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Elections européennes 2019

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Ces élections européennes n’auront d’européennes que le nom. En fait, elles seront une sorte de référendum pour ou contre Macron. Les résultats des sondages diffèrent, il me semble, en fonction du commanditaire. Car comment expliquer que certains sondages indiquent des intentions de vote favorisant Mme Le Pen, alors que d’après d’autres sondages, ces intentions favoriseraient la liste d’En marche?

La stratégie de M. Macron a été, dès le début, de laminer la droite classique pour avoir Le Pen comme repoussoir. Les accusations et les moqueries qui ont tué politiquement M. Hamon et M. Fillon, les vainqueurs des partielles de 2016, s’acharnent maintenant contre M. Bellamy. J’ai entendu toutes sortes de dépréciations à son sujet (il est trop bon pour ce parti, etc.) En réalité, et contrairement à la phrase malheureuse d’un journaliste “François-Xavier Bellamy, le mal-aimé”, je ne crois pas du tout qu’il soit mal aimé. Sauf des médias qui, dans leur majorité, et vu leurs propriétaires et leurs amitiés avec Macron, ont fabriqué le personnage politique de ce dernier.

Je ne suis pas en mesure de juger de la valeur de M. Bellamy tant que je ne l’ai pas éprouvé en matière d’islamisme et de politique étrangère. Car ce sont les deux points faibles de tous les Présidents depuis le choc pétrolier de 1973. Et je ne pense pas qu’un Président (y compris Mmes Le Pen) ait vraiment la volonté d’échapper à la malédiction du pétrole et aux pressions qui s’exerceraient sur lui en faveur de l’islamisme… sachant quelle crise économique cela produirait, et avec quelle démagogie ses adversaires l’exploiteraient.

Mais jusqu’à présent, Bellamy rappelle ces canards qui plongent dans l’eau et en sortent avec les plumes sèches. On peut lui reprocher la corruption de son parti, mais on peut espérer qu’en le fortifiant, on lui donnera les moyens d’opérer des réformes. Déjà, le parti des Républicains est-il aussi corrompu que celui d’En Marche, vu le nombre de scandales qui ont défrayé la chronique depuis 2017, allant du silence autour des meurtres islamistes de Sarah Halimi et du professeur d’anglais de Courbevoie, aux scandales de la campagne électorale, frappant et tuant médiatiquement ses adversaires et épargnant ses amis, aux spectacles décadents, au feuilleton Benalla, aux dépenses égoïstes de Macron — pourtant richissime — aux frais de la collectivité au temps où les retraités racontaient leurs difficultés de fin de mois.

La stratégie de Macron est d’éliminer la droite classique et de donner l’impression que tout ce qui n’est pas de gauche ou LREM, en France, serait “fasciste”. Cela lui a déjà réussi, lui procurant les votes de droite qui ne voulaient pas passer à l’extrême-droite.

Si vous êtes contents de Macron, votez Macron. Si vous n’êtes pas contents de Macron, votez Bellamy pour contrecarrer la stratégie de Macron, qui est d’annihiler la droite classique, afin de ne pas laisser aux modérés d’autre choix que de voter pour lui.

Lina Murr Nehmé, 25 mai 2019

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F.-X. Bellamy (Photo Sud Ouest Éco)

Habille-toi comme il plaît aux gens

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Je pense que la femme devrait choisir, mais en France, le voile est, depuis le début, un symbole politique et un symbole de haine. Même si certaines filles qui le portent ne sont pas haineuses. Cela ne rend pas le port du voile sain en France.

Il y a aussi obligation. J’ai
connu des femmes secrètement converties au christianisme, et qui se
voilaient parce que leur mari ou père l’exigeait et les battait si elles
laissaient voir une mèche de cheveux.

Pour toutes ces raisons, je
suis contre son port en France, si on aime vraiment les femmes, et si
on aime la France. Ici il faut se rappeler le proverbe libanais: “Mange
comme il te plaît, et habille-toi comme il plaît aux gens.”

N’oublions pas que le port du voile se fait aussi pour plaire à des
gens. En France, le choix ne peut, ne doit pas être de plaire à des
étrangers de préférence aux Français. Car c’est ainsi qu’a commencé
l’affaire du voile en 1989, soulevée par les Frères Musulmans, implantés
en Europe par Saïd, le père de Tariq Ramadan, avec l’argent du roi
Fayçal d’Arabie. Un autre étranger aussi y poussait: l’Indien
Hamidullah. D’autres étrangers travaillaient en catimini en visitant les
maisons, où ils pouvaient dire ce qui ne peut se dire à la mosquée: les
tablighis. Ces tablighis, qui ont converti le nord de Paris et la
Seine-Saint-Denis, et qui, d’après le professeur à l’université
islamique de Médine Abou Bakr Jaber Eldjazaïri, sont responsables de
l’islamisation de la France en général, ont exactement les mêmes idées
que les talibans: comme eux, ils sont issus de l’enseignement de l’école
Déobandi, en Inde.

Même si aujourd’hui, des gens nés en France
ou convertis, appellent à porter le voile, il n’en reste pas moins
qu’aux origines, c’était une mode étrangère. En France, on ne peut, il
n’est pas digne de chercher à plaire à l’étranger avant de chercher à
plaire à ses concitoyens.

Et on peut s’habiller pudiquement sans se voiler et sans porter ces horribles robes à boutons et épaulettes appelées “libass charii” (habit selon la charia). Les vêtements qui se portaient en France depuis quelques années étaient si féminins, si jolis. J’ai d’ailleurs adopté les vêtements mi-longs au temps où on portait encore la mini-jupe parce que je trouvais cela tellement plus féminin! (Photo prise en 1976)

Maintenant, on a l’impression que les femmes veulent découvrir leur corps en réaction contre le militantisme pro-voile. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. il faut garder sa personnalité. Dans tout les cas, il ne faut pas que la femme pense avec les yeux et l’opinion de ces gens. Ni qu’elle se conforme à leur volonté, ni qu’elle veuille “prouver” qu’elle ne s’y conforme pas.

Lina Murr Nehmé, 23 mai 2019

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La neige quitte-t-elle les sommets du Liban ?

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“La neige quitte-t-elle les sommets du Liban?” La Bible, Jérémie (18,14).

Aujourd’hui 11 mai 2019, 20°C à Beyrouth (port sur la côte méditerranéenne), et 20m neige sur certains endroits de la route Ouyoune Simane-Hadath Baalbek.

Le hameau d’Ouyoune Simane, près des ruines
phéniciennes de Faqra, est à 1800m d’altitude. Il faut 45 mn pour y
arriver à partir de Beyrouth s’il n’y a pas d’embouteillages.

Le village de Hadath-Baalbek est à 25 km des ruines des temples phéniciens de Baalbek, à 1000m d’altitude. La plupart des grands temples antiques étaient en montagne. On les appelait “les hauts lieux”. Je pense que cette expression antique transmise par la Bible a donné naissance à l’expression française “hauts lieux de…”

Liban, 11 mai 2019, route Ouyoun-Siman-Baalbek

Importante fonte des neiges depuis la photo que j’ai mise il y a 9 jours. Il fait 22 degrés à Beyrouth, et après 30 mn de voiture, ils sont arrivés là où il y a la neige.

Liban, 19 mai 2019, route Ouyoun-Siman-Baalbek

Lina Murr Nehmé

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L’excision : plaisir ou douleur ?

Dans un entretien au journal Le Maghreb publié le 10 mars 2013, le député du parti Ennahda, Habib Ellouze, a déclaré: “Dans les régions [d’Afrique] où il fait chaud, les gens sont contraints d’exciser les filles à titre de thérapie, car, dans ces régions, les clitoris sont trop grands et gênent l’époux. On excise ce qu’il y a en plus, mais ce n’est pas vrai que l’excision supprime le plaisir chez les femmes, c’est l’Occident qui a exagéré le sujet. L’excision est une opération esthétique pour la femme.”

Suite à la polémique qui s’en est ensuivie, l’ouléma a accusé le journal Le Maghreb d’avoir déformé ses déclarations. Parlant de la journaliste qui l’avait interrogé, il a dit: “Elle m’a imputé des propos que je n’ai pas dits”. “Elle a insisté pour que je réponde à la question et je lui ai dit que c’est une tradition dans d’autres pays” que la Tunisie, a déclaré M. Ellouze à la tribune de l’ANC.

Mais le journal Le Maghreb a publié l’enregistrement de l’interview, montrant que c’est Ellouze qui mentait et non pas son interlocutrice. Il a bien parlé de clitoris trop grands qui gênaient le mari dans l’acte sexuel.

Ellouze n’est pas le seul à parler ainsi.

On lit sur le site du célèbre ouléma islamiste Mounajjed:
La circoncision [sic: l’excision] diminue la sensibilité excessive du clitoris qui pourrait être très long jusqu’à atteindre 3 cm quand il se dresse, ce qui est très gênant pour le mari, surtout pendant les rapports sexuels.”
Si l’excision diminue la sensibilité, c’est donc, nécessairement, qu’elle diminue le plaisir sexuel ou le supprime, voire le remplace par la douleur.
Tabari, un des auteurs médiévaux les plus respectés chez les sunnites (il est le premier en matière d’exégèse), écrit:

“Sarah dit : « Je l’exciserai, cela l’empêchera de rechercher les hommes. » Elle lui coupa donc le clitoris, et Agar dut traîner un vêtement de derrière pour cacher le sang. C’est pour cette raison que les femmes se font exciser, et traînent des vêtements de derrière.”

Là aussi, si elle l’excise pour l’empêcher de rechercher les hommes, c’est qu’elle va lui ôter le plaisir sexuel, sinon remplacer ce plaisir par de la douleur.

Quant à “l’opération esthétique”, elle me laisse perplexe. Habib Ellouze, député des Frères Musulmans en Tunisie, a-t-il jamais vu une excision, même en photo?

Lina Murr Nehmé, Dimanche 31 mars 2019. Début ajouté le 9 avril

Retour des 130 djihadistes : Pourquoi ?

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Parlant du retour des djihadistes en France, il est bon de revoir cette vidéo faite par Euronews en 2014, au temps où ces messieurs cherchaient à aller en Syrie et non à fuir la Syrie.

Note: Nicolas Bon et son frère sont morts en commettant des attentats en Syrie pour tuer des Syriens, un peu comme des daeshiens non-français ont commis des attentats en France pour tuer des Français. Avec l’idée de tuer ensuite les Israéliens une fois que le barrage syrien et le barrage libanais auraient disparu. Et après Israël et la Jordanie, d’autres pays, et finalement la France. (Voyez ce qui se passe maintenant en Afrique, aux Philippines et en Birmanie.)

Ce sont ces messieurs que M. Emmanuel Macron refuse de laisser juger en Syrie selon les lois syriennes. Notez bien que ces “revenants” sont moins nombreux que les victimes de Daesh en France !

Maintenant ils reviennent en France… pourquoi?
Certes, on va les écrouer dès leur arrivée. Mais pour combien de temps? Combien de soi-disant condamnés à vie sont sortis de prison quelques années plus tard?

Lina Murr Nehmé, 31 janvier 2019

https://www.youtube.com/watch?v=evVhscgBeKs&fbclid=IwAR056aa6Y6_rzZWXA-cOrqmdeMBEL92KP1Ij_AS4rBhE-styyE35WGvmfI0

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Patrice quarteron sur les 130 djihadistes

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J’ai partagé hier une vidéo, dans laquelle Patrice Quarteron se laissait aller à la colère en apprenant que la France allait recevoir plus de cent djihadistes à la fois.

Un de mes amis s’est étonnée de ce que j’accepte ce langage “grossier”. Disons que je ne l’aurais pas exprimé exactement de la même façon, mais il est certain qu’à la pensée que des gens vont mourir, on dit ce qu’on peut pour essayer de toucher, de blesser, dans l’espoir de l’empêcher. 

J’avoue que j’ai dit un des mots employés par Patrice Quarteron une fois dans ma vie, en public, dans la rue, à des miliciens qui venaient de voler la camionnette d’une équipe d’ouvriers qui, sous les bombes (c’était pendant les Cent jours d’Achrafié), réparaient les dégâts causés par les bombardements, et faisaient volontairement des heures supplémentaires qui ne leur seraient pas payées. De petits jeunes de moins de vingt ans, qui s’étaient assis par terre à se lamenter en disant: 

— Nous travaillons sous les bombes, notre temps de travail se termine à 2 heures, il est 5 heures, et les heures supplémentaires ne nous seront pas payées, et nous allons être punis pour la perte du camion…

Que vouliez-vous que je fasse, frêle jeune fille de 23 ans en entendant ces paroles, après avoir vu voler l’engin, sinon d’abandonner le langage châtié que m’a appris ma mère, pour crier aux miliciens restés après que leur camarade eut pris la camionnette : “Quels hommes vous êtes ! Etre viril, ce n’est pas avoir un fusil, c’est avoir des c… !” Ils se sont mis à tirer en l’air pour me faire peur. Je leur ai crié: “Ô hommes!”, en leur faisant un geste obscène pour rappeler mes paroles que couvrait le bruit des balles. 

Les habitants de l’immeuble devant lequel nous nous trouvions sont descendus en entendant les coups de feu, et tous ceux qui se trouvaient dans la rue se sont engouffrés dans le hall du même immeuble pour se mettre à l’abri. Les jeunes ouvriers m’ont fait entrer de force. Je criai: “Laissez-moi!”, et je me dégageai, et repartis dans la rue crier: “Ô hommes!” en faisant un geste obscène. Et ils me tiraient dessus. Et les ouvriers revenaient me tirer en arrière. Finalement, le concierge de l’immeuble, gros et gras, m’a terrassée pour que je ne sorte pas. 

“On va te tuer!”, me dit-il. 

— J’ai 23 ans et je suis libre de faire ce que je veux de ma vie.

— 23 souliers sur ta tête.” 

Et il me donne un coup de pied. Ma sœur Nada vient à mon secours. La femme du concierge l’intercepte. Elle lui dit: 

— Ecoute, madame, je suis judoka. 

Alors la femme la gifle. 

Finalement, nous nous sommes retrouvées toutes deux dans la rue, et nous avons marché avec les fusils dans le dos. Ma sœur me disait: 

— Qu’as-tu gagné à faire ceci? Nous avons reçu une raclée, et on ne nous réparera pas l’électricité.

— Je ne pouvais pas faire autrement.

Ce furent les cent mètres les plus longs de ma vie. Vous dire mon soulagement quand nous nous sommes retrouvées près d’un poste de l’armée libanaise, serait impossible. Car certes, j’avais risqué ma vie parce que l’injustice me mettait en colère, mais en même temps, je ne voulais pas la perdre.

Arrivées à l’immeuble, nous avons trouvé mon père chez les voisins. Nous lui avons tout raconté, et il m’a fait la scène de ma vie. Puis il a téléphoné à un des chefs des milices, et il lui a dit: 

— Je te félicite, tes jeunes sont des hommes!

— Oui (content) ? Qu’ont-ils fait?

— Mes filles sont Yasser Arafat, pour qu’ils leur tirent dessus?” (Et il lui raconte l’histoire, et lui fait une scène à son tour.)

Depuis la scène que m’avait faite mon père, je pleurais toutes les larmes de mon corps. Tout le monde était assis en silence, tout le monde fumait, sauf moi et le chien. Ma sœur et les voisines, pour me changer les idées, m’entraînent au salon, qui donne sur la rue, et me donnent à boire de l’alcool.

Et que voyons-nous dans la rue? Les ouvriers avec leur patron, absent au moment du vol du camion. Ils marchaient dans la rue et regardaient autour d’eux en cherchant notre immeuble.

Nous sommes descendus les accueillir.

— Montez prendre un café, dit papa.

— C’est toi qui les a grondés? me dit le patron, sans répondre.

— Oui.

— Je te félicite d’avoir une fille pareille, dit-il à mon père. 

— Ils vont punir les jeunes gens? dis-je.

— Jamais de la vie. Je vais le leur faire rendre, et ils paieront même une amende.

— Montez prendre un café, reprend papa qui, du coup, était aussi content qu’il avait été en colère contre moi une heure auparavant.

— Non, dit le patron. L’électricité avant. Je veux te la réparer à cause de ta fille.

Tout le monde était content, les ouvriers souriaient, tranquillisés sur leur sort. L’électricité vite réparée, ils vinrent tous chez nous et prirent un café. Et le patron revint chez nous tous les jours de la semaine suivante, pour prendre un café et bavarder pendant son temps de repos. Peut-être qu’ensuite, il a eu à travailler ailleurs.

Patrice Quarteron s’adressait à des ministres et à un Président, comme moi, je m’adressais à des miliciens, cherchant le mot qui pourrait toucher, et avec l’idée de défendre des innocents. Me concernant, je pouvais mourir. Lui ne court pas ce risque car une célébrité de ce calibre doit logiquement avoir une protection. Mais le danger qu’il court est plus grand, sachant qu’il insulte ainsi des gens qui sont des as en matière de création de scandales à partir de rien pour faire tomber quelqu’un aux yeux de l’opinion publique. 

Un des commentateurs de mon petit texte accompagnant la vidéo a écrit que Patrice Quarteron était un champion. J’ai répondu :

Le hic, ce n’est pas d’être champion de boxe, c’est de savoir: 

1-s’excuser quand on a eu tort (ce qu’il fit après la fin de l’affaire Théo)

2-dire “J’aime la France” quand on est d’origine immigrée, surtout d’origine africaine, sachant qu’une propagande criminelle contre la France et contre les Blancs de peau, cherche à le pousser à la haine.

Je trouve que ces deux choses demandent plus de courage et de force que d’être champion de boxe. Voilà pourquoi j’ai partagé cette vidéo et écrit ce commentaire.

Lina Murr Nehmé, 1er février 2019

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Antisémitisme dans le métro et gilets jaunes

Après une manifestation des Gilets Jaunes, le 23 décembre 2018, le journaliste Thibaud Chevillard a vu dans le métro trois hommes plus ou moins ivres et qui faisaient beaucoup de bruit et qui, soudain, s’étaient mis à faire des quenelles.

«Et là, écrit-il, tout est allé très vite. Une dame âgée, cheveux grisonnants, assise derrière moi, s’est levée. Elle est allée dans leur direction et leur a dit que ce geste était antisémite. Elle a ensuite dit qu’elle était juive, que son père avait été déporté à Auschwitz et qu’ils devaient arrêter immédiatement… Mais les trois hommes ont rigolé et ont continué de faire des quenelles. L’un d’eux a lancé à la dame: «Moi aussi, j’ai été à Auschwitz» et je l’ai entendu dire que cela n’avait pas existé. Puis un autre s’est planté au milieu du couloir en hurlant à plusieurs reprises: «Dégage la vieille! Dégage la vieille!». Un autre a dit: «On est chez nous». C’était terriblement violent».

L’affaire a fait beaucoup de bruit parce que ces hommes ont été assimilés aux Gilets Jaunes. Mais ce signe vestimentaire ne veut pas dire grand-chose: les membres de ce mouvement ne se connaissent souvent pas et ne peuvent pas se garantir mutuellement. Ces gens ébréchés auxquels cette dame a eu affaire étaient des vauriens. Qu’ils portent des gilets jaunes n’y change rien. Malheureusement, on en a beaucoup dans le métro la nuit. Une chrétienne aurait subi la même chose, j’en sais quelque chose.

Il est pourtant indiscutable que les juifs sont davantage insultés que les chétiens en ce moment, parce qu’ils sont moins nombreux et ont moins de chances de trouver en face d’eux quelqu’un de la même communauté. D’autre part, c’est à eux que nuit la propagande de l’OLP relayée par les réseaux islamistes, qui consiste à soulever la haine raciale au nom de la politique, et à mêler la religion à tout cela. On le voit dans l’extrémisme des “rassemblements pour la Palestine”, notamment à Paris.

Manifestation “Pour la Palestine” à Paris en juillet 2014.

 

C’est extrêmement grave: Sarah Halimi est morte parce que cette propagande produit une haine irraisonnée contre les juifs en général, même ceux qui sont hostiles au gouvernement israélien.

Lina Murr Nehmé, 25 décembre 2018

 

Bécassine et les Bretons

Je n’ai jamais trouvé intéressant le personnage de Bécassine, même quand j’avais sept ans, au Liban, où j’ai eu pour la première fois entre les mains ce genre d’illustrés ; dans les années suivantes j’ai essayé de nouveau de lire quand j’étais à court de lecture, ce qui était souvent le cas car en vacances je lisais trois livres par jour à partir de neuf ans.

Je ne savais pas que Bécassine était un personnage insultant pour une catégorie humaine, je le découvre en lisant ce post de Regis Le Sommier dont le livre aura probablement beaucoup de choses à nous apprendre.

J’ai donc découvert avec étonnement que les Bretons se sentaient insultés par le personnage de Bécassine. Personnellement, j’admire les Bretons et je n’ai jamais compris les critiques qu’ils subissent. Au Liban, je ne pouvais pas nommer de Français identifiables à des Bretons, à part des célébrités comme Pasteur. Par contre, je connaissais saint Yves, et j’ai toujours trouvé très drôle la façon dont il avait payé, avec des soins, un riche qui exigeait d’un pauvre le prix des bonnes odeurs qui sortaient de sa cuisine. J’ai toujours admiré cet homme qui défendait ceux qui étaient injustement accusés. Pour moi, la Bretagne, c’était saint Yves. Depuis l’âge de dix ans, j’ai eu ce rêve, ce désir d’aller au village de saint Yves, rêve que je n’ai pu satisfaire qu’à 61 ans.

Par la même occasion, j’ai ainsi découvert une merveille de pays, et j’en suis revenue totalement éblouie. Je connaissais la Normandie et le Mont Saint-Michel, revendiqué tant par les Bretons que par les Normands. Mais pour une raison ou une autre, je n’ai pas eu l’occasion d’aller plus à l’ouest, car nos voyages familiaux se sont toujours faits, depuis 1997, en fonction de mes besoins d’études et de vérifications historiques.

La visite de la Bretage a été une exception, un de mes rares voyages pour le plaisir. J’y ai trouvé de très beaux paysages — une mer au comportement et aux variations incroyables, si loin de ma Méditerranée qui ne bouge pas, qui ne change pas, qui n’envahit pas —, un granit d’une beauté fabuleuse, si loin du calcaire et des marbres libanais et des cailloux arrondis de nos plages au Liban, à Chypre, en Syrie et ailleurs. J’y ai découvert de très belles églises, et de beaux visages. Le plus beau était celui d’une servante de restaurant d’une beauté et d’une pureté extraordinaires. Je l’ai retenu juste parce que j’aime la beauté et j’aime la propreté morales. Je suppose que ce genre de jeunes filles a donné naissance au personnage de Bécassine? Mais il n’y a pas de quoi être fier d’avoir été capable de transformer une telle beauté physique et morale, en personnage ridicule.

Quelques mois plus tard, j’ai découvert la Bretagne citadine à l’occasion d’une conférence à l’université de Rennes. Ce fut l’occasion de découvrir le côté humain de la Bretagne — des gens chaleureux, hospitaliers, inoubliables. Et un personnage au dévouement que je n’avais jamais imaginé: Yves Lassale, qui avait tout organisé de son lit d’hôpital: mon arrivée, mon hébergement, mes transports, mon départ, et qui, durant des années, handicapé, avait fait cela pour des centaines d’autres conférenciers, travaillant jusqu’à sa mort… et j’étais la dernière conférencière.

Comme j’ignorais ce que le personnage de Bécassine concernait les Bretons, je n’ai pas vu, durant mes voyages les Bretons en fonction de cette bande dessinée, ni positivement, ni négativement. Je peux donc objectivement dire que je n’ai pas trouvé de type humain que je pourrais comparer au personnage de Bécassine en Bretagne.

À Paris non plus, où, nouvelle maman devant préparer mon diplôme, j’ai eu pendant quelques mois une femme de ménage bretonne, mais je ne l’ai jamais trouvée ni bête, ni ridicule, ni méprisable. La valeur humaine se jauge au cœur, aux actes et à l’intelligence, et non au niveau social ou à la profession. J’ai toujours respecté la femme de ménage qui travaille pour nourrir ses enfants, sachant combien il est plus facile et plus rentable de se prostituer.

Lina Murr Nehmé 5 juin 2018

Y aura-t-il un nouvel Etat islamique en Syrie ?

Al-Nosra est la fille de Daech et ambitionne de remplacer Daech. Mais est-ce possible ? En 2016, Lina Murr Nehmé faisait à ce sujet à Michel Kik des réponses qui demeurent actuelles et qui poussent à réfléchir.

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