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Le «lundi des clous»

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Communiqué distribué, et confirmé par le site des Forces Libanaises (8 décembre 2019)
https://www.lebanese-forces.com/2019/12/07/revolution-lebanon-government/
Au cas où la page des FL serait supprimée après le 8 décembre, une archive de constatatation est disponible en suivant ce lien : https://www.easyconstat.com/v?id=0068965JOGY5 

Un membre de ma famille a reçu ce matin le document ci-dessus, appelant à couper les routes qui mènent au palais présidentiel libanais, afin d’empêcher les députés de nommer un Premier ministre. Il me l’a envoyé sans savoir si c’était un canular ou non.

Le document cite un communiqué présenté comme émanant de « la révolution du Liban » et du « mouvement populaire ». Il appelle à fermer les routes menant à Baabda où doivent avoir lieu les consultations parlementaires, le 9 décembre 2019. Et pour empêcher les forces de l’ordre de rouvrir ces routes, il préconise des jets de clous, et insiste sur cela, soulignant l’expression qui est également mise en rouge (italiques) :

« … Désobéissance civile totale à l’aube du lundi, fermeture de toutes les routes attenantes ; répandre des clous sur toutes les routes secondaires et principales, en plus des routes traditionnelles.

« L’Acte des clous est une escalade qui rendra les forces de l’ordre incapables de rouvrir les routes.

« D’avance, nous en sommes désolés : notre ambition est un Liban meilleur. »

En lisant, j’ai, moi aussi, cru à un canular. Mais non ! C’est sérieux, du moins pour Samir Geagea. Vous trouvez sur son site un article portant ce titre : « La révolution fait tomber le gouvernement avant le lundi des clous ».

Captures d’écran prises le 7 décembre 2019. (Site web du parti des Forces Libanaises)
https://www.lebanese-forces.com/2019/12/07/revolution-lebanon-government/
Au cas où la page des FL serait supprimée après le 8 décembre, Au cas où la page des FL serait supprimée après le 8 décembre, une archive de constatatation est disponible en suivant ce lien : https://www.easyconstat.com/v?id=0068965JOGY5  

Pourtant, il ne faut pas beaucoup de monde pour fermer une route: quelques dizaines de personnes suffisent. Or le communiqué que j’ai reçu ce matin dit que c’est le peuple qui parle. Si c’est vraiment le peuple, il n’a qu’à descendre dans la rue, et les routes seront bouchées : il y a 4,4 millions de Libanais résidents.

Le « peuple » appréciera-t-il de traverser des routes parsemées de clous ?

En fait, le peuple n’aime pas les barrages du tout. Les miliciens en civil sont régulièrement obligés de refaire la tournée des routes pour les fermer avec des barricades improvisées. Et ils sont si peu nombreux qu’ils ne peuvent pas se permettre de laisser des sentinelles pour protéger l’existence du barrage. Ils laissent donc les obstacles se garder tout seuls, pendant qu’ils vont fermer d’autres routes. Mais les habitants du quartier ne collaborent pas à la fermeture de leurs routes. Les forces de l’ordre viennent rapidement les rouvrir.

Bien sûr que les gens n’ont pas envie de voir leurs routes fermées. Tous ont payé les impôts qui ont permis de les construire, et tous estiment avoir le droit de les utiliser. Ils ne voient pas pourquoi certains s’arrogeraient le droit de les priver de la liberté de déplacement que leur octroie la loi.

En désespoir de cause, les miliciens en civil ont appelé à parsemer de clous les routes, toutes les routes qui mènent à Baabda, mettant en danger les enfants qui vont à l’école et bloquant les ambulances des trois hôpitaux de Baabda (et d’autres hôpitaux aussi pour ceux qui viennent de Sayyad et vont à l’hôpital al-Hayat).

Carte Google sur laquelle sont signalés les trois hôpitaux de Baabda et leur position par rapport au palais présidentiel où ont lieu les consultations parlementaires.

Donc, lundi 9, grève des crises cardiaques. Grève des dialyses et des chimiothérapies, des radiothérapies, des accouchements. Grève des fractures du tibia. Interdit de laisser votre bébé naître ce jour-là, ou d’avoir un enfant qui tombe et se fend le cuir chevelu. Vous lui direz : « C’est ta faute ! Tu n’avais qu’à tomber jeudi ou vendredi. » Interdit d’avoir un accident du travail. Dites aux machines et aux couteaux de prendre rendez-vous avant de frapper, car lundi, c’est fermé, et il faudra attendre que les clous soient retirés et les routes rouvertes.

Maintenant, racontons d’où vient cette idée des clous.

Wadih al-Asmar est un informaticien travaillant au Qatar. Il y a quelques semaines, il a appris qu’à Beyrouth, des gardes du corps, dans un convoi officiel, avaient tiré en l’air pour disperser des manifestants qui s’étaient jetés devant leurs voitures. Ces manifestants voulaient en effet empêcher les députés de se réunir. Du Qatar, Wadih al-Asmar écrit sur Twitter :

« J’ai entendu dire que les voitures des députés, ne peuvent plus rouler s’il y a de l’huile, du mazout et des clous sur le sol. Surtout dans les montées et les descentes. Pensez-vous que ce que je dis soit vrai ? Bien sûr, nous ne voulons faire de mal à personne. On peut mettre une pancarte pour les avertir que la route est coupée. »

Tweet de Wadih al-Asmar appelant à jeter de l’huile ou du mazout et des clous sur la route pour empêcher le passage des voitures des députés

Wadih al-Asmar s’explique dans un commentaire : l’huile et les clous ne font pas glisser, ils bloquent seulement la voiture. Puis il se contredit en disant que quand on jette des œufs sur des automobiles, cela peut les faire déraper aussi: il raconte que lorsqu’il était à Paris, il avait jeté des œufs sur la voiture de l’ex-Président Lahoud. Elle avait ainsi dérapé, et failli entrer dans un mur au Trocadéro. D’après son récit, donc, il est dangereux de répandre des matières dérapantes sur la chaussée !

Un internaute fait remarquer à Wadih al-Asmar que ce qu’il préconise n’est pas une opération pacifique, mais un comportement terroriste: l’huile et les clous peuvent tuer des gens qui ne sont pas députés, et détruire des biens publics ou privés qui n’appartiennent pas aux officiels. D’autres demandent si c’est ainsi que Wadih al-Asmar fera du Liban un endroit meilleur (comme il l’a écrit sur son statut). Une internaute s’étonne qu’une telle idée vienne d’un militant des droits de l’homme.

Wadih al-Asmar est en effet le secrétaire général du Centre libanais pour les Droits de l’Homme. Et il est le président d’Euromed, qui regroupe plus de 80 organisations de droits de l’homme des deux côtés de la Méditerranée.

Cet homme courageux milite pour donner de la visibilité aux homosexuels dans le gentil Liban. Au Qatar, par contre, Wadih al-Asmar se tait face à la persécution des homosexuels. Il se tait même quand, en violation des accords avec la Fédération internationale de Football, le gouvernement qatari fait censurer dix articles de l’édition internationale du New York Times parce qu’ils traitent des LGBT.

Tweet de Minky Worden protestant parce que le Qatar a censuré une dizaine d’articles du New York Times parlant des LGBT
New York Times: articles LGBT censurés dans l’édition destinée au Qatar

Non, visiblement, la persécution des homosexuels ne dérange pas outre mesure Wadih al-Asmar quand c’est au Qatar que cela se passe. Durant des mois, il a épinglé en tête de sa page Twitter, cette pensée très profonde : « Se regarder dans la glace tous les matins sans avoir honte de mes actes, voilà ce [sic] guide mes pas. »

On ne peut qu’admirer une telle assurance.

Pour en revenir à l’huile et aux clous sur la chaussée, le conseil de Wadih al-Asmar n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Quelques jours plus tard, des miliciens en civil s’en emparent pour couper les routes et empêcher les forces de l’ordre de les rétablir aussitôt. Mais ils estiment que les clous ne tiennent pas assez bien debout sur le bitume. Ils les remplacent par des tessons de bouteilles, qu’ils jugent plus efficaces. L’armée les arrête et publie les photos de ce gentil matériel.

Matériel pris par l’armée libanaise à des miliciens en civil, voulant fermer durablement les routes en y répandant de l’huile et des tessons de bouteilles (novembre 2019)

Alors le militant des droits de l’homme au courage infini, Wadih el-Asmar, s’empresse d’ôter son tweet qui aurait innocenté ces jeunes gens en montrant qu’ils avaient été inspirés par un homme qui a l’oreille de la communauté internationale en matière de droits de l’homme, et qui affirme travailler à « faire du Liban un endroit meilleur ».

Mais un tel tweet ne disparaît pas. Il en existe des dizaines de captures d’écran, et le tweet de l’huile et des clous réapparaît bien vite sur Twitter. Michel Eléftériadès publie sa capture et rappelle à Wadih el-Asmar que la loi libanaise prévoit pour la personne qui appelle à commettre un crime, le châtiment même prévu pour ce crime, qu’il ait été commis ou non.

Plusieurs commentateurs avaient accusé Wadih el-Asmar d’avoir poussé au terrorisme. Ils ne croyaient pas si bien dire ! L’idée, en effet, vient d’al-Qaïda. C’est elle qui a appelé à répandre sur les routes de l’huile et des clous en « pays mécréants ».

Al-Qaïda, on le comprend, veut tuer les mécréants. Mais Wadih el-Asmar, qui veut-il tuer ? Il se dit militant des droits de l’homme. Mais de quels hommes ?

Lina Murr Nehmé, 8 décembre 2019

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Daesh en Algérie

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Il est vrai que Daesh ment comme pas deux, mais voilà que l’Etat algérien lui-même reconnaît que l’Etat islamique, s’étant frayé un chemin sanglant depuis le Nigéria grâce à Boko Haram, se bat maintenant en territoire algérien.

Son but, comme je l’ai écrit il y a quelques mois, est de traverser la Méditerranée jusqu’en Italie, et de là, jusqu’au reste de l’Europe. Les manifestations qui ont lieu un peu partout peuvent faire plier un gouvernement, elles ne servent à rien face à Daesh. Et comme le FLN n’a nulle envie de quitter le pouvoir, les élections algériennes pourraient être truquées. Il y aurait alors un bras de fer dont les islamistes sortiraient nécessairement gagnants, comme ce fut le cas à l’issue de tous les Printemps Arabes, sans exception.

Dans ce communiqué, Daesh annonce que, le 24 rabih awwal 1441 (21 novembre 2019), il a tué huit soldats algériens, dont un officier, dans la région de Tamanrasset.

L’Algérie, de son côté, reconnaît être attaquée par Daesh, et avoir connu plusieurs accrochages en divers lieux (ce qui veut dire que Daesh gagne du terrain en Algérie). Mais l’Algérie n’a pas encore annoncé de martyrs. Je n’aurais cependant pas une confiance aveugle en la parole du FLN et de l’armée, qui n’ont pas intérêt, à la veille des élections, de diminuer leurs propres chances de victoire. Les islamistes algériens, au contraire, ont intérêt à propager ce communiqué pour démoraliser l’adversaire.

Remarquez que Daesh appelle les soldats algériens “apostats”. S’il y a vraiment eu huit martyrs algériens, c’est, probablement qu’elle a gagné la bataille et les a tués en tant que prisonniers. Vous rappelez-vous le “Pas de prisonniers!” du film “Lawrence d’Arabie”?

Un des chefs de Daesh haranguant ses moudjahidine avant d’aller à l’attaque de l’armée malienne prétendument “apostate”. On n’ose imaginer ce qu’il leur dit.

Lina Murr Nehmé, 1er décembre 2019

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Censure sur Facebook

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Vous n’êtes pas sans savoir que lorsqu’on traite de sujets sensibles, on a beaucoup de problèmes sur FB. J’en ai eu beaucoup avec la page, mais évidemment, ce n’était pas la peine de déranger en le disant. On me chicanait pour que je prouve ceci et cela, et durant des jours ou des heures, l’administration de la page m’était refusée. J’ai tout de même pu continuer, car justement pour éviter des problèmes de ce genre, la page a plusieurs administrateurs, ce qui nous permettait de poursuivre le travail même quand l’un de nous était bloqué.

Aujourd’hui, c’est le profil “Lina Murr Nehmé” qui a été supprimé par Facebook pour, disent-ils, une des raisons invoquées dans la liste ci-dessous:

– Le soutien à une organisation ou à un groupe violent et/ou criminel
– Les menaces crédibles à l’encontre d’autrui ou la promotion de l’auto-mutilation
– Les attaques à l’encontre d’autrui
– Les propos incitant à la haine ou attaquant directement des personnes à cause de leur origine ethnique, ethnicité, origine nationale, religion, sexe, genre, orientation sexuelle, infirmité ou état de santé
– Les contenus présentant des actes de violence à l’encontre de personnes ou d’animaux, y compris les violences sexuelles
– La vente de drogues et de médicaments

Honnêtement, est-ce que j’ai fait une de ces choses? 

Cela ne peut être dû au post que j’ai mis ce matin, au sujet de Daesh, car il n’a pas été retiré. Aucun de mes posts n’a été retiré. Ce sont donc les recherches que j’ai faites pour écrire ce dernier post, qui ont poussé FB à prétendre que j’appartiendrais à une organisation terroriste? Il y a tant de terroristes qui courent les rues et ne sont pas arrêtés, alors qu’une historienne qui tente d’aider, de prévenir le public en faisant les recherches nécessaires pour cela, serait soupçonnée de terrorisme?

Ceci est-il acceptable?

A propos, quelqu’un aurait-il une capture d’écran récente de ma page de profil “Lina Murr Nehmé”? (avec accent à la fin). 

Merci

Lina Murr Nehmé, 1er décembre 2019

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Être médecin en “terre de mécréance” ?

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La France “terre de mécréance” pour des médecins en France? Quelle médecine vont-ils prodiguer? Le titre le dit: la médecine religieuse, du genre: ventouses ou (ce n’est pas dit ici, mais cela fait partie de la médecine dite “prophétique”): battre le patient en prétendant qu’il a un djinn et que c’est le djinn que l’on torture ainsi. Il en meurt parfois, mais ce n’est pas grave, on passe à un autre patient. (Voir les textes concernant cette pratique, appelée “roqya chariyya”, et les explications dans L’islamisme et les Femmes

Lina Murr Nehmé, 30 novembre 2019

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Esclavage des noirs à la Mecque

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Avant de faire des films sur des histoires d’esclaves (noirs) tués pour l’islam, il faudrait traiter la question des esclaves noirs à la Mecque, qui y sont encore. Car la biographie de Mahomet (Sira) ne dit pas que des musulmans aient été tués pour leur foi à La Mecque au temps de Mahomet ! 

Lina Murr Nehmé, 29 novembre 2019

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Julian Assange en danger de mort

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Appel urgent ! Julian Assange est en danger de mort

Julian Assange a livré des informations que dissimulent les politiques censés représenter les citoyens, et les médias censés informer.

Julian Assange a eu des relations sexuelles avec des femmes. Aucune violence, mais il a refusé de faire un test de dépistage du sida pour les rassurer. Elles sont allées porter plainte. La police leur a répondu qu’il n’était pas possible de porter plainte pour un motif de ce genre. Alors elles ont porté plainte pour viol. 

Aujourd’hui, en tout cas, il n’y a pas de plainte, mais l’homme est toujours en prison. 

En revanche, il y a des plaintes contre Tariq Ramadan, qui court les rues. Il est accusé de viol avec violences particulièrement troublantes. Il a pu s’en tirer en sortant les sms des plaignantes qui montrent qu’elles n’avaient pas résisté à son charme, même après les dates des violences. Soit. Laissons faire les enquêteurs. 

Julian Assange a livré des informations vraies. Tariq Ramadan, lui, a caché le véritable message qu’il livrait au public français et européen.

Le véritable enseignement de Tariq Ramadan a poussé les hommes à révérer des textes qui leur donnent toute latitude en matière de viol et de coups jusqu’à ce qu’elles soient obéissantes.

Tariq Ramadan est en liberté malgré son enseignement, et Julian Assange est en prison malgré les services qu’il a rendus en révélant les basses œuvres. Parmi les documents américains secrets dévoilés par Wikileaks, j’en ai trouvé concernant d’importants massacres de chrétiens au Pakistan. Pouvez-vous me dire pourquoi un tel document est tenu secret? J’aimerais savoir. 

Plus facile à comprendre, le document, également publié par Wikileaks, qui révèle que Geagea a demandé de l’argent à l’Arabie Saoudite, pour entretenir ses miliciens, et s’est dit prêt à aller en Arabie en discuter. Discuter du marché bien sûr. Comme il y va régulièrement, on comprend que ce marché est en cours. Pourquoi l’Occident prend-il au sérieux un homme dont il a été démontré qu’il s’est vendu à l’ennemi du Liban ?

D’autres documents publiés par Wikileaks montrent comment l’Arabie Saoudite achète les journalistes en Occident aussi. N’y a-t-il là rien d’intéressant pour des citoyens occidentaux, et pour des Anglais en particulier ?

Et vous, Français, est-ce que Julian Assange ne mérite pas autant que Tariq Ramadan, d’être libéré? Surtout qu’actuellement, il faut le redire, il n’y a aucune plainte contre Assange, alors qu’il y en a plusieurs contre Tariq Ramadan. 

Pourquoi Tariq Ramadan est-il libre alors que Julian Assange, aux dires de Nils Melzer, le rapporteur de l’ONU sur la Torture, est soumis en prison à une “torture psychique”?

En outre, il est en butte à des interdictions de soins médicaux depuis qu’il était réfugié dans l’ambassade. Il est mis dans un tel état qu’il va mourir si rien ne change.

Est-il juste qu’un homme meure pour la liberté d’informer le public, notamment le public occidental, au sujet des manœuvres louches de ses dirigeants dans le monde? Peuples d’Occident, autant que vous sachiez ces manœuvres, puisque vous en mourez, et que vous en mourrez.

Ci-dessous, un appel lancé par plus de 65 médecins britanniques pour demander à leur pays d’autoriser une intervention médicale urgente pour sauver la vie de Julian Assange.

Ceux qui ont tant fait pleurer sur la santé de Tariq Ramadan, jetteront-ils une parole pour essayer de tirer Julian Assange du “danger de mort” dans lequel il est? 

Y aura-t-il un sursaut de conscience de la part des politiciens et des médias?

Lina Murr Nehmé

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Les médecins exigent une intervention médicale «urgente» pour sauver la vie de Julian Assange
Par Laura Tiernan
25 novembre 2019

Plus de 65 médecins éminents du Royaume-Uni et du monde entier ont publié une lettre ouverte appelant à une action urgente afin de protéger la vie du fondateur et journaliste emprisonné WikiLeaks, Julian Assange.

Les médecins préviennent les conséquences graves si Assange n’est pas transféré de la prison de Belmarsh dans un hôpital universitaire où il peut être évalué et traité par une équipe médicale experte.

«Si une telle évaluation et un tel traitement étaient si urgents, a-t-il écrit, nous avons de réelles inquiétudes, compte tenu des éléments de preuve actuellement disponibles, selon lesquels M. Assange pourrait mourir en prison. La situation médicale est donc urgente. Il n’y a pas de temps à perdre. “

Leur lettre est adressée à la ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni, Priti Patel, et a été transmise à Diane Abbott, la secrétaire de Shadow Home du Labour.

L’intervention extraordinaire des médecins au milieu des élections générales britanniques coïncide avec une vague d’opposition populaire à la persécution impitoyable d’Assange par l’État. La journaliste d’origine australienne risque l’extradition vers les États-Unis et une peine de 175 ans de prison pour avoir révélé des crimes de guerre perpétrés par les États-Unis en Irak et en Afghanistan.

Le Dr Stephen Frost, spécialiste en radiologie diagnostique, a commencé la rédaction de la lettre ouverte avec des collègues à la fin octobre. Il a été poussé à agir après avoir lu le récit déchirant de la comparution d’Assange le 21 octobre devant le Magistrates Court de Londres, écrit par l’ancien diplomate britannique et lanceur d’alerte Craig Murray.

«J’ai été choqué», se souvient Frost. «En tant que médecin, j’ai soudainement compris que la situation était bien pire que ce que je pensais auparavant et que je devais faire quelque chose.”

Les signataires ont soutenu les conclusions sur Assange du rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer. Melzer a visité Assange à la prison de Belmarsh le 9 mai avec deux experts médicaux. Son équipe a découvert qu’Assange souffrait des effets de la «torture psychologique» prolongée après près d’une décennie de détention arbitraire et de persécution par l’État.

Le 1 er novembre, Melzer a averti: «M. Assange continue d’être exposé à l’arbitraire et aux abus qui pourraient bien lui coûter la vie. “
Dr. Stephen Frost

Frost a déclaré que l’intervention de Melzer avait été critique. «Il a fait son travail sans crainte et il a été ignoré. Mais il était un expert dans son domaine et nous avons respecté son opinion. Vous pouvez dire quand quelqu’un dit la vérité. “

Les médecins en chef au Royaume-Uni, ainsi qu’en Suède, aux États-Unis, en Australie, en Allemagne, en Italie et au Sri Lanka ont signé la lettre ouverte. Ils comprennent des psychiatres renommés, des psychologues cliniciens, des neurologues, des chirurgiens et des médecins généralistes.

«Les médecins ont l’obligation professionnelle de signaler les cas de torture présumés dont ils ont connaissance, où que ce soit», écrivent les signataires. «Ce devoir professionnel est absolu et doit être accompli quel que soit le risque encouru par les médecins.»

La lettre présente une chronologie de la détérioration de la santé d’Assange au sein de l’ambassade équatorienne, le gouvernement britannique lui refusant à plusieurs reprises l’accès à des soins hospitaliers. En décembre 2015, le groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a estimé que «la santé de M. Assange aurait pu se détériorer à un point tel que rien de plus qu’une maladie superficielle mettrait sa santé en danger».

La chronologie médicale de la lettre se termine par la spirale descendante actuelle d’Assange à l’intérieur de Belmarsh. Les signataires font état de leurs «préoccupations sérieuses» quant à l’aptitude d’Assange à subir son procès en février 2020. Des audiences d’extradition d’une semaine vont commencer aux États-Unis le 24 février. Assange reste confiné au “service de santé” de la prison de Belmarsh – décrit par les prisonniers comme “l’enfer”. quartier.”

Un addendum à la lettre ouverte fait état d’un «climat de peur et d’intimidation autour de la fourniture de soins médicaux à M. Assange». Il fait état d’un expert en psychologie qui s’est plaint de «difficultés à trouver des médecins qui soient disposés à examiner M. Assange» en raison de leurs difficultés. peur des représailles du gouvernement. Les signataires concluent que “tout cela se joue au cœur de Londres depuis de nombreuses années est une source de grande tristesse et de honte pour beaucoup d’entre nous”.

Avec leur lettre ouverte, les médecins britanniques et internationaux refusent de se faire taire. Ils ont honoré leurs obligations professionnelles et pris une position courageuse pour protéger la vie de Julian Assange.

Comme le Dr Frost l’a déclaré au World Socialist Web Site : «Parfois, en médecine, comme dans d’autres sphères de la vie, des situations extraordinaires ne peuvent être résolues qu’en effectuant un saut éclairé dans l’inconnu et en recherchant des solutions extraordinaires».

La lettre ouverte est publiée ici . Les médecins du monde entier peuvent ajouter leur nom à la liste actuelle des signataires en contactant: doctors4assange@gmail.com

Lina Murr Nehmé, 27 novembre 2017

[weeshare]

Oriana Fallaci et Khomeiny

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Il est étrange de voir s’enthousiasmer pour les femmes qui enlèvent leur tchador et combattent le régime iranien islamique, les mêmes intellectuels qui s’étaient passionnés, en 1979, pour Khomeiny. Pourtant, celui-ci était bien pire que ses successeurs, et cela se voyait quand on parcourait ses discours. 

Il est bon de se souvenir de la femme qui a osé se dévoiler quand c’était dangereux, c’est-à-dire en présence de Khomeiny lui-même et dans son antre: Oriana Fallaci, qui l’a interviewé en 1979. Il y a eu entre eux le dialogue suivant: 

Oriana Fallaci: — S’il vous plaît, Imam, il y a encore beaucoup de choses que je veux vous demander. Par exemple, ce tchador qu’ils m’ont fait porter pour venir chez vous, et sur le port duquel vous insistez pour toutes les femmes. Dites-moi, pourquoi les obliges à se cacher, tout emballées dans ces vêtements inconfortables et absurdes, qui rendent difficile le travail et les déplacements? Et pourtant, même ici, les femmes ont démontré qu’elles étaient égales aux hommes. Elles se sont battues comme les hommes; et elles aussi ont été emprisonnées et torturées. Elles aussi ont aidé à faire la révolution [islamique].

Khomeiny: — Les femmes qui ont contribué à la révolution étaient et sont toujours des femmes en robe islamique, et non des femmes élégantes maquillées comme vous, qui vont découvertes en traînant derrière elles une queue d’hommes. Les coquettes qui se maquillent et vont dans la rue en montrant leur cou, leurs cheveux, leurs formes, ne se sont pas battues contre le chah. Celles-là n’ont jamais rien fait de bien. Elles ne savent être utiles, ni socialement, ni politiquement, ni professionnellement. Car en se découvrant, elles distraient les hommes et les contrarient. Ensuite, elles en distraient et en bouleversent aussi d’autres.

— Ce n’est pas vrai, Imam. En tout cas, je ne parle pas seulement d’un bout de tissu, mais de ce qu’il représente: la condition de ségrégation dans laquelle les femmes ont été replongées, après la révolution. Le fait, par exemple, qu’elles ne puissent ni étudier à l’université avec des hommes, ni travailler avec des hommes, ni aller à la plage ou à la piscine avec des hommes. Elles doivent se baigner à part, en portant tchador. Au fait, comment nagez-vous en tchador?

K:— Cela ne vous regarde pas.

— Je dois encore vous demander beaucoup de choses. À propos du tchador, par exemple, que j’ai été obligé de porter pour venir vous interviewer et que vous imposez aux femmes iraniennes … Je ne parle pas seulement de la robe, mais de ce qu’elle représente. Les femmes iraniennes sont victimes d’apartheid depuis la révolution. Elles ne peuvent pas étudier à l’université avec des hommes, elles ne peuvent pas travailler avec des hommes, elles ne peuvent pas nager dans la mer ou dans une piscine avec des hommes. Elles doivent tout faire séparément, en portant leur tchador. Au fait, comment pouvez-vous nager avec un tchador?

— Rien de tout cela ne vous regarde. Nos coutumes ne vous regardent pas. Si vous n’aimez pas la robe islamique, vous n’êtes pas obligée de la porter, car elle est destinée aux jeunes femmes et aux dames respectables.

— C’est très gentil de votre part, Imam. Puisque vous me le dites, je vais me débarrasser immédiatement de ce stupide chiffon médiéval. Là! C’est fait. 

(Interview publiée par le New York Times. Traduction Lina Murr Nehmé)

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Part of Oriana Fallacci’s interview with Ayatollah Khomeiny: 

FALLACI: Please, Imam, there are many things I still want to ask you. For example, this chador that they made me put on, to come to you, and which you insist all women must wear. Tell me, why do you force them to hide themselves, all bundled up under these uncomfortable and absurd garments, making it hard to work and move about? And yet, even here, women have demonstrated that they are equal to men. They fought just like the men, were imprisoned and tortured. They, too, helped to make the revolution.

KHOMEINI: The women who contributed to the revolution were, and are, women with the Islamic dress, not elegant women all made up like you, who go around all uncovered, dragging behind them a tail of men. The coquettes who put on makeup and go into the street showing off their necks, their hair, their shapes, did not fight against the Shah. They never did anything good, not those. They do not know how to be useful, neither socially, nor politically, nor professionally. And this is so because, by uncovering themselves, they distract men, and upset them. Then they distract and upset even other

FALLACI: That’s not true, Imam. In any case, I am not only talking about piece of clothing, but what it represents. That is, the condition of segregation into which women have been cast once again, after the revolution. The fact that they can’t study at university with men, or work with men, for example, or go to the beach or to a swimming pool with men. They have to take a dip apart, in their chadors. By the way, how do you swim in a chador?

KHOMEINI: This is none of your business. Our customs are none of your business. If you do not like Islamic dress you are not obliged to wear it. Because Islamic dress is for good and proper young women.

FALLACI: That’s very kind of you, Imam. And since you said so, I’m going to take off this stupid, medieval rag right now. There. Done. 

(New York Times)

Lina Murr Nehmé, 26 novembre 2019

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Samir Khatib candidat au poste de premier ministre

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Dernière minute: Samir Khatib présente sa candidature au poste de Premier ministre, malgré tous les scandales associés à son nom!

Ingénieur et entrepreneur, Samir Khatib a conseillé les premiers ministres Rafic Hariri, Fouad Siniora et Saad Hariri. Il a fait avec eux plusieurs arrangements de gré à gré pour des marchés publics qui auraient dû être accordés suite à des appels d’offres. Le cas le plus connu est celui sur la fibre optique.

Ces petites combines s’appellent “arrangements entre amis” ou si vous voulez, “corruption”. Samir Khatib a présenté sa candidature au poste de premier ministre, étant soutenu, à l’étranger, par l’Arabie saoudite (c’est-à-dire aussi par les Etats-Unis), et localement, par tous les compères corrompus avec lesquels il a fait des affaires. Sauf qu’Hariri annonce qu’il ne publiera son choix que durant les consultations parlementaires. Visiblement, pour obtenir des avantages.

Samir Khatib au pouvoir, c’est comme si on y ramenait Fouad Siniora. On les voit sur la photo ci-dessous, à l’occasion d’une cérémonie qu’il a offerte en l’honneur de ce dernier. Il le lui doit bien, avec tout l’argent public qu’il lui a fait gagner illégalement !

On peut gager que si Samir Khatib est élu, il protègera tous les corrompus qui l’ont favorisé. Mais bien sûr, la corruption va continuer, tant que l’Arabie et les grandes puissances seront celles qui décident de l’identité d’un candidat!

Je crois pourtant qu’il ne fera pas long feu, car les printemps arabes n’ont pas pour but le salut et la fin de la corruption, mais le chaos qui favorise une corruption plus grave encore.

Lina Murr Nehmé, 26 novembre 2019

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Indentité plurielle et les statisTiques ethniques

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Identité plurielle a encore frappé. Cette fois, c’est pour accuser les Français de tuer leurs épouses, se basant sur des statistiques non ethniques, et de comparer ces violences à l’interdiction du burkini. 

Je ne nie pas que les Français de souche soient parfois capables de violence comme les autres peuples. Mais dire que les Français sont plus violents que les autres peuples, c’est faux! si les Français avaient été aussi violents que cela en ménage, on l’aurait vu il y a une génération. Un peuple ne devient pas soudain violent en quelques années.

Mais les cas de meurtre par roqya, ou les cas de coups administrés aux femmes parce qu’elles ne portent pas le voile, ou parce qu’elles sortent sans permission, ou parce que leur mari “craint” qu’elles ne le prenne de haut, tout cela est comptabilisé au titre de “violences françaises” alors que cela se fait contre la loi et la mentalité françaises: cela ne peut pas être qualifié de français.

Tant que les statistiques ethniques et religieuses seront interdites en France, on ne saura pas quelle est l’origine de ces hommes qui tuent leurs femmes, et on traitera de “tueurs français” des tueurs qui n’ont de français que la nationalité qu’ils ont acquise par mariage ou par droit du sol. 

On prétend que c’est par humanité que les statistiques ethniques et religieuses sont interdites. C’est totalement faux. Car les femmes musulmanes sont opprimées pour des raisons religieuses (Voir à ce sujet L’islamisme et les Femmes). Il en est de même des femmes dont le mari est originaire de certains pays, le Mali par exemple, où le taux de femmes battues est un des plus élevé au monde.

Si les statistiques permettaient de réaliser que dans certains groupes religieux ou ethniques en France, les femmes sont davantage victimes de violences conjugales que les autres, on pourrait, au moins, leur porter secours et les protéger.

Lina Murr Nehmé, 27 juillet 2019

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Joumblatt: L’occupant syrien plutôt que le Président maronite

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Joumblatt a qualifié de “racisme” le renvoi des réfugiés syriens dans leur pays, où la majorité du territoire ne connaissait plus la guerre. Pourtant, il s’agit d’une question existentielle, puisque ces réfugiés sont pour beaucoup dans la crise actuelle. Acceptant de bas salaires, ils ont pris beaucoup d’emplois qu’occupaient des Libanais qui se sont retrouvés au chômage. Ils ont leurs besoins en eau, en électricité, dont ils tirent plus de 40 % de façon illégale. Une partie du rationnement en électricité est due à cela. Plus de 200.000 enfants sont scolarisés dans les écoles gouvernementales libanaises, qui, nécessairement, n’avaient pas autant de places de libres.

Grâce aux ONG, les enfants syriens ont la priorité, et beaucoup d’enfants libanais, n’étant pas ainsi soutenus, ne trouvent plus de place à l’école. Sans compter le danger potentiel que représente l’existence, au Liban, de plus de 200.000 réservistes syriens qui pourraient être armés et se battre. Les amateurs de djihadistes levantins ne manquent pas. Or les ONG paient aux Syriens de l’argent s’ils sont au Liban, mais non s’ils rentrent chez eux. Cela les fixe au Liban.

C’est notamment en juin 2018, quand le gouvernement libanais étudiait les moyens de renvoyer ces réfugiés, que Joumblatt a parlé de “racisme”. Il y a eu un tollé au Parlement. Le ministre libanais de la Défense a publié ce fac-similé datant de 1989, d’une interview de Joumblatt disant au Figaro qu’il préférait la botte des Syriens à celle des maronites. C’est-à-dire l’occupation à la Présidence d’un chrétien maronite. Pourtant, le Président n’est maronite que parce que c’est la communauté la plus nombreuse au Liban, à condition de compter les Libanais qui exercent la liberté de déplacement que leur octroie la Constitution, en ne résident pas nécessairement au pays.

Que de trahisons anciennes ont été oubliées! Et comment expliquer que Joumblatt soit l’homme avec lequel les grandes puissances occidentales aiment le plus traiter? Nonobstant le fait que c’est le seul criminel de guerre qui, au Liban, ait commis un génocide (en 1983). Pour cela, il a accepté les ordres, l’argent et les armes fournis par la Syrie et l’Union Soviétique. Et il a introduit des armées syrienne et palestinienne dans la montagne pour massacrer ses compatriotes.

Qui est plus criminel? Joumblatt ou les chefs et les médias occidentaux qui le prennent au sérieux quoi qu’il fasse? Et qui ne signalent jamais au public qu’il est un criminel de guerre, un hors-la-loi qui échappe à la justice de son pays parce que l’Occident le soutient?

Pourquoi aiment-ils tant traiter avec lui? Probablement parce que, comme l’a raconté Yves Bonnet, ancien chef de la DGSI, Joumblatt se vend aux services secrets étrangers (et donc aussi à leurs politiciens). Il fait ce qu’ils veulent. Il est une courtisane de luxe, qui n’a même pas honte d’avouer qu’elle se vend, puisqu’il est si fort de la force procurée par les grandes puissances. (On trouvera des interviews de Joumblatt avec ses aveux concernant le fait que la Libye, la Syrie et l’Union Soviétique l’aient payé et armé, cités dans mes livres “Le Liban assassiné”, et “Du règne de la Pègre au réveil du Lion”.)

A noter que Joumblatt s’est retourné quand les grandes puissances se sont retournées contre les Syriens. Il a même appelé à un génocide des druzes de Syrie, sous prétexte que ces derniers ne combattaient pas leur régime. C’est que, en Syrie, les minorités sont toutes opposées à al-Qaïda (Nosra) et à l’ASL, qui professe la même doctrine et use des mêmes méthodes. Obligatoirement, elles seront avec le régime contre ces terroristes. Contrairement aux puissances occidentales qui soutiennent Joumblatt et ses pairs, contre l’Etat libanais. Une histoire qui dure depuis des décennies.

L’Union Soviétique a changé, le régime syrien a changé, la Chine a changé, et l’Etat islamique est né. Mais l’amour des politiciens occidentaux pour Joumblatt demeure.

Lina Murr Nehmé

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