Tareq Oubrou et sa “charia de minorité”

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Tareq Oubrou est pressenti pour remplir le rôle de représentant des musulmans français sous Emmanuel Macron. Dans un entretien publié par Libnanews en 2016, Lina Murr Nehmé alertait déjà sur le profil de l’imam bordelais.

“Que veut dire l’expression « charia de minorité » dans la bouche de Tareq Oubrou ?

Il s’agit tout simplement de vivre dans la société occidentale en renonçant à ce qui, dans la charia, ne s’y adapte pas. Donc les musulmans, minoritaires en France, peuvent renoncer à la lapidation, à l’ablation des mains, à la décapitation de l’apostat et du blasphémateur, etc.

C’est cela, la charia de minorité. S’il faut une charia de minorité à une minorité musulmane en Europe, c’est qu’il lui faudra une charia de majorité si elle devient un jour majoritaire — ce qui peut arriver, aux dires de cheikh Youssef Qaradawi, qui affirme que l’Occident sera conquis sans violence, parce que le taux de natalité des familles d’immigrés, généralement musulmanes, est supérieur à celui des Européens de souche.

Dans ce cas, la charia de majorité remplacera la charia de minorité, qui ne sera plus nécessaire. C’est cette charia de majorité qui régit en effet le califat prôné par Tareq Oubrou.

Lire l’interview complète sur Libnanews

Voir T. Ramadan, T. Oubrou, D. Boubakeur: ce qu’ils cachent (Salvator, 2017)

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Des femmes Iraniennes dans les stades

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Les femmes iraniennes s’émancipent malgré la persécution. Songez seulement qu’il y a quelques années, elles étaient en tchador et jilbabs noirs. Et qu’en 1979, un nombre important d’entre elles exigeait cela.

Le pouvoir les a autorisées à aller dans les stades pour soutenir leurs sportifs préférés. Auparavant, les stades étaient réservés aux seuls hommes, y compris les mollahs. Car en islam, le sport est une activité religieuse: dans un hadith authentique, Mahomet commande de se garder en bon état pour faire le djihad.

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L’assassin préférable à celui qui ne fait pas ses prières

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En suivant ce lien, vous verrez la vidéo d’un cheikh qui vitupère. Ecoutez-le attentivement: il dit en anglais que celui qui tue, vole ou commet des actes pédophiles mais fait ses prières, est préférable aux yeux d’Allah, à celui qui est honnête mais ne fait pas ses prières.

En réalité, il ne fait que répéter en Australie, ce qu’il a lu dans la propagande religieuse financée par les Saoudiens. Elle enseigne que l’assassin est préférable au musulman qui ne fait pas ses prières. Donc il faut tuer ce dernier.

On apprend cela dans toutes les écoles d’imams, même celle de la mosquée de Paris, qui passe pour modérée.

Concernant cette prétendue modération : Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent.

Lina Murr Nehmé, 23 juin 2018

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Vidéo : Les Saoudiennes au volant ? (2/3)

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Les femmes saoudiennes ont enfin le droit de conduire une automobile. Dans cette vidéo, Lina Murr Nehmé montre qu’il ne faut pas se fier aux apparences: il n’y a ni “droits des femmes”, ni “droits de l’homme”, ni aucune espèce de droits humains dans les raisons qui se cachent derrière cette décision.

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Commander L’Islamisme et les femmes

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Ce que dit Médine dans “Don’t laïk”

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Dans cette vidéo, j’explique les paroles ésotériques de la chanson “Don’t laïk” du rappeur Médine. Notamment ce que veut dire “crucifier les laïcards comme à Golgotha”, et “pas de signes ostentatoires, pas même la croix de Jésus”.

Le lundi 1er janvier 2015, le rappeur Médine inaugure l’année en lançant la chanson Don’t laïk, dans laquelle il dit :

« j’mets des fatwas sur la tête des cons »

Le mot « fatwa », en France (et dans le langage parlé par opposition aux livres spécialisés) signifie une condamnation à mort. De fait, le rappeur parle bien de tuer les partisans de la laïcité :

« Porte le voile t’es dans de beaux draps
Crucifions les laïcards comme à Golgotha »

Ce n’est pas du tout une plaisanterie. Pour les islamistes, en effet, ceux qui militent contre le port du voile sèment la corruption, et doivent donc être crucifiés. C’est le Coran qui le veut :

« Le châtiment de ceux qui font la guerre à Allah et son Apôtre et qui travaillent, sur terre, à semer la corruption, est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupés la main et le pied opposés, ou qu’ils soient bannis de la terre. Voilà pour eux la honte dans ce monde, et la torture dans l’autre. » Le Coran, 5.33

Ce verset est très connu du public auquel s’adresse le rappeur, parce qu’il définit un châtiment légal ou hadd, et constitue donc un des fondements de la charia. Il est également connu parce que Daech a crucifié beaucoup de monde à partir de l’été 2014, ce qui était peu connu auparavant. Et le rappeur confirme qu’il parle bien d’un châtiment légal quand il vante l’amputation du voleur et l’interdiction des crucifix en public :

« Si j’applique la charia les voleurs pourront plus faire de main courante
Ils connaissent la loi, on connait la juge [la charia]
Pas de signes ostentatoires, pas même la croix de Jésus »

La charia, en effet, interdit aux chrétiens de montrer leurs statues, icônes, médailles ou crucifix. Le calife Omar a même commandé de briser sur la tête des chrétiens tout crucifix visible dans l’espace public.

Mais le 7 janvier, une semaine après la sortie de la chanson Don’t laïk, deux terroristes encagoulés font irruption dans les locaux de Charlie Hebdo, et mitraillent aveuglément la rédaction qui est réunie. Croyant avoir tué tout le monde, ils sortent ensuite dans la rue, tirent et crient : « Allahou Akbar ! » et aussi : « Nous avons vengé le prophète Muhammad ! » Ils crient aussi : « Nous sommes al-Qaïda au Yémen. »

Puis ils tuent un policier, Ahmed Merabet, qui est musulman comme eux. La police les poursuit et les traque. Alors un djihadiste de Daech, Amedy Coulibaly, décide de faire diversion en tuant une policière et en prenant en otages des clients dans un hypercasher.

Tout ceci attire l’attention sur la chanson Don’t Laïk, sortie une semaine plus tôt, et semant la haine des partisans de la laïcité. 

Toute chanson bien faite provoque des sentiments puissants, et c’est le cas de celle-ci. Après les massacres de janvier, le rappeur Médine est critiqué, et il a peur. Il n’osera plus attaquer la France, le christianisme ou la laïcité de front, mais toujours par allusions, à la façon insaisissable de Tariq Ramadan… dont il se réclame d’ailleurs. Comme lui, il prétend œuvrer pour le vivre-ensemble. Mais comme lui, il a pour fruits la hargne et non l’amour.

Lina Murr Nehmé, 14 juin 2018

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Medine et Edouard Philippe : clientélisme ?

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Y a-t-il un rapport entre ce texte du Premier ministre Edouard Philippe parlant du rappeur Médine, et son refus d’interdire que le concert de son compatriote havrais ait lieu au Bataclan ?

“Un ami commun nous avait présentés à je ne sais quelle occasion, mon ignorance, et ma méconnaissance du rap en général, apparurent au grand jour. Médine en fut probablement mortifié et ne manqua pas de faire savoir qu’il faisait sans doute plus pour le rayonnement du Havre avec sa musique, que moi en tant que maire de la ville. Il avait peut-être raison.

Il avait en tout cas raisons sur un point : j’aurais dû le connaître.”

La question est spécifiquement que tant de personnes aient été tuées en cet endroit précis au cri d’Allahou Akbar. Le corps de l’une d’elles était éviscéré, châtré, et en si mauvais état que son père lui-même n’avait pu le voir. Un de mes amis est aussi l’ami de ce dernier.

En d’autres termes : est-ce que M. Edouard Philippe envisage de se représenter à la mairie du Havre s’il est évicté de son siège de Premier Ministre? Dans ce cas, il aurait besoin du nombre de voix musulmanes que pourrait lui apporter Médine.

On en revient au clientélisme J’avais montré comment il s’exerce dans certaines banlieues parisiennes dans L’islamisme et les Femmes​. Je recommande la lecture ou la relecture de ce chapitre, qui parle aussi du clientélisme en Lorraine et à Bordeaux. Il y a dans ce chapitre de quoi se hérisser les cheveux, et se hérisser tout court.

Lina Murr Nehmé, 13 juin 2018

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Le mythe de la “médecine arabe”

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Appeler “arabe” la médecine des peuples vaincus par les Arabes, c’est comme d’appeler “nazie” la médecine française en 1943.

Un des exemples les plus connus : Avicenne ou Ibn Sina. C’était un Persan écrivant en arabe. Les Persans sont appelés “iraniens” depuis 1936. Lors de la “conquête” arabe, ils ont été massacrés de façon épouvantable. Les Arabes ont pillé leurs biens et ont réduit leurs femmes et leurs enfants en esclavage.

L’un de ces Persans, Abou Louloua, réduit en esclavage, fut tellement pressuré que, de désespoir, il décida de tuer le calife Omar qui refusait d’alléger son joug. Il se présenta à la mosquée avec un poignard à deux lames et, poignardant à droite et à gauche — en commençant par Omar et en finissant par lui-même, il tua 14 personnes.

Le fait qu’un homme seul ait pu tuer autant de monde au premier rang dans une mosquée, prouve combien le calife était haï. Ce n’était pas différent de Daech aujourd’hui.

Ceci rejoint ce que l’historien Ibn Khaldoun, lui-même pourtant Arabe de souche et né au Maghreb, raconte. Ibn Khaldoun rend les Arabes coupables de la dégénérescence scientifique et artistique des peuples vaincus par eux. Malheureusement, ces textes sont souvent censurés ou édulcorés dans les traductions, et même dans certaines éditions en langue arabe.

On trouvera ces textes traduits sans censure — le fac-similé arabe faisant foi — dans Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent.

Lina Murr Nehmé, 11 juin 2018

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Medine au Bataclan et le “djihad intérieur”

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Le rappeur Médine doit se produire au Bataclan. Quand on l’interpelle sur son titre “Jihad”, il répond comme Tariq Ramadan et Tareq Oubrou que le vrai jihad est celui qui se fait “contre soi-même”…
 
Pour camoufler la réalité, ils citent « un hadith mineur, dont voici la traduction exacte :
 
« “Le moudjahid est celui qui fait le djihad contre soi-même dans l’obéissance d’Allah.”
 
« Allah commande le djihad armé. Lui obéir en faisant le djihad contre son ego revient à s’obliger à faire le djihad armé en personne, comme l’explique Tabari dans l’extrait que nous avons traduit au chapitre précédent. Oubrou a donc cité un hadith qui appelle au djihad armé tout en se donnant l’air de dire l’inverse!»

Lina Murr Nehmé, Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent, Salvator, 2017.

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Schizophrène ou terroriste islamiste ?

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Le 21 avril 2018, dans un restaurant du centre-ville de Cherbourg, un homme de 33 ans menace des policiers de mort et tenté de s’opposer à son interpellation, leur criant :

“Je serai le futur Mohamed Merah. Je suis pour le djihad, c’est ma mission. J’attends d’Allah qu’il me donne la force. Je vais tous vous tuer, je mémorise vos têtes. Ma prochaine cible, ce sera le commissariat de Cherbourg. Je vous tuerai tous.”

Et, se saisissant d’une fourchette, il tente de crever les yeux de certains fonctionnaires. Les policiers cherchent à le maîtriser sans le blesser, mais quatre d’entre eux sont blessés. Des blessures ont entraîné sept jours d’ITT pour l’un d’eux, dans le bras duquel le terroriste avait planté une fourchette, trois jours pour un autre dont le doigt avait été ouvert, et un jour d’ITT pour les deux derniers ayant reçu des coups de pied et de coudes occasionnant une blessez au nez chez l’un, et un traumatisme à l’oreille chez l’autre.

Il paraît que l’homme est connu des services psychiatriques, et qu’il a été diagnostiqué schizophrène depuis 11 ans.

Je veux bien. Mais schizophrène ou non, qui lui a appris, au fin fond de Cherbourg la française, la provinciale, à parler comme il le fait ? Qui lui a appris ce que pensait Mohamed Merah ? Qui lui a parlé de djihad et lui a expliqué ce que c’est ? Qui lui a appris à haïr les Français ?

L’homme va prendre un an de prison, pas plus. Quelles seront ses prochaines victimes ?

Lina Murr Nehmé, 9 juin 2018

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Bécassine et les Bretons

Je n’ai jamais trouvé intéressant le personnage de Bécassine, même quand j’avais sept ans, au Liban, où j’ai eu pour la première fois entre les mains ce genre d’illustrés ; dans les années suivantes j’ai essayé de nouveau de lire quand j’étais à court de lecture, ce qui était souvent le cas car en vacances je lisais trois livres par jour à partir de neuf ans.

Je ne savais pas que Bécassine était un personnage insultant pour une catégorie humaine, je le découvre en lisant ce post de Regis Le Sommier dont le livre aura probablement beaucoup de choses à nous apprendre.

J’ai donc découvert avec étonnement que les Bretons se sentaient insultés par le personnage de Bécassine. Personnellement, j’admire les Bretons et je n’ai jamais compris les critiques qu’ils subissent. Au Liban, je ne pouvais pas nommer de Français identifiables à des Bretons, à part des célébrités comme Pasteur. Par contre, je connaissais saint Yves, et j’ai toujours trouvé très drôle la façon dont il avait payé, avec des soins, un riche qui exigeait d’un pauvre le prix des bonnes odeurs qui sortaient de sa cuisine. J’ai toujours admiré cet homme qui défendait ceux qui étaient injustement accusés. Pour moi, la Bretagne, c’était saint Yves. Depuis l’âge de dix ans, j’ai eu ce rêve, ce désir d’aller au village de saint Yves, rêve que je n’ai pu satisfaire qu’à 61 ans.

Par la même occasion, j’ai ainsi découvert une merveille de pays, et j’en suis revenue totalement éblouie. Je connaissais la Normandie et le Mont Saint-Michel, revendiqué tant par les Bretons que par les Normands. Mais pour une raison ou une autre, je n’ai pas eu l’occasion d’aller plus à l’ouest, car nos voyages familiaux se sont toujours faits, depuis 1997, en fonction de mes besoins d’études et de vérifications historiques.

La visite de la Bretage a été une exception, un de mes rares voyages pour le plaisir. J’y ai trouvé de très beaux paysages — une mer au comportement et aux variations incroyables, si loin de ma Méditerranée qui ne bouge pas, qui ne change pas, qui n’envahit pas —, un granit d’une beauté fabuleuse, si loin du calcaire et des marbres libanais et des cailloux arrondis de nos plages au Liban, à Chypre, en Syrie et ailleurs. J’y ai découvert de très belles églises, et de beaux visages. Le plus beau était celui d’une servante de restaurant d’une beauté et d’une pureté extraordinaires. Je l’ai retenu juste parce que j’aime la beauté et j’aime la propreté morales. Je suppose que ce genre de jeunes filles a donné naissance au personnage de Bécassine? Mais il n’y a pas de quoi être fier d’avoir été capable de transformer une telle beauté physique et morale, en personnage ridicule.

Quelques mois plus tard, j’ai découvert la Bretagne citadine à l’occasion d’une conférence à l’université de Rennes. Ce fut l’occasion de découvrir le côté humain de la Bretagne — des gens chaleureux, hospitaliers, inoubliables. Et un personnage au dévouement que je n’avais jamais imaginé: Yves Lassale, qui avait tout organisé de son lit d’hôpital: mon arrivée, mon hébergement, mes transports, mon départ, et qui, durant des années, handicapé, avait fait cela pour des centaines d’autres conférenciers, travaillant jusqu’à sa mort… et j’étais la dernière conférencière.

Comme j’ignorais ce que le personnage de Bécassine concernait les Bretons, je n’ai pas vu, durant mes voyages les Bretons en fonction de cette bande dessinée, ni positivement, ni négativement. Je peux donc objectivement dire que je n’ai pas trouvé de type humain que je pourrais comparer au personnage de Bécassine en Bretagne.

À Paris non plus, où, nouvelle maman devant préparer mon diplôme, j’ai eu pendant quelques mois une femme de ménage bretonne, mais je ne l’ai jamais trouvée ni bête, ni ridicule, ni méprisable. La valeur humaine se jauge au cœur, aux actes et à l’intelligence, et non au niveau social ou à la profession. J’ai toujours respecté la femme de ménage qui travaille pour nourrir ses enfants, sachant combien il est plus facile et plus rentable de se prostituer.

Lina Murr Nehmé 5 juin 2018