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Le Noël musulman

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Les islamistes disent que c’est haram (un péché) de souhaiter aux chrétiens un joyeux Noël. C’est pour eux un péché d’avoir un arbre de Noël, et les islamistes se plaisent à détruire ces arbres décorés, parce qu’ils les identifient au christianisme. Ils en arrivent presque à traiter les musulmans qui décorent ces arbres comme des idolâtres, alors que personne n’adore l’arbre de Noël.

Dire “Joyeux Noël”, chanter Noël est haram. Mais il y a un moyen de lever l’interdiction: convertir le chant de Noël à l’islam. Cela rend le chant de Noël halal, puisque le but est le prosélytisme. Ecoutez donc!

L’islamisation de la société se fait tout doucement, en transformant le vêtement, le paysage, la nourriture. En transformant les églises en mosquées. Puis en transformant les chants de Noël en chants à la gloire de Mahomet. Ce n’est pas dit dans la vidéo, car ce sera dit à la madrassa: d’après le Coran, Jésus est venu faire des miracles pour pouvoir annoncer Mahomet !

Coran 61.6 (Edition bilingue diffusée par l’Arabie Saoudite)

Donc chanter la naissance de Jésus, c’est chanter la venue du précurseur de Mahomet. Il faut juste changer un peu les paroles du chant de Noël pour l’adapter, Mahomet recevant les bénédictions d’abord, Jésus ensuite. En spécifiant que Jésus est le fils de Marie et non, comme disent les chrétiens, fils de Dieu. Qu’il s’appelle “Issa” et non “Jésus”.

L’enseignement est familier, mais le désert a disparu du décor des nouveaux prédicateurs, et le méchoui de leurs fêtes. Il n’y a plus qu’un décor typiquement anglo-saxon: feu de cheminée, fenêtres à carreaux, cookies, et voilà: c’est devenu Noël.

Ce Noël-là, le Londonistan l’autorise. Et ce chant de Noël-là, il serait politiquement incorrect de l’interdire. Sympathique antichambre de la madrassa, qui donnera envie aux enfants d’y aller.

À noter que cette scène viole deux interdits de Mahomet:

1- Il chante et emploie un instrument de musique. Or Mahomet dit de cela le plus grand mal dans le Hadith authentique.

2- Il regarde vers le ciel à la façon des chrétiens et des juifs en prière. D’après un hadith authentique, Mahomet interdit de regarder au ciel durant la prière! Or réciter la moitié de la formule de foi islamique, comme il fait tout au long de sa chanson, est ce qu’il y a de plus priant en islam.

Lina Murr Nehmé, 26 décembre 2019

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Censure-Censure-Censure

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Le 1er décembre 2019, j’ai publié sur Facebook mon article Daesh en Algérie, où j’analyse l’avancée de Daesh en Afrique, et rappelle à mes lecteurs les ambitions de Daesh en Europe.

Le lendemain, mon profil FB a disparu. On me propose de cliquer sur un lien si je “pense qu’il s’agit d’une erreur”, et je le fais. On me demande alors la photo d’une pièce d’identité, et je l’envoie.

Le week-end passe. Le lundi matin, je reçois un email de Facebook m’informant que mon compte est définitivement clos, parce que j’aurais, selon eux, “violé les règles de leur communauté”. Et ils expliquent: ils ne peuvent pas “tolérer des menaces crédibles”, “le soutien à des organisations violentes”, ou un “contenu extrêmement graphique” sur Facebook.

Un des administrateurs de la page déniche une notification qui assure que l’article censuré est Daesh en Algérie. Il y a la photo du document de Daesh que, visiblement, leur ordinateur a repérée. Cette notification parle d’infractions “répétées” parce qu’ayant mis plusieurs jours à découvrir la page là où elle se cache, nous n’avons pas pensé à ôter le post incriminé.

Le modérateur marocain m’accuse de soutenir Daesh, alors que mon analyse commence par les mots: “C’est vrai que Daesh ment comme pas deux”. Mauvaise foi, sottise, paresse ou méconnaissance de la langue française? Et comme le même article rappelle que Daesh veut attaquer l’Europe, il m’accuse de lancer des “menaces crédibles”!

Moi, menacer ceux que je cherche à prévenir? Quel ridicule!

Quant aux images “extrêmement graphiques”, cela doit être le nom donné à toutes les images émanant de Daesh, même quand il s’agit de photos de communiqués militaires. Les machines ne font pas la distinction.

Après la fermeture de mon compte Facebook, le modérateur m’envoie un nouvel avertissement:

Je ne touche à rien, puisqu’à ce moment, je ne sais pas encore au juste de quoi je suis accusée.

Un an plus tôt, un étudiant pakistanais, Ali Hassan Rajput, avait assassiné son professeur à Courbevoie, à coups de couteau et en criant: “Allahou Akbar!” Il affirma l’avoir tué pour une caricature de Mahomet. Mais la procureure de Nanterre prétendit que l’étudiant était stressé et qu’il n’avait nullement commis un crime semblable à celui contre Charlie Hebdo. Quelqu’un dut être choqué, et il informa des journalistes de l’adresse Facebook du tueur. Ils la publièrent, avec des captures d’écran prouvant que l’homme était totalement radicalisé. Nous avons dû être des centaines à éplucher ce compte. Et en le faisant, je réalisais combien le meurtre de ce professeur ressemblait à celui de Sarah Halimi par l’acharnement de la justice à alléger la responsabilité d’un tueur musulman issu de l’immigration, et à minimiser l’importance de son crime.

Les ordinateurs de Facebook ont des programmes de reconnaissance faciale ultra perfectionnés. Ils peuvent détecter un tout petit visage sur une photo floue. Un jour, un jeune inconnu a publié une photo de mon livre “Quand les Anglais livraient le Levant à l’Etat islamique” montrant le 1er et 4e de couverture avec la tranche. Facebook m’a aussitôt demandé si je voulais être taguée sur la photo. Leur moteur de recherche m’avait reconnue dans une minuscule photo déformée en diagonale et subissant un reflet! Ce même moteur de recherche ne peut pas ne pas avoir reconnu Asia Bibi égorgée. Ou le visage ensanglanté du député néerlandais Geert Wilders, transpercé par un énorme tournevis. Pourtant, ce compte a été toléré. Le compte d’Ali Hassan Rajput est resté ouvert durant deux ans, jusqu’à ce que la police le ferme. Et moi, parce que je combats Daesh, je suis traitée de terroriste pour avoir publié une analyse de la stratégie de Daesh!

La vérité, c’est que c’est apparemment ma guerre à l’islamisme et mon audience, qui dérangent. Quand j’ai voulu ouvrir un nouveau compte, je l’ai fait sous mon nom, avec ma date de naissance. Le compte n’a gêné Facebook que lorsque j’ai posté un article sur Sarah Halimi qui a eu une grande audience. Alors, le profil a été fermé. Sarah Halimi gêne encore!

Et quel est le prétexte invoqué par FB cette fois? FB a déclaré que j’usurpais l’identité de quelqu’un d’autre… Lina Murr Nehmé usurpe l’identité de Lina Murr Nehmé! FB qui autorise la même personne à avoir dix comptes avec le même nom, a fermé mon second compte en prétendant que j’usurpais ma propre identité! Ils ne m’ont pas demandé de prouver mon identité. Ils m’ont fermé mon compte en prétendant que je l’usurpais, et en exigeant une pièce d’identité pour accepter de me répondre. Ainsi ont-ils une copie de vos papiers.

Voyant ce compte fermé, j’ai voulu avertir ceux qui avaient écrit à la page, que je n’étais plus sur FB. Mais j’ai vu la messagerie disparaître sous mes yeux.

Avant de trouver la notification avec la photo du post incriminé, je citais les accusations de FB, mais je n’y croyais pas vraiment, tant elles me semblaient farfelues. Je le faisais en rigolant. Il a fallu que j’aie la certitude que FB m’accusait réellement de soutenir Daesh et de menacer l’Europe, pour que je commence à réfléchir aux conséquences.

Je ne suis qu’une voix. J’ai dédié le plus clair de ma vie — plus de quarante ans — à un travail ingrat qui ne m’a quasiment pas laissé de loisirs, me privant des sorties amicales naturelles pour une jeune femme, et usant mon corps, mes yeux et ma santé dans des veilles et des séances interminables de travail, parce que je voulais arrêter des massacres et en empêcher d’autres. Je marchais contre le vent et je plongeais les mains dans les ronces pour trouver quelques fruits. Et en résultat, on m’accuse de terrorisme pour pouvoir m’arracher un moyen de communication.

Certes, les accusations de Facebook ne détruisent pas ma crédibilité aux yeux de mes lecteurs qui me connaissent et rient de ces accusations. Mais Facebook n’est pas étanche. Celui qui peut ainsi accuser quelqu’un de terrorisme l’a peut-être condamné à l’enlèvement, à la prison ou à la mort.

Facebook est en effet accusé de vendre les informations privées. Pour se protéger sur ce plan par avance, Mark Zuckerberg vous a informés, en 2014, que toutes les données entrées dans Facebook appartiennent à Facebook et qu’il peut les utiliser sans vous payer de droits d’auteur, et sans limite dans le temps. Il a subi pour cela des procès en Europe, et il a légèrement modifié ses clauses. Mais il vend toujours vos informations à Google. Et à qui encore? Et que fait-il de celles qu’il collecte sur Whatsapp? Que vous l’utilisiez ou que vous ne l’utilisiez pas, cette application parle de vous. Les gens parlent de vous ou transmettent vos histoires, vos photos, vos vidéos. Et là, aucune censure. Whatsapp a été créé pour pouvoir fonctionner sans censure et collecter encore plus d’informations que Facebook.

Jusque-là, je n’y attachais pas d’importance, car je sais que nous sommes tous fichés, partout, qu’en Chine ou au Japon, on peut entendre les mots qu’un homme et une femme se disent sur l’oreiller en France ou en Italie. On n’a jamais vécu autant sous le règne de Big Brother.

Le serveur auquel vous vous connectez possède une copie de tout ce que vous y mettez. Surtout depuis que le président Hollande a instauré l’Etat d’urgence, en 2015. En un sens, cela nous a protégés, puisque cela a permis de déjouer quelques attentats. Mais en même temps, des gens comme Mickaël Harpon ont eu accès à nos données les plus privées. Et eux, personne ne les a déjoués. Car les vrais terroristes n’emploient pas Internet. Ils se donnent des rendez-vous et parlent oralement, sans avoir leurs téléphones portables près d’eux.

Mickaël Harpon était-il la seule cellule dormante dans les préfectures de police? Y en a-t-il d’autres qui attendent leur heure?

Sous l’occupation syrienne (1990-2005), et notamment sous le gouvernement de Rafic Hariri, la terreur régnait au Liban, et vraiment, j’attendais d’être en France pour faire les recherches que je voulais. Quand je posais des questions au sujet de l’espionnage par le biais de mon ordinateur ou de mon portable, on me disait: “C’est la police française.” Je répondais: “La police française? Ça me va. C’est des terroristes que j’ai peur.”

FB vend-il nos informations privées aux services secrets? Visiblement, puisque les Etats-Unis exigent maintenant l’adresse de votre compte Facebook avant de vous donner un visa.

https://www.capital.fr/economie-politique/etats-unis-il-faudra-desormais-communiquer-son-compte-facebook-pour-obtenir-un-visa-1340449

Comme je ne fais rien de mal, je pensais n’avoir rien à craindre de l’espionnage des modérateurs de FB. Mais depuis que je sais que je suis accusée par eux de soutenir une organisation terroriste, je commence à me demander ce qui m’arrivera quand je serai dans l’aéroport de telle ou telle ville. Quand un modérateur FB vous a repéré et accusé de terrorisme, quand il a obtenu de vous la photo de votre passeport, sachez que vous pouvez être fiché dans des endroits auxquels vous ne penseriez pas. Surtout si le modérateur, pauvre et très mal payé, vit au Maroc, où la corruption gangrène la société, les employés, les fonctionnaires. On recrute des modérateurs au Maroc parce que c’est bon marché, sans s’inquiéter de leur compréhension du français, des Français, de leurs problèmes. Voici une publicité de recrutement pour un modérateur au Maroc pour la France:

De toute façon, les services secrets marocains, qui collaborent avec d’autres services secrets, ont accès à vos informations. Tout serveur peut servir à capter les données de ceux qui y sont connectés. Un officier des services de renseignement libanais a dit à un ami il y a quelques années: “Nous savons tout ce que vous écrivez sur Facebook, ou par email. Même si vous l’effacez, la copie reste chez nous.”

Il le disait en confidence. La même confidence a dû être dite tant et tant de fois, et dans tant d’autres pays.

Maintenant, donc, le fait d’être fichée “Daesh” dans les ordinateurs de FB signifie pour moi deux perspectives aussi désagréables l’une que l’autre:

1- Je peux être fichée terroriste dans n’importe quel service secret auquel l’agent modérateur de FB a accès, ou auquel FB vend ses informations, ou avec lesquel FB est obligé de collaborer.

2- Je peux intéresser les organisations terroristes elles-mêmes, qui sont à la recherche de sympathisants. Cela aussi pourrait me coûter la vie, car je ne collaborerai jamais.

En fait, je vous avoue que je n’ai envie ni d’être recrutée, ni d’être tuée. Et je sais que je ne suis pas la seule. Beaucoup d’entre vous ont eu leurs comptes fermés pour avoir subi la même accusation. Et n’importe lequel de ceux qui disent la vérité et partagent autre chose que des fleurs, des arbres ou des chats sur FB… pourra un jour se retrouver subissant le même traitement, sauf s’il se soumet à dame Anastasie avant publication. Les ciseaux de celle-ci sont prêts. Ils sont dans nos têtes.

Lina Murr Nehmé, 22 décembre 2019


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Censure à géométrie variable

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Aujourd’hui, anniversaire de l’assassinat, par Ali Hassan Rajput, de son professeur d’anglais à Courbevoie, aux cris d’Allahou Akbar. Etant donné le nombre de profils d’islamistes (Daesh et al-Qaïda) que j’ai trouvés sur Facebook, étant donné qu’ils ont fermé ma page et laissé ouverte, sans modération, les pages des islamistes du genre Ali Rajput, l’assassin du professeur à Courbevoie il y a un an, je tendrais à penser qu’il y a des gens de Daesh ou d’al-Qaïda parmi ces modérateurs.

Ali Hassan Rajput, en effet, passe dans Facebook sans aucun blocage, quand il appelle, en France, à tuer les Blancs, et notamment les Français et les Américains, et met des photos d’un Néerlandais au visage percé par un tournevis, de juifs représentés comme des cafards, ou d’Asia Bibi à la tête coupée. Mais moi qui appelle à aimer, et qui dénonce le mal pour que ce soit possible, on me bloque. Je suis un empêcheur de tourner en rond.

J’imagine l’homme ou la femme qui s’occupe de mon profil et qui est en train de m’espionner depuis hier en épluchant tout ce que j’ai écrit. Et s’il me lit, je le prie de savoir que je porterai plainte contre ceux qui ont toléré ces choses, même si, personnellement, je ne sais pas si j’ai envie de revenir sur Facebook. Pour m’informer de la fermeture définitive de ma page, on m’écrit: “Une de nos principales priorités est le confort et la sécurité des gens qui emploient Facebook, et nous n’autorisons pas les menaces crédibles pour nuire à autrui, le soutien à des organisations violentes, et le contenu très graphique sur Facebook.”

Contenu graphique? Menaces crédibles pour nuire à autrui? soutien à des organisations violentes? Voyez, je vous prie, ce que tolère Facebook dans la page d’Ali Hassan Rajput, qui a été fermée par la police et non par Facebook (ici.)

Je vous salue. Ce sera peut-être le dernier post que tolèrera l’homme ou la femme qui m’espionne en ce moment. Du moins, je peux dire que moi, j’ai combattu ce qu’il tolère, et j’en suis fière.

Lina Murr Nehmé
(Facebook, 3 décembre 2019)

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En France, Les vrais pauvres ne sont pas criminels

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D’après une étude citée par Xavier Raufer, la pauvreté n’est pas dans les banlieues mais dans la France rurale, là où on ne vole pas de voitures, où on n’en brûle pas non plus, où il n’y a pas de violences, ou très peu. Donc la violence des banlieues, notamment en 2005, ne s’explique pas par la pauvreté, contrairement à ce que prétendent ses défenseurs.

Je l’ai d’ailleurs expliqué dans Fatwas et Caricatures​ en citant les textes d’al-Qaïda qui appelle à nuire aux “mécréants” en brûlant leurs voitures comme un genre de djihad (ci-dessous, fac-similé d’une page de Fatwas et Caricatures).

Xavier Raufer ajoute que les cinq département les plus pauvres de France, ceux où les gens ont des maisons qui croûlent, où les prestations sociales ne sont pas reçues parce qu’elles sont inconnues, sont des départements de la France rurale comme le Cantal.

Il en conclut que la justification que fait Victor Hugo de la violence dans “Les Misérables”, en l’expliquant par la pauvreté, n’est pas vraie.

C’est déjà ce qu’avait prouvé René Girard dans “Mensonge romantique et vérité romanesque”: Hugo et les romantiques sont de grands menteurs, contrairement à Dostoïevski, Shakespeare et même Flaubert, qui dissèquent les tréfonds de l’âme humaine, et montrent ce que l’homme a de moins beau.

Je sais que bien des mouvements sociaux justifient leur violence à la Victor Hugo, par la pauvreté, ou par leur prétention à jouer les Robin des Bois. C’est bien à ce titre qu’al-Qaïda et les caïds des quartiers appellent à frapper, à casser, à tuer du Blanc. Mais ce n’est pas vrai. La pauvreté n’a rien à voir avec le crime, comme le montre le fait que la violence, chez les enfants d’une même famille, ne soit jamais justifiée par la nécessité, mais par la jalousie. Il en est de même à l’école: c’est la jalousie ou le mépris — et non la différence de richesse — qui pousse des enfants à être agressifs. Il y a aussi l’idée qu’en étant violent, on sera grand et admiré. Et c’est vrai que les plus violents sont souvent les caïds de la classe. C’est cet instinct sur lequel cherche à jouer al-Qaïda quand elle appelle à frapper les mécréants, et qu’elle fait une publicité glorieuse aux assassins.

Mais cela n’est nullement justifié par la pauvreté. Les victimes de Daech et d’al-Qaïda n’ont pas été triées en fonction de leur richesse. Elles sont toujours plus pauvres que leurs bourreaux. C’est notamment le cas avec les coptes tués au bord de la mer: des ouvriers tués par des gens plus riches qu’eux, souvent instruits et venus d’Occident, comme l’Anglais Emwazi. En Orient, ce sont les riches qui sont instruits. Les familles d’ouvriers, en Egypte, n’ont généralement pas de quoi instruire leurs enfants.

De même, Oussama Ben Laden et la plupart des terroristes du 11 septembre étaient des riches, souvent instruits. Et s’ils ne sont pas nés riches, les terroristes le deviennent en s’appropriant les biens de leurs victimes. Les veuves et les orphelins de leurs victimes, qu’ils vendent comme esclaves, contribuent à cette richesse. En tout cas, ils sont nettement plus riches que leurs victimes. Ce ne sont que des brigands: les prétextes sociaux n’ont rien à voir avec le véritable mobile de leurs crimes. C’est pourquoi al-Qaïda recrute surtout dans les prisons.

De même, les victimes françaises de la haine des islamistes ne sont pas les riches “bobos” qui les font travailler — et qui d’ailleurs leur obtiennent tous ces avantages sociaux dont sont dépourvus les Français de la France profonde. Ceux que les islamistes accusent sont plutôt les pauvres, si pauvres qu’ils ne peuvent pas déménager de quartiers d’où les autres non-musulmans sont partis.

Et quand les islamistes haïssent les Français moyens, ne s’agit-il pas de ces Français qui vivent à la campagne et n’ont pas accès aux transports en commun dont sont pourvus les immigrés des banlieues? (Les transports en commun sont un grand facteur de richesse, quand vous calculez ce que cela coûte de se déplacer, surtout quand il n’y a pas de commerce à proximité.)

Ces pauvres de la France profonde n’ont même pas accès aux prestations sociales réservées aux plus démunis, car l’Etat n’a pas pris la peine de les informer de leur existence… alors que dans les quartiers, les islamistes se chargent d’informer les leurs.

Lina Murr Nehmé​

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Le voile de la servante et celui de la maîtresse

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Les islamistes et leurs défenseurs citent le voile des religieuses pour justifier celui des musulmanes en France. Je crois qu’ils auraient intérêt à s’informer d’abord au sujet du sens de chacun de ces voiles.

Quand on regarde la peinture ou la sculpture médiévales, on s’aperçoit que les religieuses catholiques étaient vêtues comme les servantes du Moyen Age: jupe longue, manches longues, coiffe ou voile pour s’abriter du soleil. Les femmes du peuple aussi s’habillaient de cette façon très simple. Le joli costume folklorique était plus compliqué, et donc beaucoup plus coûteux, à une époque où la filature, le tissage et la couture se faisaient entièrement à la main. Pour l’économiser, on ne le portait que le dimanche et aux fêtes, et il se transmettait de mère en fille. Seules les riches possédaient plusieurs tenues et des coiffes en étoffe fine, très chère.

Au XVIIIe siècle, les Sœurs de la Charité étaient littéramment vêtues comme les servantes et les paysannes, les couleurs en moins, un grand tablier blanc en plus.

On retrouve la même coiffe et la même robe paysanne, avec des variantes — forme de la coiffe, couleurs… — dans plusieurs tableaux de peinture, notamment chez Millet.

Bécassine, personnage de bande dessinée, porte une coiffe plus ou moins similaire.

Coiffe de commodité: contrairement aux femmes riches, celles du peuple passaient leur journée au soleil, et c’était un petit chapeau-foulard en coton bon marché, que les femmes cousaient elles-mêmes. Il était lavable et, s’attachant avec des rubans, il ne s’envolait pas au vent.

Plus tard, la coiffe des Sœurs de la Charité est devenue un chapeau amidonné dont les larges pans leur assuraient une plus grande visibilité. On pourait les reconnaître à travers champs, et ceux qui avaient besoin de services médicaux, ou connaissaient des personnes démunies, pouvaient aller les avertir avant qu’elles n’aillent au village voisin. Cette cornette était tellement identifiée aux soins rendus aux malades et aux orphelins, qu’à ses débuts, Picasso a représenté la charité sous la forme d’une religieuse portant un bébé, et servant un malade au chevet duquel se trouve un médecin qui prend son pouls.

Pablo Picasso, “Science et Charité”. Barcelone, 1897 Huile sur toile 197 x 249,5 cm Musée Picasso, Barcelone Donation Pablo Picasso, 1970 110.046 © Gassul Fotografia S.L./Succession Picasso 2018

Avec l’exode rural et l’avènement de la voiture et du téléphone, ces immenses coiffes n’ont plus été utiles. Elles étaient même très gênantes pour les religieuses se déplaçant en voiture. Elles ont été remplacées par un voile simple, qui leur procure aujourd’hui où les femmes ne se voilent plus, la visibilité que la cornette leur procurait au temps où toutes les paysannes portaient une coiffe.

C’est justement cette visibilité qu’on reproche au voile. Et c’est vrai qu’en France où les coiffes de paysannes ont disparu, on remarque une religieuse voilée. Beaucoup sont donc en civil. Quant aux religieuses soignantes, leur voile a la même utilité que la coiffe des infirmières durant la Grande Guerre: il distingue la femme qui le porte pour indiquer qu’elle est là pour servir, de la femme que l’on ne peut pas déranger.

Le voile islamique, lui, ne désigne pas la servante, mais la maîtresse : en islam, c’est la prisonnière de guerre chrétienne ou juive esclave qui est nue. Quand cette prisonnière se voile la tête (le voile était le costume des chrétiennes et des juives avant d’être celui des musulmanes), le calife Omar la frappait sur la tête, en lui disant: “Tu prétends ressembler aux croyantes, mauvaise femme?”


Les maîtres musulmans ont ainsi le droit de voir la prisonnière de guerre chrétienne ou juive marcher en montrant une partie de ses seins, ou leur totalité. Quand il fait très froid, cela peut être un supplice pour la prisonnière transformée en esclave. Ainsi, les prisonnières de guerre hindoues étaient traînées dans la neige, la poitrine dévêtue, et mouraient en si grands nombres, que les montagnes de ce passage entre le Pakistan et l’Afghanistan, ont été appelées “Hindou Kouch” (Massacre des Hindous).

Quant à la musulmane, sa supériorité sur la non-musulmane (et sur la musulmane non pratiquante) est considérée plus ou moins raciale, puisque le Coran dit : “Les pires des animaux sont les mécréants, car ils ne croient pas”. Si une musulmane ne se voile pas parce qu’elle ne croit pas à la Sunna, elle est considérée comme une mécréante, et à ce titre, comme étant pire que les animaux.

Des citations venant des textes sacrés de l’islam sont servies à la musulmane pour la convaincre de se voiler en lui prouvant que le voile est le signe de sa supériorité sur les autres femmes. Ainsi, on ne voit pas la naissance de ses seins, encore moins leur totalité. Elle est si précieuse par rapport aux autres, que ses cheveux eux-mêmes ne sont pas visibles pour les hommes. Sauf pour le seigneur et maître, le mari… et bien sûr, le père, le frère, le fils ou le petit-fils parmi lesquels se trouve son tuteur. Eh! oui, le tuteur peut être le petit-fils, et le tuteur a le droit de battre la femme qui ne se voile pas ou qui sort sans la permission de ce tuteur, même si elle est sa grand-mère

C’est en tenant le voile islamique pour un signe de supériorité, et la nudité des seins, pour un signe d’infériorité, que le calife Omar frappait à la tête, avec son bâton, les femmes chrétiennes ou juives prisonnières qui osaient se mettre un voile sur la tête. En tant que calife, il voulait qu’on les distingue comme des inférieures, par le fait que n’importe qui pouvait voir leur visage et leur corps.

Ceci vous explique l’hostilité avec laquelle vous regardent, en France, certaines femmes qu’on a convaincues de se voiler en usant de tels arguments… alors que dans les pays musulmans, elles ne vous regardent pas avec hostilité, parce que le voile n’y est pas un signe distinctif.

Ceci explique également pourquoi les musulmanes non voilées sont battues dans les quartiers. Le Coran explique que le voile, pour les musulmanes, a pour but de les faire reconnaître comme musulmanes, et d’empêcher qu’elles soient “offensées”. En d’autres termes, la femme non-musulmane peut être offensée de façon naturelle, acceptable. Ainsi, il n’est pas commandé de ne pas offenser les femmes, mais seulement, de ne pas offenser les femmes voilées.

Dans la vidéo ci-dessous, j’ai mis des passages de discours de Tariq Ramadan qui parle par sous-entendus, de façon à ne pas être compris des non initiés, ceux qui n’ont jamais lu ou entendu ces informations:


Lina Murr Nehmé

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“Allahou akbar” à la Manif islamiste du 10 novembre

Le 10 novembre 2019, une manifestation “contre l’islamophobie” a rassemblé un public hétéroclite. Beaucoup de monde: à Paris, il y avait 13500 manifestants selon le cabinet Occurrence. Normal, vu le ralliement de toutes les organisations de gauche, en plus des islamistes de tous crins, sans exclure les pires.

Et Marwan Muhammad a crié: “Allahou Akbar!” Et la foule a scandé à sa suite: “Allahou Akbar!”

La manifestation était contre la haine et le racisme, et fait suite à l’attaque devant une mosquée à Bayonne, où un octogénaire a blessé deux hommes. Bizarrement, il n’y a pas eu de manifestation de cette envergure contre la haine qui a tué 263 personnes et en a blessé des centaines d’autres, rien qu’en France depuis quelques années, au cri d'”Allahou Akbar!”, cri du djihad. Et on n’a pas parlé de ceux que la même haine a tués dans les autres pays, au même cri. C’est, je le rappelle, le cri du djihad. 

Lina Murr Nehmé, 10 novembre 2019

Vidéo : Quand l’école de la confiance livre les enfants musulmans aux “grands frères”

Quand «l’école de la confiance» livre les enfants musulmans aux grands «Frères»

Dans la série «L’Islamisme à l’école laïque en France», je cite des témoignages, écrits ou oraux. 

Pour ce n°4, j’interroge Nadia Remadna, assistante sociale et fondatrice de la «Brigade des Mères». Maghrébine, elle a défendu la laïcité en France, face à une hiérarchie qui préférait laisser faire pour éviter les heurts. 

En quelques minutes, Nadia Remadna décrit des situations familières et explique les difficultés éprouvées par tant de professeurs du 93. Et surtout, elle explique le problème causé par l’influence des grands Frères sur les enfants à problèmes. 

Le sens de ces mots serait mieux connu en France si l’on savait que les islamistes s’appellent les uns les autres «Akh», c’est-à-dire «Frère». Au pluriel «al-Ikhwan», ou «les (grands) Frères». L’article distingue ce concept de fraternité universelle religieuse, de la fraternité ordinaire, qui se définit par le pronom de la personne dont ils sont les frères. 

Lina Murr Nehmé, 10 novembre 2019

Démission de Saad Hariri

Le Premier ministre libanais Saad Hariri, avait eu un moment de courage, quand il avait osé refuser de démissionner. 

Mais les pressions étaient apparemment trop importantes, et il y a cédé, les puissances lui ayant promis qu’il reviendrait Premier ministre.

Et le slogan “Tous, c’est-à-dire tous”, est devenu “tous à l’exception de Saad”. Mais Saad Hariri est l’homme de l’Arabie. Il avait résisté à MBS quelque temps. Il rentre maintenant dans sa bergerie. Il annonce bien sagement qu’il refuse d’être Premier ministre s’il ne satisfait pas les volontés des puissances étrangères, entendez: l’Arabie Saoudite et les États-Unis, en passant par la France de Macron. Et ces exigences sont: un gouvernement de technocrates.

Technocrates, c’est-à-dire, pas de politiciens. Mais lui, Saad, en quoi est-il un technocrate? N’est-il pas un politicien héritier de son père saoudien, et parachuté par l’Arabie Saoudite en 2005 parce que son frère Baha, élu par le parti d’Hariri au Liban, déplaisait aux Saoudiens? 

Un gouvernement de technocrates, comprenez bien ce que cela veut dire: c’est toute la puissance aux Saoudiens, puisque ce sont eux qui, depuis des années, cherchent à faire tomber le gouvernement de Saad Hariri, parce qu’il était allié à Aoun. Et allié à Aoun dans un cadre de gouvernement où ce dernier avait sa représentation politique parlementaire, qui est énorme. Cette représentation compensait le pillage des pouvoirs du président libanais dans la ville saoudienne de Taef, où le roi d’Arabie paya, d’après les confidences de Saoudiens du plus haut niveau au journaliste du “Mondo”, plus de deux milliards de dollars en 1989.

Ces deux milliards de dollars — ou davantage, d’après les fuites rendues publiques bien avant l’article du “Mondo” — servaient à acheter la signature des députés libanais sur un traité saoudien auquel ils n’avaient pas collaboré, et qui était appelé “document d’entente nationale”. 

Ce traité pille les pouvoirs du président au profit du Cabinet. Mais dans les faits, cela se fait au profit du Premier ministre, puisque c’est lui qui impose l’ordre du jour, et qu’il est sûr de revenir au pouvoir s’il démissionne. Le même traité spécifie que ce Président sans pouvoir sera toujours chrétien (seul poste supérieur réservé aux chrétiens), alors que le Premier ministre aux superpouvoirs, sera toujours musulman sunnite. 

Un “gouvernement de technocrates” prive le Président de ministres pouvant contrebalancer la politique d’islamisation des Premier ministres d’après Taëf, imposés par la Syrie (Hoss, Omar Karamé), ou par l’Arabie (Hariri, Siniora). Le puissant bloc parlementaire du Président permettait de contourner le traité de Taef. Un gouvernement de technocrates laisserait les chrétiens sans aucun pouvoir. C’est ce que les politiciens occidentaux se gardent d’expliquer à leur public. Ils ne peuvent leur dire que c’est à ce prix qu’ils gagnent les gros contrats, et parfois aussi, les commissions.

Les chiites, comme les chrétiens, ne voudraient pas être privés de leur mot à dire. Ils se rappellent comment Siniora a régné en dictateur, alors que les ministres chiites avaient quitté le gouvernement. D’après cette même constitution de Taëf, le gouvernement saute si une communauté n’y est pas représentée. Et Siniora a continué à régner sans les chiites, malgré le sit-in que ces derniers organisèrent, aidés aussi par les chrétiens, qui étaient solidaires.

Et en même temps, Siniora finançait les groupes islamistes sunnites et imposait au Liban la convention des “droits de l’enfant musulman”, qui spécifie que l’enfant musulman a le droit qu’on ôte de son entourage ce qui nuit à sa religion. En d’autres termes, il aurait fallu supprimer les croix au sommet des églises, les cloches, les statues de la Vierge, les croix qu’on trouve à tous les coins de rue dans les quartiers chrétiens… où des musulmans ont choisi de vivre. Il n’est évidemment pas question de respecter les droits de l’enfant chrétien en ne lui imposant pas les hauts-parleurs retransmettant la voix du muezzin qui, jour et nuit, nie la divinité de leur Dieu, le Christ.

C’est petit à petit, comme ça, que s’est faite l’islamisation de tout le Moyen-Orient. Restait le Liban où avaient fui ceux qui avaient refusé de courber le front. Il semble que le temps soit venu pour le rouleau compresseur d’y passer aussi.

Pour ceux qui demandent des nouvelles, je signale que toutes les sociétés qui avaient contracté des emprunts (le cas de beaucoup), mais gagnaient assez pour payer à la fois leurs traites et le salaire de leurs employés, sont au bord de la faillite ou en faillite après 23 jours de “révolution” avec les routes coupées et l’interdiction pour leurs ouvriers de venir au travail. Juste pour que l’Occident sache bien de quoi il s’agit: si la moitié des Libanais étaient au-dessous du seuil de la pauvreté avant cette “révolution”, la moitié des travailleurs de cette moitié n’ont pas touché de salaire ce mois, ou ont touché un demi-salaire. Qu’est-ce que ça fait à un père de famille d’apprendre qu’il n’a pas de salaire ce mois?

Lina Murr Nehmé, 8 novembre 2019

Liban : un Américain appelle à former un “gouvernement parallèle”

Hier les Américains promettaient au Liban des lunettes de vision nocturne, afin de protéger ses frontières du côté syrien contre les infiltrations de Daesh et de Nosra. Maintenant, ils appellent à la révolution et à la création d’un “gouvernement parallèle”. Dans cette vidéo, c’est un ancien de l’ambassade américaine à Beyrouth qui enseigne en plein jour la sédition aux jeunes. 

Dans un pays non occupé par les Américains, est-ce que cela ne s’appelerait pas “ingérence dans les affaires d’autrui”? Qui lui dit que les Libanais ont envie d’établir “un gouvernement parallèle” qui créerait la guerre civile qu’on a tant de mal à empêcher? 

La guerre du Liban sera finie quand les ambassades (et leurs ex-employés) cesseront de se mêler de ses affaires.
Car l’Amérique a beau être une île, les feux allumés au Moyen-Orient pourraient bien se propager jusqu’à eux. Sur ce plan, le 11 septembre aura été un coup de semonce. 

Lina Murr Nehmé, 7 novembre 2019