Category Archives: Frères musulmans

Misère de Ladj Ly

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Victor Hugo a appelé “Les Misérables”, un livre parlant des Français qui ont du mal à joindre les deux bouts. 

Ces mêmes Français, aujourd’hui, se recrutent parmi les chômeurs, les retraités, les soldats, les policiers, et parfois, le hasard des ordres du Président et de son préfet les placent les uns contre les autres. Comme au temps d’Hugo. 

La mondialisation les a privés, non seulement de travail, mais aussi du droit de se plaindre. Car pour intéresser le public avec un roman, avec un film de cinéma, il faut de la publicité, et la publicité, qui est-ce qui la donne? 

Ne me faites pas de baratin au sujet de la qualité. La qualité, on en voit tous les jours. Mais elle ne perce pas parce que c’est de la qualité, elle perce s’il y a de l’argent. Que d’œuvres d’une qualité très supérieure, dorment parce qu’elles sont du mauvais côté de la bienpensance !

La liberté et la vertu de la presse ont leurs limites très strictes et très étroites, surtout en ces temps de dèche. Vous aurez certainement plus de publicité si vous êtes un ami de MBS — ce qui est le cas des gens qui, comme Ladj Ly, font des long-métrages favorables aux émeutes des banlieues en 2005 et qui feront pleurer dans les quartiers — que si vous êtes un ami du “populo” français, du public dont parlent les “Misérables” d’Hugo et des orateurs qu’applaudit ce public.

Zineb El Rhazoui, Patrice Quarteron et Eric Zemmour se sont-ils jamais permis de qualifier les défenseurs du camp adverse de “conne”, de “conasse” et de “fils de pute”? Ici, on ne peut pas parler de racisme, puisque tous trois sont issus de l’immigration ou ont de la couleur: par définition, on ne peut pas être raciste contre ses propres origines. Et quoi qu’en disent leurs ennemis, quand est-ce qu’ils ont attisé la haine autant que Ladj Ly (fac-similé), Yassine Belattar, Médine et les autres? Car il y a eu, rien qu’en France, près d’un mort et un ou plusieurs blessés tous les trois jours pour cause de terrorisme islamiste. (Si on veut parler du reste de l’Europe, il y en a bien davantage.) Combien de ceux qui ont écouté Zineb, Zemmour et Quarteron ont tué? Moi, je trouve que ces trois sont très courageux, car il est très difficile de se faire traiter de tous les noms par des gens qui ont la même origine que soi. Il aurait été tellement plus rentable pour eux de défendre l’autre bord, celui que défendent les riches. Ils auraient entendu bien plus de miel et bien moins de fiel. 

Il y a les gens qui plaisent à ceux qui ont de l’argent, et il y a les vrais misérables, qui se font même voler leur titre de misérables. Les vrais misérables, ce sont ceux qui, de nos jours, ne peuvent pas être défendus. Il n’y a pas de misère pire que celle-là. J’ai vécu cela depuis le début de la guerre du Liban. Nous avions avec nous la vérité, les preuves, mais personne ne voulait entendre, car les puissances du pétrole finançaient les autres. Et elles continuent. Si vous voulez savoir qui défend des innocents et qui défend des coupables, cherchez dans quel camp se trouvent les puissances du pétrole. Vous trouverez que c’est toujours ce camp qui bénéficie de la bonne publicité. C’est lui qui est sympathique, et ce sont ses ennemis qui sont antipathiques. Il attaque? La presse, les politiciens et l’intelligentsia ignorent ou excusent. Il subit des représailles? La presse, les politiciens et l’intelligentsia crient au scandale et aux violations des droits de l’homme. 

Lina Murr Nehmé, 22 novembre 2019

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Tunisie : Ellouze soutient Qaïs Saïd

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Parmi les grands soutiens de l’excision, l’ex-député Habib Ellouze, nous l’avons vu. Pour lui, c’est une “opération esthétique” (1). Et parmi les grands soutiens de Qays Saïd, Habib Ellouze aussi. Et voici ce qu’il dit de lui:

“Qais Said est le dernier espoir du mouvement révolutionnaire islamique. Et sa victoire sera le laminage des ennemis de l’Islam”. 

Ellouze, bien entendu, parle de son islam à lui, avec excision “opération esthétique” et le reste. Le nouveau Président tunisien veut l’application de la charia, et donc, faire de la douce Tunisie, un Etat islamiste comme le Pakistan en 1977, l’Iran en 1979. Il est d’ailleurs le chouchou des médias occidentaux, comme l’était alors Khomeiny.

Lina Murr Nehmé, 16 octobre 2019

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Frustration causée par les frères musulmans

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Les préceptes imposés par les Frères Musulmans tuent la personnalité à la longue et créent une frustration, une souffrance terribles. Ne fût-ce que, par exemple, celui qui dit que le sperme ne rend pas l’homme impur — ni la femme, mais que c’est le contact de la femme, ou même de sa main qui est impur et rend impur. 

Ou celui qui dit que si la femme a eu ses règles une heure avant le coucher du soleil, tout son jeûne de la journée est perdu, et qu’elle devra jeûner une journée entière en dehors du ramadan, quand tout le monde sera à manger devant elle. 

Ou celui qui dit que deux témoignages de femmes égalent celui d’un homme. 

Celui qui dit qu’il faut tuer le musulman qui ne fait pas ses prières cinq fois par jour ou qui refuse la notion de djihad, ou n’importe quel verset du Coran. 

Celui qui dit que l’homme ou la femme qui ne prennent pas plaisir à la lecture du Coran ou aux prières, ou ont mal à la tête, ont un djinn et doivent être battus pour chasser ce djinn. Et c’est là qu’on a des morts d’innocents parfois camouflés en simples violences conjugales ou familiales.

La souffrance, la frustration que créent tous ces préceptes finissent par créer un climat tendu, comme un cocktail Molotov qu’un choc suffit à faire exploser.

Pour ne pas subir eux-mêmes cette explosion populaire causée par leurs propres préceptes meurtriers, les Frères Musulmans canalisent la haine des gens en la dirigeant vers l’ennemi. Les Frères Musulmans dans toutes leurs associations — y compris le CTMF — poussent les musulmans à être solidaires les uns des autres, et à haïr les autres humains. Ils leur montrent des faits réels, qui dénotent du racisme, et ils extrapolent. Et ils leur en montrent aussi d’autres, imaginaires.

Mais quels humains? 

Ils insistent sur l’importance du Hadith authentique. Lequel définit le musulman comme étant “celui qui ne nuit pas au musulman”. Comprenez: le bon musulman n’est pas exploité par ses cheikhs et ses oulémas, il n’est pas l’esclave des textes. Il doit donc s’en prendre “aux autres”. 

En tout cas, le résultat de toute cette pression nourrie quotidiennement, sert leurs desseins. Pousser le musulman à haïr le chrétien, le juif, l’athée ou autre — bref, le non-musulman, en leur attribuant tous les malheurs, la pauvreté des musulmans — tout en leur martelant “Vous êtes Français, je suis Français, il ne faut pas partir, la France est à nous”, c’est une stratégie de guerre. La rancune et la haine mettent les gens crédules sous pression, pression qui s’évacue de façon violente comme dans les crimes ou tentatives de crimes auxquels nous avons assisté avec le cri d'”Allahou Akbar”. 

L’administration ne veut pas voir que tout cela est une guerre psychologique qui précède la guerre déclarée. Il est vrai que M. Macron a reçu une fatwa de l’UOIF obligeant les musulmans à voter pour lui. (Car étant donné que le vote est interdit d’après Qaradawi et les Frères Musulmans, une consigne de vote est une fatwa une jurisprudence qui désigne aux musulmans ce qui, d’après leur religion, doit être la conduite à suivre.)

Lina Murr Nehmé, 14 octobre 2019

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Tunisie : Qaïs Saïd président

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Qays Saïd serait, d’après les sondages, le nouveau Président de la Tunisie. Il est soutenu le parti Tahrir, qui est plus extrémiste que les Frères Musulmans, dont il est issu. En fait le Tahrir a été fondé par un Frère Musulman qui a quitté la confrérie parce qu’il voulait le califat immédiatement — et non, comme le voulait Hassan el-Banna, commencer par le bas pour aboutir au califat. 

Comme son but est le califat, ce parti était interdit, non en France et en Angleterre (où il était autorisé), mais dans quasiment tous les pays dits arabes. C’est un parti très virulent, très violent mais très petit, impopulaire partout, parce que les majorités orientales ne veulent pas de l’application de la charia chez eux. Il a pourtant réussi à gagner. Par quelles magouilles? Il a reçu l’appui des Frères Musulmans. Mais eux non plus ne sont pas majoritaires en Tunisie. Il n’y a qu’en Europe que les Frères sont tellement choyés et qu’ils disposent des plateaux de télévision — Oubrou, Bajrafil, etc. — alors que des Français en sont exclus parce qu’ils les contredisent. Je ne parle évidemment pas de Zemmour seul, mais de bien des musulmans comme Mohamed Louizi, qui aurait eu une bien plus grande publicité s’il était resté avec eux. Je ne parle pas non plus de moi. Quand je publie Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent pour démasquer ces gens, et que je vois que rien ne change, malgré les documents que j’ai publiés, j’ai peur pour ce pays.

Dans ce livre, je montre, entre autres, que le Frère Qaradawi, très aimé de la confrérie, pousse les musulmans à immigrer en France, à y prendre la nationalité “pour que les choses changent” par le poids démographique, car, dit-il aussi, Rome sera conquise, mais cette fois, pas par la violence, mais par le nombre: immigration, manifestations de sans-papiers, légalisation, droit du sol, enfants français, naturalisation des parents, etc. Vous connaissez le processus. Je ne vois pas pourquoi Kamel Daoud et Mohamed Sifaoui ont été tellement choqués de cette allusion à la guerre. Pourquoi Qaradawi les pousse-t-il à immigrer en France “pour que les choses bougent” et que la charia s’y installe? N’est-ce pas pour une guerre qui aurait lieu un jour? Est-ce que les gens aiment l’idée de la charia appliquée à eux-mêmes? Non. Surtout les Algériens qui, m’a dit mon ami Boualem Sansal, sont de gros consommateurs de vin. Donc, chacun d’eux recevrait 80 coups de fouet chaque fois qu’il sentirait l’alcool. Et après plusieurs récidives, il serait tué. Vous croyez qu’ils en ont envie? Et en Tunisie, le pays qui adorait Bourguiba — l’homme qui dévoilait les femmes et qui interdisait la polygamie — croyez-vous qu’on soit content de voir régner la charia? La victoire de Qays Saïd (photo de droite), c’est l’instauration de la charia à plus ou moins court terme. 

Le comble est qu’il a un cancer. S’il mourait en fonction, le pire serait à craindre.

Lina Murr Nehmé, 13 octobre 2019

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Propagande frériste à Saint-Sever

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Le but de l’existence de l’organisation des Frères Musulmans est la restauration du califat, Etat islamique mondial. Et dans le califat, les femmes sont voilées. 

Hassan al-Banna, le fondateur des Frères Musulmans, préconisait et justifiait toutes sortes de châtiments, allant de la flagellation à la lapidation (etc.).

Et, toujours d’après les écrits d’Hassan al-Banna, on arriverait à cet Etat islamique ou califat, par étapes. 

Ainsi, il pensait commencer par influer sur les enfants et sur les parents en fondant des mosquées et des madrassas. (Et par le biais de conférences ou de cours du soir ciblant les parents.) Se faire aimer d’eux en leur octroyant non seulement une scolarité gratuite, mais aussi, des soins médicaux gratuits, des aumônes, etc. En quelque sorte, les Frères Musulmans étant une sorte d’Etat providence sans être au pouvoir. Mais ces services et leur ropagande leur donneraient assez de popularité pour avoir un poids politique. Et un jour, de prendre le pouvoir, d’imposer la dictature de la charia, et par la suite, d’annexer les autres nations jusqu’à reconstituer l’ancien califat des successeurs immédiats de Mahomet, et d’annexer “tout empan” sur terre où un musulman prie.

Exactement comme on le voit en France avec l’UOIF. Celle-ci est la branche principale des Frères Musulmans en France. Elle ne l’a pas reconnu ouvertement, et maintenant, elle le cache encore plus en se donnant le nom de “Musulmans de France”. 

Un faux nom: les musulmans de France, dans leur majorité écrasante, ne sont pas des Frères Musulmans. Mais les Frères Musulmans sont une organisation secrète. Du temps d’Hassan al-Banna, l’initiation était secrète, et l’affiliation aussi. Et pour garder le secret, il est permis, et même recommandé de mentir. C’est ce qu’on appelle la taqiya, autorisée face aux mécréants. (par un verset du Coran).

L’éducation étant le dada des Frères Musulmans pour arriver au pouvoir en formant une nouvelle génération à leur façon, on les voit fonder beaucoup de mosquées, d’écoles et d’écoles d’imams, dans un nombre qui n’a rien à voir avec leur importance réelle, mais avec un argent saoudien (du temps du roi Fayçal), et qatari ensuite. Et ils organisent beaucoup de conférences. 

Voici une affiche qui nous annonce une conférence du Frère Musulman Othman Iquioussen, fils du Frère Musulman Hassan Iquioussen. Rien de plus normal: on est entre Frères.

Ce qui ne l’est pas, c’est que cela se passe dans la Mairie annexe St- Sever. On suppose qu’Iquioussen le Jeune y aura préalablement voilé le buste de Marianne. Au moins en pensée.

Vous trouverez de quoi comprendre le vrai danger des Iquioussen père et fils, et ce qu’est la taqiya en question, dans la première partie de mon livre Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent.

Lina Murr Nehmé, 28 septembre 2019

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Kahina Bahloul, première “imame” de France ? (vidéo)

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Oussama Ben Laden aurait-il été esclavagiste?

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Les chefs des grandes organisations terroristes islamistes sunnites au XXe siècle, ont tous révéré Hassan el-Banna, fondateur des Frères Musulmans.

Ce fut surtout le cas des dirigeants d’al-Qaïda.

Oussama Ben Laden avait été converti par les Frères Musulmans Qutb et Azzam, et il était devenu un Frère. Il avait pour but de ramener le règne de la charia et de l’étendre sur toute la terre, en restaurant le califat. Tous les chefs d’al-Qaïda avaient ce but. Mais à partir du moment où Ben Laden autorisa Zarqawi à fonder al-Qaïda-Irak, ils eurent des discussions sans aménité, car la stratégie de Zarqawi était de massacrer les chiites pour diviser les Irakiens sur une base chiite-sunnite, afin de radicaliser les sunnites et de fonder le califat immédiatement. Ben Laden, lui, estimait qu’il ne fallait proclamer le califat qu’une fois qu’al-Qaïda et ses avatas seraient très forts.

Mais après la mort de Zarqawi, le 7 juin 2006, toutes les disputes étaient oubliées. Ben Laden envoya un discours enregistré dans lequel il louait Zarqawi. Les difficultés de communication étaient telles que le discours n’arriva et ne fut diffusé que le 30 juin.

A noter que c’est al-Jazeera qui était le destinataire privilégié des vidéos et autres enregistrements de Ben Laden. Elle joua un grand rôle dans sa propagande. Les organisations Frères Musulmans ou amies des Frères, s’entraidaient tout naturellement.

Baghdadi, le nouveau chef d’al-Qaïda-Irak, accomplit le rêve de Zarqawi, après avoir lui-même envoyé des hommes fonder al-Nosra, une branche d’al-Qaïda dont le but était de s’emparer de toute la Syrie, plus le Liban, Israël et les territoires palestiniens, et la Jordanie. D’où son nom d’al-Qaïda-Cham [al-Qaïda au Levant], ou Jabhat al-Nosra li ahl ach- Cham [Front de l’aide aux gens du Levant], et plus tard, Fatah-el-Cham [Conquête du Levant].

Mais remontons en arrière pour voir ce que disait leur mentor à tous, Hassan al-Banna, révéré par l’UOIF, Qaradawi et Tareq Oubrou:

« Nous espérons [dans le califat] une réforme totale et un salut rapide. Chaque jour qui passe et où la oumma n’accomplit pas un acte la sortant de sa décadence, la retarde en fait pour une longue période. Si les hommes comprenaient le salut qu’il y a pour eux dans l’appel des Frères Musulmans ! Et si la oumma suivait leur programme, il serait pour elle un succès, et leurs efforts, si on les y aidait, seraient couronnés de succès, la victoire ne venant que d’Allah, le puissant et le sage.

“On lit dans l’Authentique [Bokhari]… poursuit el-Banna, que le Prophète a dit à Moaz alors qu’ils marchaient ensemble : “Si tu veux, Moaz, je te parlerai de la tête de cette affaire et de sa queue. Sa tête, c’est que tu témoignes qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, qu’il n’a pas de compagnon et que Mahomet est son esclave et son messager. Le pilier, c’est l’observance des prières et le don de la zakat. Et le summum de la queue, c’est que tu fasses le djihad dans la voie d’Allah. Car j’ai reçu l’ordre de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils fassent les prières, paient la zakat, et témoignent qu’il n’y a de Dieu qu’Allah, qu’il n’a pas de compagnon et que Mahomet est son esclave et son messager. S’ils font cela, ils se seront épargnés et auront épargné leur sang et leurs biens, qui ne pourront plus leur être pris, sauf contre rétribution équitable”. »

Dans la mentalité islamiste, les femmes et les enfants font partie “des biens” des hommes, au même titre que les animaux. Si Ben Laden avait vécu libre, il aurait probablement été l’homme qui aurait rétabli l’esclavage. Car c’est lui qui, sans risque de doute possible, aurait été le calife — et Baghdadi se serait soumis à lui.

Lina Murr Nehmé, le 30 juin 2019

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Extrait du serment des Frères Musulmans

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C’est aujourd’hui l’anniversaire de la fondation, par Daech, du nouveau califat. Al-Qaïda étant un sous-produit des Frères Musujlmans, et Daech étant une branche d’al-Qaïda, il ne serait pas mauvais de méditer en ce jour sur cette partie du serment qu’Hassan el-Banna, grand-père de Tariq et Hani Ramadan, faisait prononcer à ses hommes lorsqu’il leur faisait subir leur initiation:

“5) Je crois que le musulman a le devoir de faire revivre l’Islam par la renaissance de ses différents peuples, par le retour de sa législation propre [la charia], et que la bannière de l’Islam doit couvrir le genre humain et que chaque musulman a pour mission d’éduquer le monde selon les principes de l’Islam. Et je promets de combattre pour accomplir cette mission tant que je vivrai et de sacrifier pour cela tout ce que je possède.

6) Je crois que tous les musulmans ne forment qu’une seule nation unie par la foi islamique et que l’Islam ordonne à ses fils de faire le bien à tous ; je m’engage à déployer mon effort pour renforcer le lien de fraternité entre tous les musulmans, et pour abolir l’indifférence qui existent entre leurs communautés et leurs confréries.

7) Je crois que le secret du retard des musulmans réside dans leur éloignement de la religion, que la base de la réforme consistera à faire retour aux enseignements de l’Islam et à ses jugements, que cei est possible, si les musulmans oeuvrent dans ce sens, et que la doctrine des Frères Musulmans réalise cet objectif.”

Cet extrait du serment qu’Hassan el-Banna faisait prononcer à ses hommes lorsqu’il leur faisait subir leur initiation, permet de comprendre la stratégie de l’UOIF (MF) et de Tareq Oubrou, qui n’ont jamais renié le fondateur.

Et de Tariq et Hani Ramadan qui le louent.

Que ces deux frères aient ou non subi une initiation importe peu, puisque leur père Saïd en a subi une, lui. Il a prononcé ces paroles, et il a éduqué ses fils en fonction de son serment. Et c’est lui qui a introduit les Frères Musulmans en Europe.

Le résultat permet de mesurer l’importance de son activité, notamment souterraine.

Lina Murr Nehmé, 29 juin 2019

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Phrase célèbre d’Hassan el-Banna, reprise avec son portrait. (AZ quotes.)

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Tariq Ramadan: le viol, les femmes et le Prophète (Causeur)

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Tariq Ramadan : dans Fatwas et caricatures, la stratégie de l’islamisme, un chapitre entier (“Tariq Ramadan : mentir pour séduire”) est consacré à ce représentant des thèses de Hassan el-Banna, son grand-père. Voir aussi notre livre : Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent (Salvator, 2017)

Tariq Ramadan a été fortement affaibli par l’impact de ses affaires privées. En même temps, on a laissé son enseignement intact. N’importe lequel de ses bons élèves, pour peu qu’il ait un soutien financier et soit prudent dans sa vie personnelle, pourra le remplacer en enseignant la même chose.


Quiconque travaille en profondeur sur les livres de Tariq Ramadan, sait qu’on ne peut pas comprendre son message sans tenir compte de ce que disent les livres sacrés dont il parle, et auxquels il se réfère sans cesse. L’histoire que je vais raconter date de février 2009. Elle montre comment Tariq Ramadan, rien qu’en manipulant des mots, parvient à dire à chacun ce qu’il veut entendre, et à empêcher la discussion quand elle l’embarrasse.

Tariq Ramadan, le défilement permanent

Fatwas et caricatures, la stratégie de l’islamisme, Salvator, 2015

En marge d’une conférence que Tariq Ramadan donnait avec l’islamologue Dominique Urvoy à l’Institut du Monde arabe (IMA) à Paris, je demandai la parole et dis :

— J’ai lu vos livres, Monsieur Ramadan. Vous dites qu’il faut suivre le Coran et la Sunna.

— C’est vrai.

— Eh bien, le Coran dit : « Couchez1 avec
autant de femmes que vous voudrez, deux, trois, quatre, et si vous
craignez de ne pas être équitables, alors, avec une seule ou avec ce que
possèdent vos mains droites »
, c’est-à-dire les esclaves. Et d’après le hadith, Mahomet a couché avec une petite fille, Aïcha, qui avait neuf ans.

— Votre question, Madame ?, dit le modérateur.

— Ma question est : faut-il faire ces choses ?

Tariq Ramadan se trouvait en France : il ne pouvait pas dire qu’il fallait épouser plusieurs femmes, coucher avec des petites filles, transformer les prisonnières de guerre en esclaves et les violer.

Il ne dit donc pas qu’il ne fallait pas faire ces actions. Il fit une réponse hors sujet :

— C’est vrai qu’il y avait des esclaves, mais autrefois, il y avait de l’esclavage partout. Mais les mœurs ont changé. Aujourd’hui, l’esclavage n’existe plus.

Tariq Ramadan s’abolit de l’esclavage

Tariq Ramadan ne disait pas la vérité. L’esclavage existait à cette époque, et l’homme qui le pratiquait de la façon la plus horrible était le dictateur soudanais Hassan Tourabi. Bien avant Boko Haram et Daech, Tourabi avait utilisé l’esclavagisme comme arme durant la guerre de religion qu’il avait menée contre les chrétiens et les animistes du Soudan.

Je démentis Tariq Ramadan, mais la foule s’insurgea contre moi, ce qui
lui permit de passer la question sous silence et de ne pas dire s’il fallait faire ce que disaient ces textes : pratiquer la polygamie, avoir des esclaves et coucher avec elles sans leur consentement.

Par ce silence, il contredisait à l’avance tout ce qu’il dirait, cinq ans plus tard, pour condamner Daech et l’esclavage sexuel.

« Le Prophète a, paraît-il, épousé une jeune femme (sic) de 9 ans »

Tariq
Ramadan traita de la même manière la seconde partie de ma question.
Quelques années plus tôt, il avait reconnu par écrit, dans un de ses
livres, qu’Aïcha avait six ans quand elle avait épousé Mahomet. Cette
fois, il prétendit que « le Prophète a, paraît-il, épousé une jeune femme (sic) de 9 ans ». Puis il dit que les musulmans sunnites s’appuyaient sur le hadith, « le Sahih Bokhari et le Sahih Moslem », précisa-t-il. Et que cet épisode ne pouvait pas être pris au sérieux car il venait de la Sira
(biographie) de Mahomet. C’était faux : le récit le plus connu de ce
mariage vient bien d’un hadith authentique du Sahih Bokhari. Cette
pirouette permit à Tariq Ramadan d’éviter de répondre à la question de
savoir s’il fallait coucher ou non avec des petites filles de cet âge.

Six ans plus tard, Tariq Ramadan n’a pas contesté le récit de l’intervention que j’ai faite dans un de mes livres (Fatwas et caricatures, la stratégie de l’islamisme, Salvator, 2015). En revanche, le compte-rendu de l’IMA que j’y citais a rapidement disparu. Mais j’en ai une copie, et son existence est attestée par un huissier.

Les « textes clairs » du Coran

En réalité, Tariq Ramadan n’a pas véritablement trompé son lecteur. Disciple du Frère musulman Qaradawi et du mentor de Qaradawi, Hassan al-Banna, il a annoncé la couleur dès le début. Ainsi, il affirme que son grand-père Hassan al-Banna est un réformateur. Or Hassan al-Banna défend les châtiments corporels comme la lapidation, la flagellation, l’amputation. Ce que Tariq Ramadan appelle « réforme » est donc le concept frériste de retour aux textes et d’application littérale de ces textes. Aussi, sa demande de moratoire – annoncée sur son site internet et reformulée devant Nicolas Sarkozy lors de leur débat télévisé – n’a aucun sens, puisqu’elle contredit des « textes clairs » du Hadith.

Tariq Ramadan, en effet, dit qu’il est interdit aux humains de contredire une donnée contenue dans « des textes clairs » du Coran ou de l’un des deux recueils de hadiths authentiques (Bokhari et Moslem). Une fois qu’il a posé ce postulat, il est évident qu’il ne pourra pas interdire à son public de pratiquer l’esclavagisme, la polygamie, la pédophilie et le viol des captives, puisque tout cela se trouve énoncé dans « des textes clairs », tel celui que j’avais cité pendant notre échange.

Les viols de la place Tahrir

L’Islamisme et les femmes, Salvator, 2017

En 2017, j’ai travaillé sur les viols de la place Tahrir du Caire lors de la révolution égyptienne. J’ai lu et entendu dire dans des vidéos que le viol était endémique en Égypte. Certains disaient carrément que les Égyptiens étaient un peuple de violeurs. Mais ceux qui se souviennent de l’Égypte d’autrefois savent que c’est faux. Alors pourquoi cette épidémie de viols sur la place Tahrir, allant jusqu’à une centaine de viols déclarés en un seul jour ?

Une partie de la raison est assez simple : pendant des années, les
Egyptiens ont subi la diffusion massive de vidéos de sermons ou d’appels
encourageant à rétablir l’esclavagisme pour résoudre les problèmes
financiers du pays, ou pour permettre à l’homme de satisfaire ses
instincts sexuels sur des femmes qui n’étaient pas les siennes « sans pécher » et sans « aller en enfer ».4
Considérer les femmes des autres religions comme des esclaves, ou les
musulmanes non voilées et non cloîtrées comme des dévergondées qui
peuvent être violées, entraîne l’homme à estimer qu’il a le droit de
leur infliger le « viol punitif » voire à les tuer.

Ce que doit entendre Décathlon

Dans ces conditions, croit-on que ce soit innocemment que ceux qui s’opposent au hijab de running de Décathlon ont été victimes d’un tel tollé ? Savez-vous ce qui arrive aux femmes non voilées dans certains quartiers ?

Par une coïncidence tragique, l’actualité nous présente l’affaire du hijab de running, puis la plainte portée par Tariq Ramadan contre des femmes qui disent avoir été violées par lui, la veille du 25e anniversaire de l’assassinat de Katia Bengana. Cette jeune fille de 17 ans a été tuée par des islamistes en Algérie, le 28 février 1994, parce qu’elle refusait de porter le voile.

Katia Bengana, assassinée par un islamiste algérien, est devenue un symbole de résistance aux islamistes

Ce qu’on ne raconte pas en France, c’est qu’en Algérie toujours, « des imams sont la cible d’agressions quotidiennes de la part d’éléments salafistes cherchant à prendre le contrôle de ces lieux de culte dans plusieurs wilayas du pays »5 : des éléments qui veillent et rêvent de reprendre la main à la manière de Mohamed Morsi.

Lina Murr Nehmé

https://www.causeur.fr/tariq-ramadan-viol-femmes-prophete-159448

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Katia Bengana, assassinée pour avoir refusé le voile

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En 1994, en Algérie, les islamistes, désireux d’imposer à l’Algérie l’Etat islamique, avaient imposé aux étudiantes et aux lycéennes le port du voile.

Katia Bengana refusa et déclara ce qu’elle pensait. Traitée de dévergondée par certains camarades pour avoir refusé ce symbole de “pudeur”, elle fut plusieurs fois menacée de mort, et apparemment dénoncée, puisque, le 28 février 1994, alors qu’elle marchait dans la rue avec une amie, un homme armé fit signe à l’amie de partir, et tira sur Katia. Cela se passait en plein jour, dans une rue de sa ville natale de Meftah, à Blida.

Katia était une enfant: elle avait 17 ans seulement.

Une pensée pour sa mémoire: elle est morte il y a 25 ans, jour pour jour.

Lina Murr Nehmé, 27 février 2019

Voici la lettre posthume que lui écrivit son père, publiée dans Le Matin d’Algérie en 2010 :

Le 28 février 1994 – le 28 février 2010, voilà déjà 16 ans depuis ton assassinat par l’intégrisme religieux pour avoir refusé de porter le voile… Et depuis cette date, ta mère n’a pas cessé de te pleurer chaque jour que Dieu fait. Aujourd’hui ma chère Katia, je tiens à t’annoncer que ta mère est venue te rejoindre pour de bon dans sa dernière demeure en cette date du 23.01.2008 vers 23 heures environ.

Prends soin de ta mère, ma chère Katia. Fasse Dieu qu’elle ne manque de rien avec toi. Rassure-la que de notre côté tout va bien, et qu’elle n’a pas à se faire de soucis surtout pour Celia, la dernière de la famille. Car ici-bas, tu lui as beaucoup manqué, Katia. Elle a manqué de tout à cause de cette politique favorable à l’intégrisme religieux de la part de ceux qui sont censés nous protéger et nous rendre justice. Ta perte cruelle, son chagrin, son désespoir, ses souffrances, ton deuxième assassinat à travers cette réconciliation nationale ont fait que ta mère et moi-même n’avons pas pu tenir le coup. La non-prise en charge de notre situation dramatique par l’Etat, les difficultés matérielles et sociales suite à ta disparition ont fait que ta mère n’a pas pu résister à sa maladie qui n’a pas été prise en charge afin de la sauver d’une mort prématurée par manque de moyens et de désespoir.

Aussi, j’accuse le pouvoir algérien de nous avoir abandonnés à notre sort. J’accuse ceux qui ont relâché et pardonné à ces sanguinaires aux mains tachées de sang. J’accuse le pouvoir algérien pour ses sympathies avec les bourreaux de nos parents. J’accuse cette réconciliation pour la paix qui a glorifié et amnistié ces monstres assassins de plus de deux cent mille civils innocents et autres corporations confondues. J’accuse tous ceux qui ont voté pour ce référendum de la honte. J’accuse cette réconciliation qui a consacré l’impunité et qui a ignoré la justice. J’accuse tous ceux qui ont été indifférents à notre douleur. J’accuse tous ceux qui ont été favorables à cette mascarade de vente concomitante d’êtres humains, de civils et autres pour simplement plaire aux maîtres et par la même occasion obtenir quelques miettes en contrepartie de leur soumission et servitude. J’accuse cette réconciliation qui nous a assassinés une deuxième fois à travers cette idéologie arabo-baâthiste pour faire de nous des Arabes par la force et malgré nous. J’accuse tous ceux qui instrumentalisent la religion pour se maintenir au pouvoir en sacrifiant des civils et autres. J’accuse tous ceux qui utilisent la religion pour y accéder en assassinant des innocents. J’accuse tous ceux qui utilisent la religion pour nous détourner de nos racines, de nos coutumes, de nos traditions et de notre langue historique et ancestrale (…)

M. Bengana

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