisme et les Femmes, est en fait dû à cette hostilité.

Le voile est une question de coutume. Mais en France, il est utilisé comme un signe d’opposition à la culture du pays, comme un signe d’appartenance à une autre nation. Justement parce qu’il s’oppose aux coutumes vestimentaires de ce pays. Certes, les Françaises se voilaient autrefois. Mais imaginez qu’une femme s’habille avec la grosse robe à rubans style 17e siècle. Il y aurait discrimination. Et si dans les écoles on imposait autrefois un costume, c’est bien pour qu’il n’y ait pas de risque de discrimination sur base vestimentaire. Car le vêtement, après tout, c’est la première chose qu’on remarque.

Les Français prennent le port du voile de façon violente parce que c’est devenu un réflexe: à cause de la violence des islamistes en France, ils finissent par associer le voile à la haine. Et parce qu’en France, on porte le plus souvent le voile comme un signe de discrimination positive, pour se reconnaître, pour ne pas s’assimiler, et pour se distinguer des Français, en France, avec une idée de supériorité qui est intolérable (et injustifiée).

Une preuve que ce n’est pas le voile en soi qui dérange en France, mais ce que les femmes (et les hommes qui les y obligent) mettent derrière, est le succès qu’a rencontré durant des années une femme voilée, Latifa Ibn Ziaten, mère de la première victime du terroriste Mohamed Merah. Certes, elle est moins populaire maintenant, mais ce n’est pas à cause de son voile, qu’elle porte en signe de deuil (elle ne se voilait pas avant la mort de son fils, étant gardienne de musée dans une ville de province). C’est parce que Albert Chennouf-Meyer, le père d’un autre martyr tué par Merah, Abel Chennouf, a révélé une histoire sordide qui est arrivée avant l’enterrement des martyrs. Son fils, parce que catholique, a été ôté de la chambre ardente où se trouvaient ses compagnons musulmans, à la demande de Latifa.

Sinon, avant cette révélation d’un fait qu’elle n’a pas nié, Latifa était aimée, respectée, acceptée avec son voile, parce qu’elle poussait les jeunes à aimer la France. C’est l’idée qu’elle ait exercé une discrimination envers un compagnon d’armes de son fils parce qu’il était chrétien, qui l’a fait baisser dans l’esprit des gens. C’est alors qu’ils ont commencé à critiquer son voile, qu’ils avaient très bien accepté durant trois ans.

Lina Murr Nehmé, 13 octobre 2018

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Le voile : propagande et différencialisme

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Le voile en soi ne pose problème, en France, que depuis qu’il a été utilisé contre les Français, et justement comme signe ostentatoire.

Signe ostentatoire, c’est-à-dire, en fait, instrument de propagande. Car le principe de la publicité, c’est l’exposition médiatique. Occuper l’espace public de cette façon, c’est faire de la publicité à des idées et exclure une partie des gens. Du moins quand on présente le voile comme un instrument religieux.

Je donne un exemple: en 1975, au début de la guerre au Liban, quelqu’un nous a distribué de grosses croix en bois, que nous avons tous mis fièrement. Nous étions dans un quartier chrétien, qu’est-ce que cela faisait? Mais il y avait avec nous un druze qui combattait avec nous (et nous voyions souvent sa famille), et peut-être deux ou trois musulmans aussi.

Quand je suis revenue à la maison avec ma croix énorme, mon père m’a grondée, disant que si je faisais cela, j’excluerais les musulmans qui se battaient pour la même cause que nous, et qu’on ne pouvait pas construire une patrie multiconfessionnelle sur la religion. Ceci, sachant que c’est mon père qui m’a appris ma religion, et que c’est à cause de lui que je suis profondément chrétienne.

Depuis, je n’ai plus jamais affiché une croix ou une médaille au cou. J’en ai toute une collection, mais je les cache sous mes vêtements. Non par peur des musulmans, comme font les dhimmis, mais par amour pour eux, pour qu’ils ne se sentent pas exclus et qu’il n’y ait pas du communautarisme.

C’est pourquoi le voile, en France, où il est exhibé comme un instrument de guerre, me choque tant. Et non le voile en tant que voile mais, je le répète, le voile en tant qu’instrument de différenciation, de rejet de la communauté d’accueil.

Je sais que beaucoup de Français ressentent cela de la même manière, mais je ne pense pas qu’ils aient raison de réagir de façon haineuse ou hargneuse. Car ce genre de réactions est une preuve de faiblesse. Dès qu’on réagit comme ceux qui nous combattent, on devient comme eux parce qu’on les imite.

Il faut réagir exactement à l’inverse: en aimant les méchants et non en les imitant. C’est cela, la force.

Lina Murr Nehmé, 10 octobre 2018

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Baby-Loup et la charia : la France doit défier l’ONU (Causeur)

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Article paru dans Causeur :

 

Baby-Loup et la charia: la France doit défier l’ONU

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Mennel Ibtissem, Lallab et le “féminisme islamique”

 

Depuis quelques années, les islamistes ont compris qu’ils obtiendraient davantage de résultats avec de jolies femmes télégéniques plutôt qu’avec des barbus peu appétissants ou des Malika Dif, reléguées à l’arrière-plan pour chaperonner les converties fragiles psychologiquement.

“Lallab” est une association qui représente l’islamisme “new look”, notamment par le biais de profils comme celui d’Attika Trabelsi, une femme jeune, éduquée, moderne, prête pour le combat féministe “dans la voie d’Allah”.

Dans les années 1980, l’expression “féminisme islamique” a été décriée par les oulémas, qui refusaient que l’on accole l’adjectif “islamique” à un concept occidental.

Mais aujourd’hui, Lallab impose cette expression avec un triple objectif :

1. Dire aux non-musulmans que : Oui, l’islam est compatible avec la modernité occidentale et même en avance sur l’Occident. Ils en veulent pour preuve les arguments avancés par une islamiste marocaine instruite, Asma Lamrabet, dont les thèses sur le statut mirobolant de la femme en islam ont inspiré à Nicolas Sarkozy sa fameuse question sur le genre de coups qu’il fallait infliger aux femmes. Asma Lamrabet, en effet, défend cela, à condition que les coups ne soient pas trop méchants.

2. Convaincre les musulmanes que l’Occident n’a rien inventé pour elles : vous voulez agir pour les droits des femmes ? Nous avons justement un produit tout prêt : le “Féminisme islamique” !

3. Dans ce cas, l’islam authentique n’a fait que libérer la femme, et l’Occident les opprime en les privant de leur “dignité” et de leur “pudeur”. Alors la seule libération valable serait, toujours d’après les théoricien(nes) de Lallab, dans le respect des règles de l’islam. Le voile respectant les règles de l’islam, le voile serait une libération de la femme, ajoutent ces dames.

Cette position paraît d’emblée hypocrite et met en perspective la manière dont l’islamisme se joue de l’Occident. Lorsque Nadia Hamour, femme politique musulmane, a soulevé un tollé quand elle a appelé à utiliser le bonnet phrygien pour voile, cette fourberie est apparue au grand jour. Pourquoi ce tollé ? Il y a bien des musulmanes qui se voilent avec un turban. Allez voir les musulmanes libanaises à Paris. Voyez aussi l’humouriste maghrébine Samia Orosemane. Ou encore, cheikha Moza, la femme du précédent émir du Qatar. Elles sont élégantes en turban.
Le problème, je vais le dire. C’est que, contrairement à ce qui se passe dans les pays d’Orient, le voile est prêché, utilisé ou imposé en France ou en Occident pour imposer la défiance à l’égard du non-Musulman, et plus encore, de la non-Musulmane, à un public auquel on répète inlassablement que son seul pays est la oumma islamique mondiale. Le bonnet phrygien peut couvrir les cheveux d’une musulmane pieuse, il ne serait alors pas un signe de démarcation, puisque c’est la coiffure de Marianne.

Dans ce schéma de pensée, on conspue les musulmanes qui refusent de se joindre au concert. D’où les attaques que subissent parfois ces musulmanes.

C’est cette supercherie que dénonce Céline Pina, car ce n’est pas une libération qu’elle a constaté sur le terrain chez les femmes voilées. Comme en témoigne l’histoire d’une femme qu’elle avait interpellée et qui lui avait avoué qu’elle se voilait malgré elle, pour se protéger, et surtout, pour protéger ses enfants.

Céline Pina a quitté une position prometteuse, une carrière au sein d’un Parti politique, par respect pour ses principes. C’est parce qu’elle avait touché de près l’oppression des femmes — et pas seulement des femmes — dans les banlieues. C’est un courage dont elle sort grandie.

C’est cela qu’il faut répondre à ceux qui l’attaquent: cette histoire d’une femme voilée qui fait si mal à entendre, et qu’elle m’a racontée dans l’interview qu’elle a consenti à me donner pour mon livre, “L’Islamisme et les Femmes”.

Lina Murr Nehmé

 

Ils pillent la NASA pour terrifier les femmes

 

Parmi les “miracles scientifiques” du Coran, il y a l’histoire du soleil… Et il y a la NASA. Et il y a les islamistes qui veulent faire peur aux femmes. Voici un montage alliant la voix d’un cheikh incroyablement furieux, et les images de la NASA. Les islamistes sont en conflit avec la NASA, mais non avec ses images…

 

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