Category Archives: Arabie Saoudite

“Bébés à vendre” d’Eliette Abécassis: GPA et esclavage

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Toute femme qui a eu un enfant connaît le genre d’attachement qu’on a pour l’être qu’on a porté dans son corps, durant une partie de sa vie, et comment on a épié les battements de son cœur, et le moindre de ses mouvements. Cette séparation est un traumatisme pour la mère. Ou elle l’est moins, quand celle-ci a vendu l’enfant et quand, durant la grossesse, au lieu de l’entourer d’affection, elle a hâte de se débarrasser de lui pour empocher le solde.

La GPA (Gestation Pour Autrui) est ainsi une vente de bébés et un mépris pour la femme. Tel est le sujet que traite Éliette Abécassis dans “Bébés à vendre”, un livre qui fait mal, et où elle rappelle que dans la GPA, la femme devient une marchandise, et le bébé se vend.

Personnellement, j’ajoute à cela que lorsque l’être humain est vendu, même quand il est nouveau-né, cela s’appelle “esclavage”. Un enfant esclave n’a pas le droit de vivre avec ses vrais parents, mais sera pris par le client qui aura payé pour l’arracher à sa mère et à l’affection à laquelle tout enfant a droit.

Et la question est: quel apport la GPA apportera-t-elle au trafic d’esclaves aujourd’hui?

Les islamistes le clament, mais vu que tout est achat et vente chez les émirs, on peut être sûr que ces transactions existent déjà chez eux de façon occulte, et même, que cela peut aboutir à fabriquer de petits esclaves, manière de contourner l’abolition de l’esclavage qui, je l’ai montré dans mon livre L’islamisme et les Femmes, est surtout dans les textes: l’esclavage continue à exister en Arabie Saoudite.

Déjà, quand on voit comment ils traitent leurs femmes légitimes et leurs propres enfants (voir aussi dans L’islamisme et les Femmes, le récit des princesses séquestrées par leur père, ainsi que celui de leur mère), on peut imaginer comment ils traiteront les enfants des autres: bien des hommes accepteront de donner du sperme pour de l’argent, tout comme bien des femmes acceptent de louer leur utérus et de donner un ovule pour de l’argent aussi.

J’espère que “Bébés à vendre” pourra ouvrir les yeux de celles qui prônent cette pratique en prétendant qu’elle sert les femmes.

Lina Murr Nehmé, 2 novembre 2018

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Affaire Khashoggi: l’arbre qui cache la forêt

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On a parlé de l’assassinat de Khashoggi parce que c’était en Turquie. Mais en Arabie Saoudite, qui sait combien de médecins tronçonnent les indésirables, en musique ou non ? Qui sait ce qui se passe dans le secret ? Qui sait ce que deviennent les disparus ? Et les princesses, filles du roi Abdallah, où sont-elles ?

Contrairement à Khashoggi, elles n’étaient ni des islamistes, ni des activistes cherchant le règne des Frères Musulmans, ni des journalistes d’un très grand journal occidental leur permettant d’imposer ces idées… mais de simples filles voulant vivre et faire le bien. C’est ce qui les a perdues: le fait d’avoir défendu des prisonniers politiques qui étaient traités comme des malades mentaux. 

Et qu’on ne dise pas que c’était avant l’avènement de M. Ben Salman. Elles ont disparu avec l’avènement du père de ce dernier, mais les témoins affirment que Ben Salman le dirigeait déjà…

Israa al-Ghomgam pourrait être décapitée pour avoir, entre autres, défendu les prisonniers chiites dont le jeune Ali Nimr (ci-dessous, 17 ans), condamné à être tué et crucifié pour avoir usé d’un portable durant une manifestation.

Mine de rien, s’il n’y avait pas eu cette affaire de vente d’armes rapportant gros, et s’il n’y avait pas eu un silence complet de la part de l’Occident quand les princesses saoudiennes ont été condamnées à mourir de faim avant de disparaître, s’il n’y avait pas eu ce silence face aux horreurs commises au Yémen (avec un armement occidental), est-ce que Khashoggi aurait été tué et tronçonné dans un consultat saoudien en Turquie ?

Et Khashoggi qui a aidé Ben Laden, qui l’a glorifié, qui a lancé les Frères Musulmans partout où il le pouvait, a-t-il la valeur humaine de tous ces innocents ?

Pourquoi est-ce de lui qu’on parle tant alors qu’on se tait à leur sujet ?

Lina Murr Nehmé, 27 octobre 2018

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Sur la nudité de l’esclave

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Un lecteur m’a demandé sur quoi je me fondais pour dire que le costume de l’esclave était la nudité.

Je me fonde sur les textes historiques, les prescriptions religieuses et les images anciennes, y compris cartes postales. Vous trouverez dans mon livre Fatwas et Caricatures les références, images, textes qui le prouvent: la femme esclave devait soit avoir le même costume que l’homme, soit être nue jusqu’au nombril. Vous ne trouvez pas que ça suffit, comme nudité?

Il y a davantage de textes sur la capture et le traitement des esclaves dans L’islamisme et les Femmes, mais ils portent surtout sur le viol et l’esclavage en soi: le costume a été traité dans le livre précédent.

Certains profitaient de ce spectacle, comme les califes. L’un d’eux frappait sur la tête l’esclave qui osait se voiler, lui demandant de quel droit elle prétendait s’habiller comme une femme libre.

Les Saoudiens et Daech ne profitent pas de cette nudité, à cause des textes qu’ils révèrent, et que j’ai traduits. Mais cela existe bel et bien.

Notez que les esclaves sont examinées et palpées nues au marché. Et qu’une fois achetées on fait ce qu’on veut d’elles et on les revend. Cela, ce n’est pas de l’histoire ancienne, Daech et Boko Haram l’ont fait.

L’image ci-dessous est un tableau peint à la main, mais il reflète exactement les descriptions d’innombrables témoins oculaires.

Un des biens que la colonisation française a faits aux femmes du Maroc a été d’avoir aboli l’esclavage… et donc la nudité comme costume infamant pour la femme “possédée”, en arabe “melk el-yamin”.

Lina Murr Nehmé, 11 octobre 2018

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Les Etats sont des remparts

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“Regarder comme un temps de paix, le temps où par la prise de toutes les places qui nous environnent, il s’aplanit un chemin pour venir à nous, c’est folie” disait Démosthène aux Athéniens (1) qui, selon lui, avaient été vendus par leurs politiciens pour de l’argent.

Que dirait-il aux Américains, aux Français, aux Anglais, qui cèdent (vendre n’est pas joli) des pays, des nations, des populations pour du pétrole qui pue, ou pour des contrats ?

Si les peuples de ces démocraties étaient informés des véritables enjeux, s’ils connaissaient le rapport entre les souffrances des populations dont ils voient les cadavres à la télévision, et ces marchés juteux, est-ce qu’ils accepteraient les plaisirs de la vie moderne… à ce prix ?

Ceci en sachant que la chute des pays, ce sont des remparts qui tombent. La chute de l’Irak a amené la montée de Daech. Qu’amènerait la chute de la Syrie ou du Liban aux mains des islamistes ?

 

Lina Murr Nehmé, 1er octobre 2018

(1) Démosthène, Philippiques, III, traduction par l’abbé d’Olivet, Lyon, Amable Leroy, 1812.

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Tuer Mickey Mouse

Tuer Mickey Mouse قتل ميكي ماوس

En apprenant l’arabe à l’école, les enfants n’auront plus besoin de traduction pour comprendre ce cheikh saoudien, qui explique pourquoi Mickey Mouse doit être tué :

“La charia appelle la souris “la petite faiseuse de mal [fouayssiqa]” et dit de la tuer, halal ou haram. Elle dit que la Souris met le feu à la maison et est mue par le Diable. La Souris est un des soldats du Diable et est mue par lui. Si la souris tombe dans un plat de nourriture solide, il faut jeter la souris et ce qui l’a touchée. Si elle tombe dans un liquide, il faut tout jeter.

Car la souris est I-M-P-U-R-E.
D’après la charia, la souris est une créature repoussante et corruptrice. Comment croyez-vous que les enfants verront la souris après avoir vu Tom et Jerry ? Toutes les créatures qui sont repoussantes par nature, par logique et d’après la loi, sont devenues merveilleuses et aimée des enfants. Même les souris. Mickey Mouse est devenu un personnage merveilleux, même si, d’après la charia, Mickey Mouse devrait être tué dans tous les cas.”

(Le même cheikh explique dans ma vidéo “Battre les femmes”, pourquoi il faut battre sa femme et comment).

Lina Murr Nehmé, 18 septembre 2018

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الشيخ المنجد وهو يدعو لقتل ميكي ماوس. وقد تراجع في ما بعد عن هذا الادعاء عندما “قامت الصرخة”
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Sheikh Munajjid: “The sharia says calls the mouse “little corrupter” and says it is permissible to kill it in all cases. It says that the mouse set fire to the house and are steered by Satan. The mouse is one of Satan’s soldiers and is steered by him. And if a mouse falls into a pot of food, if the food is solid chuck out the mouse and the food touching it. And if it is liquid you should chuck out the whole thing because the mouse is im-pu-re. According to Islamic law the mouse is a repulsive, corrupting creature. How do you think children view mice today after Tom and Jerry? Every creatures that are repulsive by nature, by logic and according to Islamic law have become wonderful and are loved by children. Even mice. Mickey Mouse has become an awesome character even though according to Islamic law, Mickey Mouse should be killed in all cases.”

 

Sur les traditions culinaires bédouines

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Cette vidéo m’a choquée moins que je ne m’y attendais, car on m’avait décrit ce genre de festins en Arabie, où on mange le riz à la main sans pain. Les “importants”, ceux de la table d’honneur, ont un animal complet, les autres ont des quartiers.

Un lecteur a ajouté: “En fait, dans une famille lambda, les hommes et les invités hommes mangent à même le sol (pas comme sur cette vidéo) une nappe en plastique est jetée à même le sol, où on apporte le kapsa, grand plat avec du riz et de la viande de jeune chameau ou de moutons, le maître de maison arrache des morceaux de viande à la main et les donnent aux convives, les meilleurs morceaux aux invités, ensuite une fois ce rituel accompli, chacun mange à la main le riz en faisant des boulettes dans le creux de la main et en l’envoyant en se servant de son pouce dans la bouche, ils alternent viande et riz, jusqu’à ce qu’ils soient rassasiés. J’ai oublié de vous dire, les plateaux de kapsa sont poussés de la cuisine par une femme dont on ne voit que le bras vêtu jusqu’au poignet. Une fois les repas terminé des employés hommes récupèrent les plateaux, c’est au tour des employés hommes et des enfants garçons de manger dans les mêmes plateaux, mais dans une autre pièce. Une fois fini, celà continue avec les femmes et les filles, dans une autre pièce réservée aux femmes. Qu’il reste ou non de la nourriture, que ce soit chaud ou froid, les femmes et les filles mangent les restes. Voilà les us et coutumes des repas séoudiens.”

Le plus grand poète arabe, Imre’ el-Qays (dont les vers sonnent superbement, et dont certains poèmes auraient été primés et copiés en lettres d’or pour être accrochés à la Kaaba), raconte comment, pour plaire à des filles, il égorgea sa chamelle, et comment ses larmes coulèrent abondamment en pensant à sa bête morte, car il l’aimait et il allait rentrer à pied. Et il y a ce vers auquel j’ai pensé en voyant ce festin:

“Et les vierges se mirent à se jeter sa viande, et de la graisse qui était comme les fils tordus de la frange de la soie damascquinée”

Je ne sais pas ce que valent humainement ces gens; je pense que dans ce pays, il y a des gens très bons à côté de ceux dont je parle dans mes livres. Ce n’est pas leur faute si c’est comme ça qu’ils ont appris à manger. C’est la façon de manger bédouine. On juge les gens à leurs actes et non aux traditions ou à la religion dont ils ont hérité.

 

بعض الاصدقاء أرسلوا لي هذه الفيديو وهم مشمئزين. لكنني لا أحكم على الناس من خلال العوائد والمعتقدات التي ورثوها، بل من خلال قلوبهم كما تدل عليها أعمالهم.

وقد ايقظ هذا الفيديو في ذهني ذكرى معلقة امرئ القيس، “قفا نبكي” بخاصة البيت الذي يصف العذارى يرتمين بلحم الناقة وشحمها، وهو كهدام الدمقس (اي الحرير الذي فيه رسوم من صلب النسيج):

فَفَـاضَـتْ دُمُـوْعُ الـعَـيْـنِ مِنِّي صَبَابَةً

عَلَـى النَّـحْرِ حَتَّى بَـلَّ دَمْعِـي مِحْـمَلِـي

ألاَ رُبَّ يَــوْمٍ لَــكَ مِــنْــهُــنَّ صَــالِــحٍ

وَلاَ سِـــيَّــمَــا يَــوْمٌ بِــدَارَةِ جُــلْــجُــلِ

ويَـوْمَ عَـقَــرْتُ لِــلْـعَــذَارَي مَـطِـيَّـتِي

فَـيَـا عَـجَـبـاً مِـنْ كـورهـا الـمُـتَـحَـمَّلِ

فَـظَـلَّ الـعَـذَارَى يَـرْتَـمِـيْـنَ بِـلَحْـمِـهَا

وشَـحْـمٍ كَـهُــدَّابِ الـدِّمَـقْـسِ الـمُـفَـتَّـلِ

 

Lina Murr Nehmé, 15 septembre 2018

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La guerre du Liban n’est pas une guerre civile

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Une chaîne de télévision française a diffusé une série télévisée montrant les Libanais repentants. Je ne l’ai pas vue, j’ai trop de travail à faire, mais une amie m’a appelée hier la nuit, toute émue, pour m’en parler.

Je lui ai rappelé que la guerre du Liban a été décidée par les grandes puissances, et que cela, elle le savait depuis le début pour avoir été au Liban au début de la guerre. Les grandes puissances qui voulaient plaire à l’Arabie Saoudite pour cause de pétrole. Elle a reconnu que oui, c’était vrai, et que dans la série cela n’avait pas été mentionné.

Je lui ai rappelé que ces grandes puissances ont acheté les puissances locales (OLP, Syrie), en leur promettant des petits bouts de Liban. Cela aussi, elle le savait: tout le monde l’a su à un moment ou à un autre de la guerre. Il suffisait de suivre l’actualité (voir Lina Murr Nehmé, Le Liban assassiné et Du Règne de la pègre au réveil du Lion, Aleph et Taw, 2009 / 2011).

Ensuite, ces petites puissances ont acheté les petits ambitieux libanais qui, n’étant pas populaires de façon naturelle, avaient besoin d’argent pour s’acheter des partisans et leur rendre les services sociaux que l’Etat ne leur rendait pas: Joumblatt, Berri, Geagea…

Tant qu’aucun de tous ceux-là, qui sont les plus connus, n’a été mentionné, dites-vous qu’il y a mensonge par omission, et que ce mensonge fausse tout, car il donne l’impression que les miliciens se sont rués les uns sur les autres de leur propre volonté. C’est comme si on vous montrait un spectacle de marionnettes et qu’on vous disait de croire qu’elles agissent toutes seules et que personne n’en tire les ficelles par-derrière.

Ou comme si on vous montrait des quatrièmes violons de la pègre sicilienne ou newyorkaise pleurant leurs crimes, sans vous dire qu’ils ont été payés par quelqu’un qui ne pleurait nullement et qui était payé par un parrain qui payait et décidait de tout, et qui, lui, se marrait.

Lina Murr Nehmé, 28 août 2018

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Nous ne sommes pas des Arabes !

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Non, nous ne sommes pas des Arabes, car nous ne sommes pas des Bédouins !

Vous ne le saviez pas? “Arabes” veut dire “Bédouins”. Le mot concerne strictement les gens de la Péninsule, car ils étaient à l’origine des nomades chassés par la rudesse de leur climat, et obligés sans cesse de se déplacer d’oasis en oasis. Le mot vient donc de la racine “araba” qui veut dire “se déplacer”. D’où le mot “arabat” ou “arabiyya”, pour désigner la charrette ou la voiture. D’où, aussi, le mot “aroubat maaidatouhou” pour dire de quelqu’un qu’il a la diarrhée. Ci-dessous, extrait tiré d’un livre de grammaire arabe.

Ce n’est donc pas moi qui le dis, c’est la grammaire arabe. Je peux vous le prouver, livre en main, mais nous avons autre chose à faire, n’est-ce pas, vous et moi, que de nous plonger dans les dictionnaires vieux de mille trois cents ans. Il est plus intéressant d’aller de l’avant que de reculer.

Attention, je ne suis pas raciste. Il existe des Arabes qui sont formidables. Seulement, eux, c’est eux, et nous, c’est nous. Leurs dirigeants veulent que nous soyons des esclaves, et nous, nous ne sommes pas d’accord.

Et désirant ardemment le jour où je pourrai enfin lancer en toute sincérité le cri: “Pays arabes, je vous aime”!, je m’efforce pour le moment de les aimer dans mon cœur et dans mes actes, en leur disant la vérité qu’ils n’ont pas envie d’entendre.

Car celui qui aime l’autre lui dit la vérité. Surtout si elle est désagréable.

Lina Murr Nehmé, 18 août 2018

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Appels au djihad dans une vidéo de la BBC

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Un sermon appelant au djihad en anglais. Un de plus : ces sermons sont innombrables en Angleterre, vu la littérature que propage l’Arabie Saoudite pendant les pèlerinages (et qu’elle ne fait pas en français).

J’ai traduit dans Fatwas et caricatures un texte terrible propagé par les Saoudiens en anglais, et j’ai également traduit les appels au meurtre lancés en plein Londres, appels contre le Danemark, mais aussi, la France et l’Angleterre.

La BBC est très précautionneuse et n’ose pas dire que ce que montre sa vidéo, ce sont des appels au djihad. Evidemment oui : toute personne connaissant un peu le Coran sait que oui. La question étant donc de savoir si ce sermon a vraiment eu lieu à telle date, en tel lieu.

Aux dires de la BBC, et vu la date à laquelle il aurait eu lieu, ce sermon appelant à faire le djihad et glorifiant les kamikazes, aurait peut-être inspiré le jeune Abedi, qui fréquentait cette mosquée, et qui est allé, dix jours plus tard, acheter un ticket pour un concert à Manchester, et se faire exploser, tuant une vingtaine de personnes.

Lina Murr Nehmé, 17 août 2018

www.bbc.com/news/uk-44729727

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Justice, Etat de droit, loi “fake news” : petite mise au point

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Aujourd’hui, sur ma page, un monsieur m’expliquait qu’un maire des Yvelines était obligé de donner un permis de construire une mosquée car, dit-il, la France est un Etat de droit, contrairement à l’Arabie Saoudite et à la démocratie libanaise, qui n’en serait pas une. J’avais en effet demandé si un maire était jamais inquiété en Arabie Saoudite pour avoir refusé de donner le permis de construire une église.

J’imagine que certains ignorent que le droit saoudien interdit la construction des églises, et que c’était appliquer ce droit que de refuser le permis de construire des églises. Et je ne vois pas ce que vient faire le Liban quand on parle de l’Arabie Saoudite. Mais bon. Acceptons que le Liban, comme le Christ, soit compté parmi les assassins.

Mais un Etat qui met des visières et ne traite pas les citoyens à égalité mais les distingue selon leur religion n’est pas un Etat de droit.

Ainsi, la loi sur les fake news est-elle du droit ? Laisser les médias puissants, appartenant aux riches, libres de diffuser les informations qu’ils veulent sans contrôle, et forger une loi sur les seuls réseaux sociaux, est-ce du droit ? Quand Libération met une immense photo du candidat Emmanuel Macron la veille du second tour de l’élection présidentielle, violant la loi qui interdit la pub électorale, et que la justice n’arrête pas le journal, c’est encore du droit ?

En même temps, on arrête la chaîne Youtube du petit TV Libertés sous prétexte qu’il a violé la loi sur le copyright en faisant une citation. Combien de chaînes Youtube violent cette loi en reproduisant des films entiers, des émissions télévisées entières ?

Quand on poursuit François Fillon la veille des élections, pour un crime que François Bayrou a commis sur une plus grande échelle et que ce dernier n’est pas poursuivi parce qu’il peut apporter des voix aux élections, c’est un Etat de droit ? Et si l’affaire Fillon est si grave, comment se fait-il qu’on n’en parle plus depuis les élections?

Quand on traîne Georges Bensoussan devant la justice pour une citation qui vient d’un auteur maghrébin et non de lui-même, alors qu’on n’inquiète pas ceux qui crient sur la Place de la République à Paris en arabe: “Khaybar, Khaybar, ya yahoud, Jaych Mhammad sa yaoud”, c’est un Etat de droit ?

Quand on autorise la tenue de Salons islamiques comme le Salon de la Femme de Pontoise où on appelle à battre les femmes (gentiment, histoire de les humilier seulement et pas de leur briser les membres, ce qui les rendrait inutilisables), c’est un Etat de droit ? Et si on ne le fait pas ouvertement dans ces Salons, on le fait en recommandant les livres où c’est écrit en toutes lettres (Cf. mon livre L’Islamisme et les femmes). Est-il admissible qu’une conseillère municipale, Céline Pina, ne réussisse pas à faire empêcher ce Salon, et qu’elle démissionne, et que cela ne fasse pas plus de remous que cela ?

Et c’est dans un Etat de droit qu’un ex-Frère Musulman, Mohamed Louizi, est victime de six procès en quelques années parce qu’il a dénoncé un projet d’islamisation pourtant écrit en toutes lettres dans la littérature de ce mouvement ! Louizi a parlé de l’islamisation de la France, mais il s’agit d’une étape sur la voie de l’islamisation mondiale dont a parlé le fondateur Hassan el-Banna (voir les textes cités dans Fatwas et caricatures).

Et c’est dans un Etat de droit qu’ Alain Finkielkraut — qu’on l’aime ou non — est qualifié d'”israélite blanc” dans une vidéo mise en ligne en 2016 et reprise à de nombreux exemplaires dont chacun affiche des centaines de milliers de vues, les auteurs du titre et des commentaires n’étant pas inquiétés alors qu’ils tombent sous le coup de la loi sur le racisme, sur base à la fois ethnique et religieuse, et sous le coup de la loi sur le non respect des droits d’auteur ?

Lina Murr Nehmé, 14 juillet 2018

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