Category Archives: Liberté d’expression

Que vont prêcher les 100 imams algériens arrivés en France ?

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Le gouvernement français a consenti à ce que le gouvernement algérien envoie 100 imams prêcher en France pour le ramadan. Ils sont venus s’ajouter aux 150 autres imams algériens qui ont statut de fonctionnaires algériens en France.

On aimerait savoir pourquoi monsieur Macron autorise l’Algérie à prosélytiser en France, alors qu’en Algérie, les chrétiens algériens perdent leur citoyenneté, qu’ils sont mis en prison, que leurs lieux de prière sont saccagés. Le Président et son ministre de l’Intérieur auraient pu, avant d’autoriser ces imams à venir prosélityser en France, exiger que le gouvernement algérien cesse de persécuter ses citoyens quand ils osent exercer la liberté d’opinion ! Car un Algérien perd sa nationalité algérienne s’il devient chrétien, juif ou athée !

Peut-être que ces messieurs du gouvernement français ne savent pas que le sujet le plus important que traitent les prédicateurs en général durant le mois de ramadan est le djihad. Le ramadan est appelé le “mois du djihad”. C’est en effet durant ce mois que Mahomet a monté ses campagnes militaires les plus importantes, celle par laquelle il a commencé, et celle par laquelle il a fini sa guerre contre les Mecquois. La première était, en 622, la bataille de Badr, qui aboutit à la mort de 70 doyens — donc vieillards — mecquois tués alors qu’ils étaient assoiffés et privés d’eau, et épuisés par un long voyage dans le désert, et qu’ils avaient le soleil dans les yeux. La deuxième était celle de la conquête de La Mecque en 630.

Les oulémas prêchent l’obéissance au Coran et à la Sunna. La Sunna, ce sont les paroles et les actes de Mahomet, qu’il faut imiter en tout car le Coran dit: “Vous avez vraiment en l’Apôtre d’Allah un bon exemple à suivre.” Si Mahomet a imposé l’islam par la force et la violence durant le mois de ramadan à ses compatriotes mecquois, les terroristes comprennent qu’ils doivent faire de même.

La lecture de la biographie de Mahomet est recommandée avec la plus grande chaleur par les imams algériens, ainsi que par le programme de l’Institut pour imams de la Grande Mosquée de Paris, qui est partiellement financé par l’Algérie, laquelle impose ce programme. Pour avoir une idée du genre de choses que fait enseigner l’Algérie en France, je suggère la lecture de mon livre Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent, qui n’a rien perdu de son actualité après l’arrestation de Tariq Ramadan.

Même si l’imam est modéré au point de ne pas citer le passage concernant le massacre des vieillards à Badr durant le ramadan — et il est rare qu’un imam ne prêche jamais pour glorifier la victoire de Badr —, il renvoie obligatoirement ses lecteurs à des livres qui le font, notamment la Sira de Mahomet par Ibn Hicham, et le Hadith. L’enseignement ne se fait pas seulement en parlant. il se fait aussi par le biais des textes qu’on ordonne aux gens de lire et d’assimiler.

Il conviendrait de cesser de se mentir mutuellement, de cesser de prétendre qu’il existe un vivre-ensemble quand de telles choses se disent, se publient, se lisent dans un pays comme la France. S’il y a la guerre, qu’on nous le dise, mais ouvertement, pas de bouche à oreille, pas par le biais d’allusions ou de rébus, pas par le biais de livres.

Ce n’est pas le vivre-ensemble qu’il faut prôner. Le vivre-ensemble, c’est vivre l’un à côté de l’autre en chiens de faïence. C’est le “s’aimer mutuellement” qu’il faut prôner, car l’amour aurait exclu le mensonge, la duperie que nous constatons tous les jours.

Et c’est cela qu’on ne voit pas. Pourtant, c’est la seule chose qui puisse encore sauver la France.

Lina Murr Nehmé, 24 mai 2018

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Eric Zemmour condamné

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Oumma.com jubile: Eric Zemmour, un juif, est condamné pour islamophobie en France et non en Palestine, par un tribunal français et non par le Hamas !

Je reproche à Zemmour son langage parfois un peu dur, voire blessant, notamment dans l’interview pour laquelle une organisation palestinienne, CAPJPO-EuroPalestine, l’a traîné en justice. Pourtant, je défie quiconque de prouver que ce Zemmour au langage dur, incite au meurtre comme le font les paroles mielleuses du doux Tareq Oubrou dans sa mosquée, ou du doux Dalil Boubakeur dans son école d’imams. Pour comprendre à quelles paroles je fais allusion, je recommande au lecteur de lire les passages cités ou traduits dans mon livre : Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent. Quant au doux Tariq Ramadan, je me garde de frapper un homme abattu. Mais le livre précité a été publié il y a un an, et ce qui a été dévoilé à son sujet ne change rien à ce que j’ai écrit.

J’ai récemment eu une discussion avec une personne de confession musulmane qui semblait pleine d’amour, et qui contestait l’existence de ces textes. C’est qu’elle ne les connaissait pas, contrairement à ceux qui fréquentent les mosquées radicales. Ce sont ces textes qui sont coupables de leur comportement violent.

 

L’interview pour laquelle Zemmour a été condamné pour “islamophobie” ou au moins pour “incitation à la haine” alors qu’il accusait des textes et non des personnes. Le problème est qu’il n’a pas dit d’exclure les musulmans, mais seulement ceux qui acceptent le djihad et d’autres prescriptions, ce qui, selon lui, revenait à refuser l’islam, puisque le djihad est un pilier de l’islam. (C’est strictement ce qu’on enseigne dans les mosquées de Paris et à l’école de formation d’imams qui dépend de la Grande Mosquée de Paris.) Et qu’on enseigne dans toutes les écoles d’imams de France, qui sont généralement moins modérées que celle de Paris.


À noter que cette conversation ubuesque a eu lieu juste après les attentats de Nice et l’égorgement du P. Hamel, qui étaient justifiés par les textes auxquels fait allusion Zemmour, et rien d’autre.
Pour connaître les textes enseignés en France, lire mes deux derniers livres, L’Islamisme et les femmes, et Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent, ce dernier étant interdit au Liban sur avis des oulémas. Mais au Liban, la justice civile est encore assez libre pour ne pas traîner en justice quelqu’un à cause d’une interview où il était attaqué par des gens qui n’avaient pas lu les textes qu’il cite.

Lina Murr Nehmé, mai 2018

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