Daesh en Algérie

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Il est vrai que Daesh ment comme pas deux, mais voilà que l’Etat algérien lui-même reconnaît que l’Etat islamique, s’étant frayé un chemin sanglant depuis le Nigéria grâce à Boko Haram, se bat maintenant en territoire algérien.

Son but, comme je l’ai écrit il y a quelques mois, est de traverser la Méditerranée jusqu’en Italie, et de là, jusqu’au reste de l’Europe. Les manifestations qui ont lieu un peu partout peuvent faire plier un gouvernement, elles ne servent à rien face à Daesh. Et comme le FLN n’a nulle envie de quitter le pouvoir, les élections algériennes pourraient être truquées. Il y aurait alors un bras de fer dont les islamistes sortiraient nécessairement gagnants, comme ce fut le cas à l’issue de tous les Printemps Arabes, sans exception.

Dans ce communiqué, Daesh annonce que, le 24 rabih awwal 1441 (21 novembre 2019), il a tué huit soldats algériens, dont un officier, dans la région de Tamanrasset.

L’Algérie, de son côté, reconnaît être attaquée par Daesh, et avoir connu plusieurs accrochages en divers lieux (ce qui veut dire que Daesh gagne du terrain en Algérie). Mais l’Algérie n’a pas encore annoncé de martyrs. Je n’aurais cependant pas une confiance aveugle en la parole du FLN et de l’armée, qui n’ont pas intérêt, à la veille des élections, de diminuer leurs propres chances de victoire. Les islamistes algériens, au contraire, ont intérêt à propager ce communiqué pour démoraliser l’adversaire.

Remarquez que Daesh appelle les soldats algériens “apostats”. S’il y a vraiment eu huit martyrs algériens, c’est, probablement qu’elle a gagné la bataille et les a tués en tant que prisonniers. Vous rappelez-vous le “Pas de prisonniers!” du film “Lawrence d’Arabie”?

Un des chefs de Daesh haranguant ses moudjahidine avant d’aller à l’attaque de l’armée malienne prétendument “apostate”. On n’ose imaginer ce qu’il leur dit.

Lina Murr Nehmé, 1er décembre 2019

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Censure sur Facebook

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Vous n’êtes pas sans savoir que lorsqu’on traite de sujets sensibles, on a beaucoup de problèmes sur FB. J’en ai eu beaucoup avec la page, mais évidemment, ce n’était pas la peine de déranger en le disant. On me chicanait pour que je prouve ceci et cela, et durant des jours ou des heures, l’administration de la page m’était refusée. J’ai tout de même pu continuer, car justement pour éviter des problèmes de ce genre, la page a plusieurs administrateurs, ce qui nous permettait de poursuivre le travail même quand l’un de nous était bloqué.

Aujourd’hui, c’est le profil “Lina Murr Nehmé” qui a été supprimé par Facebook pour, disent-ils, une des raisons invoquées dans la liste ci-dessous:

– Le soutien à une organisation ou à un groupe violent et/ou criminel
– Les menaces crédibles à l’encontre d’autrui ou la promotion de l’auto-mutilation
– Les attaques à l’encontre d’autrui
– Les propos incitant à la haine ou attaquant directement des personnes à cause de leur origine ethnique, ethnicité, origine nationale, religion, sexe, genre, orientation sexuelle, infirmité ou état de santé
– Les contenus présentant des actes de violence à l’encontre de personnes ou d’animaux, y compris les violences sexuelles
– La vente de drogues et de médicaments

Honnêtement, est-ce que j’ai fait une de ces choses? 

Cela ne peut être dû au post que j’ai mis ce matin, au sujet de Daesh, car il n’a pas été retiré. Aucun de mes posts n’a été retiré. Ce sont donc les recherches que j’ai faites pour écrire ce dernier post, qui ont poussé FB à prétendre que j’appartiendrais à une organisation terroriste? Il y a tant de terroristes qui courent les rues et ne sont pas arrêtés, alors qu’une historienne qui tente d’aider, de prévenir le public en faisant les recherches nécessaires pour cela, serait soupçonnée de terrorisme?

Ceci est-il acceptable?

A propos, quelqu’un aurait-il une capture d’écran récente de ma page de profil “Lina Murr Nehmé”? (avec accent à la fin). 

Merci

Lina Murr Nehmé, 1er décembre 2019

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Être médecin en “terre de mécréance” ?

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

La France “terre de mécréance” pour des médecins en France? Quelle médecine vont-ils prodiguer? Le titre le dit: la médecine religieuse, du genre: ventouses ou (ce n’est pas dit ici, mais cela fait partie de la médecine dite “prophétique”): battre le patient en prétendant qu’il a un djinn et que c’est le djinn que l’on torture ainsi. Il en meurt parfois, mais ce n’est pas grave, on passe à un autre patient. (Voir les textes concernant cette pratique, appelée “roqya chariyya”, et les explications dans L’islamisme et les Femmes

Lina Murr Nehmé, 30 novembre 2019

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Esclavage des noirs à la Mecque

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Avant de faire des films sur des histoires d’esclaves (noirs) tués pour l’islam, il faudrait traiter la question des esclaves noirs à la Mecque, qui y sont encore. Car la biographie de Mahomet (Sira) ne dit pas que des musulmans aient été tués pour leur foi à La Mecque au temps de Mahomet ! 

Lina Murr Nehmé, 29 novembre 2019

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Julian Assange en danger de mort

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Appel urgent ! Julian Assange est en danger de mort

Julian Assange a livré des informations que dissimulent les politiques censés représenter les citoyens, et les médias censés informer.

Julian Assange a eu des relations sexuelles avec des femmes. Aucune violence, mais il a refusé de faire un test de dépistage du sida pour les rassurer. Elles sont allées porter plainte. La police leur a répondu qu’il n’était pas possible de porter plainte pour un motif de ce genre. Alors elles ont porté plainte pour viol. 

Aujourd’hui, en tout cas, il n’y a pas de plainte, mais l’homme est toujours en prison. 

En revanche, il y a des plaintes contre Tariq Ramadan, qui court les rues. Il est accusé de viol avec violences particulièrement troublantes. Il a pu s’en tirer en sortant les sms des plaignantes qui montrent qu’elles n’avaient pas résisté à son charme, même après les dates des violences. Soit. Laissons faire les enquêteurs. 

Julian Assange a livré des informations vraies. Tariq Ramadan, lui, a caché le véritable message qu’il livrait au public français et européen.

Le véritable enseignement de Tariq Ramadan a poussé les hommes à révérer des textes qui leur donnent toute latitude en matière de viol et de coups jusqu’à ce qu’elles soient obéissantes.

Tariq Ramadan est en liberté malgré son enseignement, et Julian Assange est en prison malgré les services qu’il a rendus en révélant les basses œuvres. Parmi les documents américains secrets dévoilés par Wikileaks, j’en ai trouvé concernant d’importants massacres de chrétiens au Pakistan. Pouvez-vous me dire pourquoi un tel document est tenu secret? J’aimerais savoir. 

Plus facile à comprendre, le document, également publié par Wikileaks, qui révèle que Geagea a demandé de l’argent à l’Arabie Saoudite, pour entretenir ses miliciens, et s’est dit prêt à aller en Arabie en discuter. Discuter du marché bien sûr. Comme il y va régulièrement, on comprend que ce marché est en cours. Pourquoi l’Occident prend-il au sérieux un homme dont il a été démontré qu’il s’est vendu à l’ennemi du Liban ?

D’autres documents publiés par Wikileaks montrent comment l’Arabie Saoudite achète les journalistes en Occident aussi. N’y a-t-il là rien d’intéressant pour des citoyens occidentaux, et pour des Anglais en particulier ?

Et vous, Français, est-ce que Julian Assange ne mérite pas autant que Tariq Ramadan, d’être libéré? Surtout qu’actuellement, il faut le redire, il n’y a aucune plainte contre Assange, alors qu’il y en a plusieurs contre Tariq Ramadan. 

Pourquoi Tariq Ramadan est-il libre alors que Julian Assange, aux dires de Nils Melzer, le rapporteur de l’ONU sur la Torture, est soumis en prison à une “torture psychique”?

En outre, il est en butte à des interdictions de soins médicaux depuis qu’il était réfugié dans l’ambassade. Il est mis dans un tel état qu’il va mourir si rien ne change.

Est-il juste qu’un homme meure pour la liberté d’informer le public, notamment le public occidental, au sujet des manœuvres louches de ses dirigeants dans le monde? Peuples d’Occident, autant que vous sachiez ces manœuvres, puisque vous en mourez, et que vous en mourrez.

Ci-dessous, un appel lancé par plus de 65 médecins britanniques pour demander à leur pays d’autoriser une intervention médicale urgente pour sauver la vie de Julian Assange.

Ceux qui ont tant fait pleurer sur la santé de Tariq Ramadan, jetteront-ils une parole pour essayer de tirer Julian Assange du “danger de mort” dans lequel il est? 

Y aura-t-il un sursaut de conscience de la part des politiciens et des médias?

Lina Murr Nehmé

———————

Les médecins exigent une intervention médicale «urgente» pour sauver la vie de Julian Assange
Par Laura Tiernan
25 novembre 2019

Plus de 65 médecins éminents du Royaume-Uni et du monde entier ont publié une lettre ouverte appelant à une action urgente afin de protéger la vie du fondateur et journaliste emprisonné WikiLeaks, Julian Assange.

Les médecins préviennent les conséquences graves si Assange n’est pas transféré de la prison de Belmarsh dans un hôpital universitaire où il peut être évalué et traité par une équipe médicale experte.

«Si une telle évaluation et un tel traitement étaient si urgents, a-t-il écrit, nous avons de réelles inquiétudes, compte tenu des éléments de preuve actuellement disponibles, selon lesquels M. Assange pourrait mourir en prison. La situation médicale est donc urgente. Il n’y a pas de temps à perdre. “

Leur lettre est adressée à la ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni, Priti Patel, et a été transmise à Diane Abbott, la secrétaire de Shadow Home du Labour.

L’intervention extraordinaire des médecins au milieu des élections générales britanniques coïncide avec une vague d’opposition populaire à la persécution impitoyable d’Assange par l’État. La journaliste d’origine australienne risque l’extradition vers les États-Unis et une peine de 175 ans de prison pour avoir révélé des crimes de guerre perpétrés par les États-Unis en Irak et en Afghanistan.

Le Dr Stephen Frost, spécialiste en radiologie diagnostique, a commencé la rédaction de la lettre ouverte avec des collègues à la fin octobre. Il a été poussé à agir après avoir lu le récit déchirant de la comparution d’Assange le 21 octobre devant le Magistrates Court de Londres, écrit par l’ancien diplomate britannique et lanceur d’alerte Craig Murray.

«J’ai été choqué», se souvient Frost. «En tant que médecin, j’ai soudainement compris que la situation était bien pire que ce que je pensais auparavant et que je devais faire quelque chose.”

Les signataires ont soutenu les conclusions sur Assange du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer. Melzer a visité Assange à la prison de Belmarsh le 9 mai avec deux experts médicaux. Son équipe a découvert qu’Assange souffrait des effets de la «torture psychologique» prolongée après près d’une décennie de détention arbitraire et de persécution par l’État.

Le 1 er novembre, Melzer a averti: «M. Assange continue d’être exposé à l’arbitraire et aux abus qui pourraient bien lui coûter la vie. “
Dr. Stephen Frost

Frost a déclaré que l’intervention de Melzer avait été critique. «Il a fait son travail sans crainte et il a été ignoré. Mais il était un expert dans son domaine et nous avons respecté son opinion. Vous pouvez dire quand quelqu’un dit la vérité. “

Les médecins en chef au Royaume-Uni, ainsi qu’en Suède, aux États-Unis, en Australie, en Allemagne, en Italie et au Sri Lanka ont signé la lettre ouverte. Ils comprennent des psychiatres renommés, des psychologues cliniciens, des neurologues, des chirurgiens et des médecins généralistes.

«Les médecins ont l’obligation professionnelle de signaler les cas de torture présumés dont ils ont connaissance, où que ce soit», écrivent les signataires. «Ce devoir professionnel est absolu et doit être accompli quel que soit le risque encouru par les médecins.»

La lettre présente une chronologie de la détérioration de la santé d’Assange au sein de l’ambassade équatorienne, le gouvernement britannique lui refusant à plusieurs reprises l’accès à des soins hospitaliers. En décembre 2015, le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a estimé que «la santé de M. Assange aurait pu se détériorer à un point tel que rien de plus qu’une maladie superficielle mettrait sa santé en danger».

La chronologie médicale de la lettre se termine par la spirale descendante actuelle d’Assange à l’intérieur de Belmarsh. Les signataires font état de leurs «préoccupations sérieuses» quant à l’aptitude d’Assange à subir son procès en février 2020. Des audiences d’extradition d’une semaine vont commencer aux États-Unis le 24 février. Assange reste confiné au “service de santé” de la prison de Belmarsh – décrit par les prisonniers comme “l’enfer”. quartier.”

Un addendum à la lettre ouverte fait état d’un «climat de peur et d’intimidation autour de la fourniture de soins médicaux à M. Assange». Il fait état d’un expert en psychologie qui s’est plaint de «difficultés à trouver des médecins qui soient disposés à examiner M. Assange» en raison de leurs difficultés. peur des représailles du gouvernement. Les signataires concluent que “tout cela se joue au cœur de Londres depuis de nombreuses années est une source de grande tristesse et de honte pour beaucoup d’entre nous”.

Avec leur lettre ouverte, les médecins britanniques et internationaux refusent de se faire taire. Ils ont honoré leurs obligations professionnelles et pris une position courageuse pour protéger la vie de Julian Assange.

Comme le Dr Frost l’a déclaré au World Socialist Web Site : «Parfois, en médecine, comme dans d’autres sphères de la vie, des situations extraordinaires ne peuvent être résolues qu’en effectuant un saut éclairé dans l’inconnu et en recherchant des solutions extraordinaires».

La lettre ouverte est publiée ici . Les médecins du monde entier peuvent ajouter leur nom à la liste actuelle des signataires en contactant: doctors4assange@gmail.com

Lina Murr Nehmé, 27 novembre 2017

[weeshare]

Oriana Fallaci et Khomeiny

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Il est étrange de voir s’enthousiasmer pour les femmes qui enlèvent leur tchador et combattent le régime iranien islamique, les mêmes intellectuels qui s’étaient passionnés, en 1979, pour Khomeiny. Pourtant, celui-ci était bien pire que ses successeurs, et cela se voyait quand on parcourait ses discours. 

Il est bon de se souvenir de la femme qui a osé se dévoiler quand c’était dangereux, c’est-à-dire en présence de Khomeiny lui-même et dans son antre: Oriana Fallaci, qui l’a interviewé en 1979. Il y a eu entre eux le dialogue suivant: 

Oriana Fallaci: — S’il vous plaît, Imam, il y a encore beaucoup de choses que je veux vous demander. Par exemple, ce tchador qu’ils m’ont fait porter pour venir chez vous, et sur le port duquel vous insistez pour toutes les femmes. Dites-moi, pourquoi les obliges à se cacher, tout emballées dans ces vêtements inconfortables et absurdes, qui rendent difficile le travail et les déplacements? Et pourtant, même ici, les femmes ont démontré qu’elles étaient égales aux hommes. Elles se sont battues comme les hommes; et elles aussi ont été emprisonnées et torturées. Elles aussi ont aidé à faire la révolution [islamique].

Khomeiny: — Les femmes qui ont contribué à la révolution étaient et sont toujours des femmes en robe islamique, et non des femmes élégantes maquillées comme vous, qui vont découvertes en traînant derrière elles une queue d’hommes. Les coquettes qui se maquillent et vont dans la rue en montrant leur cou, leurs cheveux, leurs formes, ne se sont pas battues contre le chah. Celles-là n’ont jamais rien fait de bien. Elles ne savent être utiles, ni socialement, ni politiquement, ni professionnellement. Car en se découvrant, elles distraient les hommes et les contrarient. Ensuite, elles en distraient et en bouleversent aussi d’autres.

— Ce n’est pas vrai, Imam. En tout cas, je ne parle pas seulement d’un bout de tissu, mais de ce qu’il représente: la condition de ségrégation dans laquelle les femmes ont été replongées, après la révolution. Le fait, par exemple, qu’elles ne puissent ni étudier à l’université avec des hommes, ni travailler avec des hommes, ni aller à la plage ou à la piscine avec des hommes. Elles doivent se baigner à part, en portant tchador. Au fait, comment nagez-vous en tchador?

K:— Cela ne vous regarde pas.

— Je dois encore vous demander beaucoup de choses. À propos du tchador, par exemple, que j’ai été obligé de porter pour venir vous interviewer et que vous imposez aux femmes iraniennes … Je ne parle pas seulement de la robe, mais de ce qu’elle représente. Les femmes iraniennes sont victimes d’apartheid depuis la révolution. Elles ne peuvent pas étudier à l’université avec des hommes, elles ne peuvent pas travailler avec des hommes, elles ne peuvent pas nager dans la mer ou dans une piscine avec des hommes. Elles doivent tout faire séparément, en portant leur tchador. Au fait, comment pouvez-vous nager avec un tchador?

— Rien de tout cela ne vous regarde. Nos coutumes ne vous regardent pas. Si vous n’aimez pas la robe islamique, vous n’êtes pas obligée de la porter, car elle est destinée aux jeunes femmes et aux dames respectables.

— C’est très gentil de votre part, Imam. Puisque vous me le dites, je vais me débarrasser immédiatement de ce stupide chiffon médiéval. Là! C’est fait. 

(Interview publiée par le New York Times. Traduction Lina Murr Nehmé)

—————-

Part of Oriana Fallacci’s interview with Ayatollah Khomeiny: 

FALLACI: Please, Imam, there are many things I still want to ask you. For example, this chador that they made me put on, to come to you, and which you insist all women must wear. Tell me, why do you force them to hide themselves, all bundled up under these uncomfortable and absurd garments, making it hard to work and move about? And yet, even here, women have demonstrated that they are equal to men. They fought just like the men, were imprisoned and tortured. They, too, helped to make the revolution.

KHOMEINI: The women who contributed to the revolution were, and are, women with the Islamic dress, not elegant women all made up like you, who go around all uncovered, dragging behind them a tail of men. The coquettes who put on makeup and go into the street showing off their necks, their hair, their shapes, did not fight against the Shah. They never did anything good, not those. They do not know how to be useful, neither socially, nor politically, nor professionally. And this is so because, by uncovering themselves, they distract men, and upset them. Then they distract and upset even other

FALLACI: That’s not true, Imam. In any case, I am not only talking about piece of clothing, but what it represents. That is, the condition of segregation into which women have been cast once again, after the revolution. The fact that they can’t study at university with men, or work with men, for example, or go to the beach or to a swimming pool with men. They have to take a dip apart, in their chadors. By the way, how do you swim in a chador?

KHOMEINI: This is none of your business. Our customs are none of your business. If you do not like Islamic dress you are not obliged to wear it. Because Islamic dress is for good and proper young women.

FALLACI: That’s very kind of you, Imam. And since you said so, I’m going to take off this stupid, medieval rag right now. There. Done. 

(New York Times)

Lina Murr Nehmé, 26 novembre 2019

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Samir Khatib candiadt au poste de premier ministre

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin

Dernière minute: Samir Khatib présente sa candidature au poste de Premier ministre, malgré tous les scandales associés à son nom!

Ingénieur et entrepreneur, Samir Khatib a conseillé les premiers ministres Rafic Hariri, Fouad Siniora et Saad Hariri. Il a fait avec eux plusieurs arrangements de gré à gré pour des marchés publics qui auraient dû être accordés suite à des appels d’offres. Le cas le plus connu est celui sur la fibre optique. 

Ces petites combines s’appellent “arrangements entre amis” ou si vous voulez, “corruption”. Samir Khatib a présenté sa candidature au poste de premier ministre, étant soutenu, à l’étranger, par l’Arabie saoudite (c’est-à-dire aussi par les Etats-Unis), et localement, par tous les compères corrompus avec lesquels il a fait des affaires. Sauf qu’Hariri annonce qu’il ne publiera son choix que durant les consultations parlementaires. Visiblement, pour obtenir des avantages.

Samir Khatib au pouvoir, c’est comme si on y ramenait Fouad Siniora. On les voit sur la photo ci-dessous, à l’occasion d’une cérémonie qu’il a offerte en l’honneur de ce dernier. Il le lui doit bien, avec tout l’argent public qu’il lui a fait gagner illégalement !

On peut gager que si Samir Khatib est élu, il protègera tous les corrompus qui l’ont favorisé. Mais bien sûr, la corruption va continuer, tant que l’Arabie et les grandes puissances seront celles qui décident de l’identité d’un candidat!

Je crois pourtant qu’il ne fera pas long feu, car les printemps arabes n’ont pas pour but le salut et la fin de la corruption, mais le chaos qui favorise une corruption plus grave encore.

Lina Murr Nehmé, 26 novembre 2019

Email Twitter Facebook Pinterest Google+ Linkedin