Category Archives: Saudi Arabia

Vidéo : Quand la nièce de MBS était exécutée pour adultère

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Lina Murr Nehmé raconte l’histoire de la princesse saoudienne Mishaael, tuée, avec son amoureux, sur ordre de son grand-père, frère du roi Khaled d’Arabie… et donc, oncle de Mohamed Ben Salman.

Lina Murr Nehmé, L’Islamisme et les femmes.

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Quels seraient les résultats d’une intervention occidentale en Syrie ?

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La guerre contre l’Irak en 2003 avait donné naissance à Daech. Une guerre semblable contre la Syrie pourrait créer un monstre plus terrible encore.

Aussitôt après les attentats du 11 septembre 2001, George W. Bush décida d’envahir l’Irak. La CIA fut chargée de prouver que Saddam Hussein avait trempé dans ces attentats, qu’il avait des armes chimiques, bref, qu’il fallait l’attaquer. Il y eut alors un matraquage médiatique inouï, qui finit par convaincre le peuple américain et une partie de la communauté internationale, de la nécessité d’en finir avec le régime irakien.

Le 5 février 2003, le ministre Colin Powell, secrétaire d’État américain, fit un long discours à l’ONU pour obtenir son accord. Il prétendit que Saddam Hussein avait des armes chimiques et nucléaires, qu’il avait des relations avec Al-Qaïda par le biais de Zarqawi, et qu’il fallait l’attaquer pour toutes ces raisons.

Zarqawi était un repris de justice jordanien qui s’était radicalisé sous l’influence du mouvement Tabligh. Il s’était présenté à Ben Laden et lui avait proposé de le déléguer pour fonder al-Qaïda en Irak. Mais Ben Laden avait refusé. Pour lui, Zarqawi était un voyou, doublé d’un criminel, car il voulait massacrer les chiites et provoquer une guerre civile entre sunnites et chiites en Irak. Cette guerre civile, en brisant le peuple irakien, permettrait à al-Qaïda d’émerger et de prendre le pouvoir. Loin de vouloir tuer les chiites, Ben Laden avait réussi à s’entendre avec Khomeiny, et il œuvrait pour une alliance de tous les musulmans contre les “mécréants” qu’il appelait “les croisés”.

Al-Qaïda n’existait pas en Irak, parce que Saddam avait toujours refusé ses avances. Il combattait al-Qaïda et cherchait à arrêter Zarqawi. Mais ce dernier se cachait en territoire kurde, fabriquant des munitions et des armes chimiques, notamment de la ricine, poison violent contre lequel il n’y avait pas d’antidote.

Colin Powell parla de ce petit bandit fabriquant de poisons, comme s’il était l’égal de Ben Laden. Cela suffit à faire de Zarqawi un monstre de stature internationale. Ben Laden ne pouvait plus l’ignorer. Il consentit à ce qu’il installe al-Qaïda en Irak. Zarqawi prêta serment à Ben Laden et disparut pendant quelque temps. Il voulait rester en vie et attendre que les Américains brisent Saddam Hussein, pour que lui, Zarqawi, prenne sa place comme chef sunnite du pays.

Le deuxième décret que prirent les Américains en Irak fut la dissolution de l’armée irakienne. Ils jetèrent ainsi à la rue les 350 000 personnes qui y travaillaient. Ils eurent la mesquinerie de leur refuser non seulement des primes de licenciement, mais aussi, les paies auxquelles ils avaient droit. Réduits au chômage, personne ne leur donnant d’emploi, ces militaires mouraient de faim, et leurs familles aussi. Zarqawi recruta parmi eux un grand nombre de combattants et de cadres entraînés et aguerris. Ces sont eux qui constitueront l’essentiel de l’armée de Daech et lui vaudront ses victoires foudroyantes. Et des djihadistes venaient du monde entier s’offrir pour commettre des attentats-suicides. Un millier d’Irakiens, presque tous chiites, mouraient ainsi chaque mois. Ceci finit par provoquer la guerre civile que voulait Zarqawi. La division du peuple irakien ne faisait que le fortifier lui-même.

En juin 2006, Zarqawi fut tué par des frappes américaines. Son lieutenant Abou Bakr Baghdadi lui succéda et réussit à rassembler toutes les organisations islamistes sunnites d’Irak. Et il donna à cet ensemble dominé par al-Qaïda, le nom d’Etat Islamique en Irak.

En 2011, voyant la guerre éclater en Syrie, Baghdadi décida d’en profiter pour y installer al-Qaïda. Pour cela, il délégua en Syrie son lieutenant Joulani. Il lui donnait la moitié de son argent, de ses armes et de ses meilleurs lieutenants. Et Joulani fonda une organisation qu’il appela “al-Nosra”, et aussi “al-Qaïda-Cham”. Cham est le nom donné par les Arabes à l’ensemble formé par la Syrie, le Liban, Israël, les territoires palestiniens et la Jordanie).
Al-Nosra put ainsi avoir un essor foudroyant, notamment en débauchant les éléments de l’ASL (Armée Syrienne Libre). C’était la même stratégie qu’en Irak, puisque la plupart des membres de l’ASL étaient d’anciens militaires syriens.

Et Joulani prit ses distances avec Baghdadi et cessa de lui obéir. Ce dernier décida de l’attaquer et de le remplacer en Syrie. “L’Etat Islamique en Irak” devint “l’Etat Islamique en Irak et à Cham”, plus généralement appelé par son acronyme : DAECH.

Et Daech prit Raqqa et combattit al-Nosra et ses alliés syriens.

L’Arabie Saoudite avait longtemps financé Ben Laden et permis la création d’al-Qaïda. Par la suite, elle avait financé Zarqawi, Baghdadi et Daech. Plus tard, elle cessa de financer Daech et s’intéressa davantage à Nosra et à l’ASL, favorites de l’Occident qui les prétendait “modérées”. Pourtant, les djihadistes de l’ASL avaient été les premiers à couper des têtes et à en diffuser les vidéos. Et ils avaient été les seuls à se vanter, devant caméra et aux cris d’ “Allahou Akbar”, de ce qu’un de leurs chefs mangeait le cœur d’un soldat loyaliste.

Les Américains fournirent ainsi aux terroristes en Syrie un entraînement de qualité, et des armes pour abattre le régime laïque de Bachar el-Assad. Cela, contre la volonté de la majorité syrienne, qui le préfère, et de loin, aux mouvements djihadistes.

Les Américains parlent maintenant d’attaquer Bachar el-Assad comme ils avaient attaqué Saddam Hussein. Et sous le même prétexte: l’usage d’armes chimiques qu’aucune enquête internationale n’a prouvé à ce jour. En droit international, une telle action est appelée “agression contre un État souverain”. Et à supposer qu’elle ait lieu, qui sera mis à la place de Bachar ? Les seuls à avoir une force comparable la sienne sont les chefs des mouvements terroristes. Les personnes de valeur que comptait l’opposition avant la guerre, comme Michel Kilo, ont été écartées par les islamistes et sont parties, parce qu’elles refusaient de servir de caution aux organisations djihadistes.

Si cette guerre qu’annonce Trump a lieu, il est donc à craindre qu’elle ne laisse en Syrie un vide institutionnel comme celui que les Américains ont installé en Irak en remplaçant un gouvernement qui tenait le pays, par un gouvernement faible, corrompu, qui leur était obéissant, et était haï du peuple. La stratégie habituelle du conquérant qui se fait représenter par des hommes de paille.

Si cela arrivait, nous aurions un monstre plus terrible que Daech, et alors, l’Occident pourrait ne pas lui échapper. Joulani et son ancien maître, Baghdadi, ont la même idéologie, les mêmes ambitions et les mêmes méthodes l’un que l’autre. La destruction de Daech a débarrassé Joulani et ses lieutenants d’un rival. Sur la voie du pouvoir, il ne lui reste plus qu’un seul obstacle : Bachar el-Assad.

La disparition de Daech et de son plus puissant adversaire en Syrie poussera les djihadistes survivants et désemparés à se tourner vers al-Nosra, et alors, c’est le chef de celle-ci qui sera le calife et reprendra le programme d’invasion mondiale de Baghdadi. Les cadres d’al-Nosra attendent donc leur heure en silence.

Lina Murr Nehmé, 11 avril 2018

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Qui sont les “rebelles syriens” de Ghouta ?

 

Le Jaych el-Islam est le principal groupe qui combat l’armée syrienne à partir de Ghouta. Fondé par un Frère Musulman, il a à son actif le viol, l’enlèvement ou le meurtre de milliers de Damascènes. Même si les médias officiels n’en parlent pas, il est facile de l’imaginer quand on écoute le discours (voir ci-dessous la vidéo de propagande avec traduction anglaise) du chef, s’adressant à une nouvelle promotion de “soldats de l’islam”. 

Le nom “Jaych al-Islam” signifie en effet “l’Armée de l’islam”. C’est un groupe djihadiste qui affirme avoir pour but de reprendre le travail de conquête de Mahomet et des premiers califes.
Les médias, trompés par des sources d’information biaisées, prétendent que le Jaych el-Islam et les autres formations qui combattent à Ghouta sont des “rebelles syriens” représentatifs de la population. Ce n’est pas le cas. Le Jaych al-Islam a plusieurs fois annoncé la venue de groupes venant de diverses régions du pays. À ces groupes peuvent s’ajouter les djihadistes venus des pays arabes et de l’Occident, voire même du Pakistan, de l’Inde et de la Chine.

Enfin, on ignore en Occident que nombre de miliciens en Orient ne sont que des mercenaires, souvent poussés par la faim. Sur ce plan, le versement d’argent par l’Arabie Saoudite et d’autres puissances pour l’extension de l’islam en Syrie, est la seule raison de l’existence d’une grande partie de ces milices, qui se débanderaient si cet argent cessait d’arriver. Quant aux effectifs du Jaych el-Islam, ils sont monstrueux, compte tenu de la petite taille de Ghouta face à une métropole comme Damas. Voici ce qu’on lit dans le journal “Le Monde” au sujet des trois armées — toutes djihadistes — dont le sort se joue en ce moment à Ghouta :

“L’enclave de la Ghouta est tenue par plusieurs groupes rebelles et djihadistes. Le plus puissant est Jaych Al-Islam (l’Armée de l’islam). Il s’agit d’un groupe salafiste soutenu par l’Arabie saoudite, dont le siège dans la Ghouta se trouve à Douma, la localité la plus importante de l’enclave. On estime ses effectifs à 10 000 hommes, disposant de blindés, de pièces d’artillerie et de mortiers.

“Le deuxième groupe en termes de taille et d’influence est Faylaq Al-Rahman, soutenu par la Turquie et le Qatar. Il compterait 8 000 hommes dans la Ghouta orientale. Les zones placées sous son contrôle, au centre de l’enclave, sont les plus touchées par les bombardements du régime.

“Ahrar Al-Cham, un groupe originellement d’inspiration djihadiste, a également un ancrage dans la Ghouta orientale. Hayat Tahrir Al-Cham, un groupe lié à la nébuleuse Al-Qaida, maintient par ailleurs une présence dans le territoire rebelle. Jaych Al-Islam et Faylaq Al-Rahman ont échoué à obtenir du régime l’arrêt des combats et la reconnaissance d’une forme d’autonomie locale en échange de l’expulsion de Hayat Tharir Al-Cham de la Ghouta orientale.”

Façon pudique de dire que le Hayat Tahrir Cham est spécifiquement l’alliance de Nosra (al-Qaïda-Syrie) et d’autres groupes moins importants et que Nosra domine.

Vidéo de propagande diffusée par le Jaych el-Islam, principal groupe qui combat l’armée syrienne à partir de Ghouta.

Lina Murr Nehmé, 22 mars 2018

Ne confondons pas les Arabes avec leurs victimes

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« Pourquoi le Français est français, l’Allemand est allemand, et l’Algérien est arabe ? Cela me dérange », a dit l’écrivain algérien Kamel Daoud (El-Watan, 20/02/2017).

 

L’identité arabe est celle de la Péninsule Arabique, ce n’est pas celle du Levant, dont les habitants ne comprenaient pas l’arabe quand les Arabes l’ont envahi.

 

Le vocabulaire libanais comprend beaucoup de mots qui viennent d’un grand nombre de langues, le tiers étant araméen. Et la grammaire de notre langue n’est pas arabe, mais araméenne.

 

Les Arabes sont une civilisation millénaire ; les Berbères, les Phéniciens, les Egyptiens et les Mésopotamiens ont des civilisations multimillénaires. Qui a pris aux autres ?

Nous avons aussi reçu des Perses, des Grecs, des Romains, des Arméniens, des Américains, des Russes : voyez notre architecture, notre peinture, notre musique.

Qu’y a-t-il d’« arabe » dans tout cela ?

 

La musique est interdite par l’islam. C’est pourquoi Tariq Ramadan interdit la musique, sauf la musique religieuse islamique. Par contre, la musique phénicienne, qui utilisait les mêmes instruments, était célèbre à Rome dans l’Antiquité.

 

Les Arabes qui sont venus au Liban et en Syrie, en Egypte et en Perse, en Irak et en Algérie, ne jouaient pas de musique, puisque c’est interdit dans le Hadith. Ils ont repris les musiques locales.

 

Tous les peuples des pays appelés abusivement “arabes” sont des peuples victimes des Arabes. Sauf les Saoudiens. Mais eux aussi sont victimes du génocide-nettoyage ethnique subi par leurs ancêtres.

 

Aussi, ne confondons pas les Arabes avec leurs victimes : on n’appelle pas les Français “Romains” parce qu’ils ont été envahis par Rome. Les Français sont-ils allemands parce qu’ils ont été occupés par les Allemands ? Sont-ils romains parce qu’ils ont été occupés par les Romains ? De même, ne nous appelez pas “Arabes” parce que nous avons été pillés, massacrés, violés par les Arabes.

Lina Murr Nehmé, février 2018

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Emmanuel Macron et le cauchemar qui vient

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pas de votants

Lors des élections de 2017 en France, Emmanuel Macron a obtenu les voix de 43,63% des inscrits. Il affirme néanmoins son désir d’être le Président de tous les Français, et donc de les unifier.

Il n’est pas facile d’unifier après avoir divisé. Après avoir diabolisé, à cause de leurs idées, des Français dont le seul crime est d’être pauvres et d’avoir faim.

Quand j’étais jeune, la classe ouvrière en France votait à gauche, et les intellectuels en disaient alors du bien et la plaignaient, alors qu’elle pensait et parlait exactement comme aujourd’hui. Qu’y a-t-il de changé? Maintenant qu’ils votent à l’extrême-droite, les ouvriers et les chômeurs seraient devenus mauvais? Tout au long de la campagne électorale, on nous a rabâché les oreilles en les traitant de fascistes, alors que ce n’étaient pas eux qui, parce qu’ils avaient perdu les élections, étaient descendus dans la rue pour tout casser ou incendier des policiers.

Et l’on nous parle d’espoir. En quoi est-il porteur d’espoir pour ses électeurs, Macron qui est l’auteur de la loi Travail? C’est précisément à cause de cette loi qu’une partie de ces mêmes électeurs a paralysé le pays durant des mois. Donc ils recommenceront bientôt. Cela ne donne pas d’espoir ni sur le plan économique, ni sur le plan sécuritaire.

Et en quoi est-il porteur d’espoir, celui qui est soutenu par toute l’oligarchie et les islamistes1 qui ont donné pour mot d’ordre de voter massivement pour lui?2 Ils ne l’auraient pas fait s’il n’y avait pas eu des bénéfices à attendre de son élection, et donc un marché conclu sous la table.

Et l’Arabie Saoudite est ravie. Croyez-vous que le choix de l’Arabie se porte jamais sur quelqu’un qui sert les intérêts de son pays, elle qui a financé le radicalisme et le terrorisme dans le monde à coups de centaines de millards de dollars, et qui est le personnage responsable de la montée des organisations al-Qaïda avec toutes ses branches, notamment la irakienne (Daech) et la branche syrienne (al-Nosra avec tous ses noms et avatars)?3

Non, je suis contente que cette campagne de cauchemar, pleine de haine de toutes parts, se soit terminée, mais je ne suis pas contente de ce qui risque probablement d’arriver, car, de tout cœur, je ne souhaite pas que M. Macron échoue, son échec ne pouvant qu’apporter beaucoup de souffrance.

Il y a deux semaines, on faisait la queue pour voter. Aujourd’hui, ils nous attendaient tous, nous avions fini en trois minutes.

Que vaut une élection où la moitié des gens ont voté contre quelqu’un et non pour, et où 12.101.661 d’électeurs (25,44% des électeurs inscrits) se sont abstenus ou ont voté blanc (4.069.582, soit 8,55% des électeurs inscrits) ? Que vaut une élection dont le résultat a été concocté par des révélations de scandales frappant certains candidats et pas les autres – lesquels ont pourtant, tous, les mêmes affaires à se reprocher, surtout dans le camp des soutiens de Macron?4

Que vaut une élection dont le résultat a été dû au fait que dans un débat, une des protagonistes s’est comportée stupidement parce qu’un succès auquel elle n’était pas habituée lui avait donné le vertige et parce que son interlocuteur passait son temps à traiter ses paroles de mensonges au lieu d’y répondre?

Tout cela est-il sain? On en verra les fruits à court ou moyen terme, et je ne souhaiterais pas pour mon pire ennemi le sort qui va vraisemblablement frapper M. Macron quand l’urgence ne sera plus d’écarter Mme Le Pen, mais bien de résoudre les problèmes économiques qu’il n’a pas su résoudre durant le quinquennat précédent. Et, plus encore, de résoudre les problèmes de l’islamisme et du terrorisme, qui sont plus graves, car ils sont existentiels.

1 Concernant ce qu’enseignent ces mêmes islamistes en France, on trouvera les informations, citations, références et fac-similés dans mon livre: « Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent », Salvator 2017.

2 Mohamed Louizi : Pourquoi je ne suis plus Frère Musulman, 2016. http://mlouizi.l.m.f.unblog.fr/files/2017/04/presidentielle-macron-otage-du-vote-islamiste-m_louizi.pdf

3 Lina Murr Nehmé, « Fatwas et Caricatures: la stratégie de l’islamisme », Salvator 2015.

4 Concernant l’honnêteté des politiciens qui soutiennent Macron et du favoritisme dont ils bénéficient de la part des médias (à quel prix?), le lecteur a l’embarras du choix. Mais il importe de signaler le cas de François Bayrou, qui a attaqué la corruption des autres, tout en fournissant des emplois fictifs. Lire l’article écrit par l’un des bénéficiaires de ces emplois, Nicolas Grégoire, dont le récit fut censuré durant toute la période électorale : il explique plus ou moins le retournement de Bayrou en faveur de Macron qu’il avait traîné dans la boue peu auparavant:
https://medium.com/@nicolasgregoire/pas-avant-le-deuxième-tour-593526d58a2a

Boubakeur aux deux visages

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Qui dit vrai? Dalil Boubakeur en public? Ou le Dalil Boubakeur de la rue Monge, qui se vante de dispenser aux futurs imams de France le même enseignement que les universités islamiques d’Al-Azhar et de Médine?
Prenons une seule phrase de la dernière proclamation de Dalil Boubakeur : “Tous ceux qui croient en l’unicité d’Allah, qu’ils soient musulmans, juifs ou autres, font partie de la même communauté du Livre. Il s’ensuit que toute forme d’antisémitisme est contraire à l’enseignement du prophète Mohammed lui-même (paix et bénédictions soient sur lui). Plus largement, sur son exemple, l’islam implique les vertus de tolérance et de bienveillance, car seul Dieu est juge.” (Proclamation du 28 mars 2017)
Dans cette phrase il y a plusieurs mensonges :

1- Dans la langue française, le mot “Allah” n’est jamais utilisé que pour la divinité du Coran, celle dont Mahomet est le prophète. De façon sournoise, cette phrase exclut donc les non-musulmans.

2- “La même communauté du Livre”?
Ce n’est pas ce que dit le Coran, qui appelle les musulmans “Croyants”, alors que “Gens du Livre” désigne les chrétiens et les juifs.

3- “Ou autres.”
Quels autres? Tous ceux qui ne sont ni musulmans orthodoxes, ni juifs, ni chrétiens, ni zoroastriens, sont censés être génocidés, leurs femmes violées et vendues avec leurs enfants en esclavage, d’après les textes enseignés dans l’institut que préside Dalil Boubakeur. C’est pour appliquer ces textes que Daech a ouvert son marché aux esclaves et s’en est vanté en 2014…

4- “Reconnaissent l’unicité d’Allah”.
Loin de dire que les chrétiens et les juifs croient en un Dieu unique, le Coran prétend qu’ils sont des polythéistes ou idolâtres, et il dit ailleurs qu’ils sont des mécréants.

5- “Toute forme d’antisémitisme est contraire à l’enseignement du prophète Mohammed lui-même”.
Que fait Boubakeur des hadiths qu’on lit dans sa mosquée et qu’on étudie dans son institut et qui promettent un génocide des juifs avant la fin des temps?

6- “Sur son exemple, l’islam implique les vertus de tolérance et de bienveillance”.
Sur l’exemple de Mahomet, tel qu’on l’enseigne dans la mosquée de Dalil Boubakeur, c’est totalement faux. Citons le texte de la décapitation des 7 à 900 juifs de la tribu de Qorayza. Ou celui de l’attaque de Khaybar sans que ses habitants aient rien fait sinon rester dans leurs croyances.

7- “Car seul Dieu est juge”.
Mais ce n’est pas ce qu’enseignent les textes diffusés chez Boubakeur. Ces textes disent que les disciples de Mahomet aussi sont les juges des autres. D’où l’existence des “Comités de la Promotion de la Vertu et de la Prévention du Vice” en Arabie Saoudite, et d’un ministère ayant le même nom en Afghanistan sous les Talibans; c’est ce ministère qui a décrété la destruction des bouddhas de Bamian et a présidé à l’exécution de la sentence. Sans parler des comités semblables en Egypte (où le grand-père de Tariq Ramadan voulait “exécuter” un livre, celui du très grand penseur Taha Hussein, un savant dont toute l’Egypte était fière), ou encore, tout simplement, du jeune homme qui a estimé avoir le droit, en France, de briser le stock de vin d’un supermarché parce que c’était le ramadan et qu’il ne voulait pas voir d’alcool durant ce mois. C’est également au nom du fait qu’ils ont le droit de juger et d’exécuter la sentence, que les terroristes sont allés tuer les journalistes de Charlie Hebdo, puis les clients de l’Hyper casher, sans compter les terroristes du 11 septembre 2011, et ceux des autres attentats de Paris, de Bruxelles, de Munich, de Londres, etc.………

Les 7 mensonges signalés dans une seule phrase du document de Boubakeur donnent une idée du nombre de mensonges qu’il y a dans tout le document. Je renvoie le lecteur à mon livre “Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent”, qui cite les textes du Coran et de la Sunna et les références que je n’ai pas la place de fournir ici, mais que j’ai fournis dans ce livre.
Ces textes couverts et loués par Dalil Boubakeur commandent le meurtre de l’apostat et apprennent à mépriser la France et à la haïr, et commandent de tuer tous les juifs avant la fin du monde, de soumettre les chrétiens et de pratiquer la taqiya, ou dissimulation.
Après la publication de ce livre, j’attendais une réforme de l’enseignement réel de Dalil Boubakeur. Au lieu de cela, Dalil Boubakeur a appliqué la parole de Goebbels: “Plus le mensonge est gros, plus il passe.”
Mais cela ne marche plus de nos jours, où les médias ne peuvent plus être concentrés dans les mains de celui qui impose le mensonge.
Si vous avez dit vrai dans votre dernière proclamation, Dalil Boubakeur, osez m’intenter un procès en diffamation! Et si je dis la vérité, reconnaissez publiquement votre tort comme ont fait d’autres avant vous. Et aidez-nous à exiger une réforme supprimant les incitations au sexisme, au racisme, au génocide, au meurtre des musulmans apostats, des athées, des homosexuels, et au djihad armé contre ceux qui ne pensent pas comme vous. C’est alors que les personnes de valeur vous respecteront.
En tout cas, cessez de vous vanter d’avoir aligné l’enseignement dans votre institut sur celui d’Al-Azhar et de l’université islamique de Médine en Arabie, tout en prétendant que vous enseignez l’amour et la tolérance. C’est soit l’un, soit l’autre.

La méthode du bulldozer qui consiste à avancer sur les arguments en les écrasant, marche pour un temps. Mais la vérité a ceci de particulier qu’elle ne s’écrase pas et qu’elle ne meurt pas. Elle est forte de la force de la vie. Contrairement aux bulldozers, amas inertes de ferraille qui ne marchent qu’au pétrole, et qui s’arrêtent et se rouillent dès que l’or noir ou jaune ou vert, cesse de leur parvenir.