Category Archives: Propagande

La propagande de l’OLP et du Hamas en France

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La puissance médiatique de l’OLP se sert de la souffrance réelle des Palestiniens, pour susciter un sentiment antijuif qui est d’autant moins mérité qu’un juif n’est pas nécessairement israélien, et que s’il l’est, il a de fortes chances d’être dans l’opposition.

Il est inadmissible que nous laissions faire ce genre de propagande. Je l’ai décrite, avec ses résultats — une guerre, cent mille morts — dans Le Liban assassiné, alors qu’elle s’exerçait contre les chrétiens cette fois, et non contre les juifs.

Mais j’ai montré que la guerre du Liban était la transposition, le déménagement de la guerre de Palestine qui durait depuis 1920, et que menait le même groupe qui s’était par la suite reconstitué, plus ou moins, sous le nom d'”OLP”. J’ai décrit le début de cette guerre dans mon autre livre Quand les Anglais livraient le Levant à l’Etat Islamique (Salvator, 2016), Car la hargne que nous avons subie au Liban, s’était auparavant auparavant exercée contre les juifs en Palestine, en 1920, en 1928, en 1929, provoquant ces mêmes massacres que par la suite, l’OLP a reproduits au Liban, sur une bien plus grande échelle, parce qu’elle y avait les mains libres: au lieu d’avoir une puissance mandataire pour protéger les minorités, elle avait, dans les coulisses, des puissances dirigées par des financiers, qui la favorisaient contre l’Etat du Liban multiconfessionnel, parce que telle était la volonté de l’Arabie Saoudite qui dictait les prix du pétrole.

En 1982, les Israéliens ont dévoilé ces crimes, et c’est à partir de ce moment qu’on a commencé à se retourner contre eux médiatiquement en Europe. Ils n’ont pas osé exiger que les criminels de l’OLP soient jugés pour crimes contre l’humanité, alors même que les criminels nazis continuaient à être poursuivis et jugés. Mitterrand avait exigé que les criminels de guerre partent “dans la dignité”, il a exigé une Force Multinationale pour protéger les civils palestiniens, et eux seuls, car quand, l’été suivant 1983, ce fut le tour des chrétiens d’être assassinés, il y eut un nettoyage ethnique total, un génocide dans toute la région dominée par Walid Joumblatt, qui tua tous les chrétiens, y compris ses partisans, dans une région majoritairement chrétienne. Et l’Occident traite avec Walid Joumblatt, le reçoit et l’honore. Il est pourtant coupable de crimes contre l’humanité d’après les critères occidentaux.

Dans un autre livre, L’Islamisme et les femmes, j’ai décrit comment, insidieusement, le conflit se transpose, en France, contre les juifs de France, utilisant les mêmes ressorts que dans la guerre du Liban, c’est-à-dire exploitant la souffrance réelle des Palestiniens, pour faire haïr une communauté entière. Cette fois, c’est de nouveau la communauté juive.

Tous les jours, des incidents montrent la mesure de la propagande palestinienne antijuive. J’ai démonté, dans mon livre “Le Liban assassiné”, les ressorts et les méthodes de cette propagande, comme elle s’est exercée contre les chrétiens. On les retrouve, tels quels, à Paris aujourd’hui.

Je dois finalement dire que les Palestiniens eux-mêmes rejettent ces crimes quand ils les connaissent, et quand ils sont humains — et beaucoup d’entre eux sont humains. Il y a deux ou trois ans, j’ai eu une bagarre verbale avec l’un d’entre eux, un ouvrier qui défendait tellement les chrétiens du Liban et disait tant de mal des Palestiniens que je devais le freiner.

Du reste, c’est le fait qu’un des Palestiniens qui avaient le plus souffert qui ait dit — dans un reportage diffusé sur une chaîne de télévision — qu’il était horrifié du mal que les Palestiniens nous avaient fait. C’est alors que j’ai cessé de haïr les Palestiniens en bloc, me disant: “S’il y a parmi eux un seul homme juste comme celui-ci, je dois les aimer, car il doit sûrement y en avoir d’autres aussi.”

 

Lina Murr Nehmé, 20 mai 2018

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Eric Zemmour condamné

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Oumma.com jubile: Eric Zemmour, un juif, est condamné pour islamophobie en France et non en Palestine, par un tribunal français et non par le Hamas !

Je reproche à Zemmour son langage parfois un peu dur, voire blessant, notamment dans l’interview pour laquelle une organisation palestinienne, CAPJPO-EuroPalestine, l’a traîné en justice. Pourtant, je défie quiconque de prouver que ce Zemmour au langage dur, incite au meurtre comme le font les paroles mielleuses du doux Tareq Oubrou dans sa mosquée, ou du doux Dalil Boubakeur dans son école d’imams. Pour comprendre à quelles paroles je fais allusion, je recommande au lecteur de lire les passages cités ou traduits dans mon livre : Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent. Quant au doux Tariq Ramadan, je me garde de frapper un homme abattu. Mais le livre précité a été publié il y a un an, et ce qui a été dévoilé à son sujet ne change rien à ce que j’ai écrit.

J’ai récemment eu une discussion avec une personne de confession musulmane qui semblait pleine d’amour, et qui contestait l’existence de ces textes. C’est qu’elle ne les connaissait pas, contrairement à ceux qui fréquentent les mosquées radicales. Ce sont ces textes qui sont coupables de leur comportement violent.

 

L’interview pour laquelle Zemmour a été condamné pour “islamophobie” ou au moins pour “incitation à la haine” alors qu’il accusait des textes et non des personnes. Le problème est qu’il n’a pas dit d’exclure les musulmans, mais seulement ceux qui acceptent le djihad et d’autres prescriptions, ce qui, selon lui, revenait à refuser l’islam, puisque le djihad est un pilier de l’islam. (C’est strictement ce qu’on enseigne dans les mosquées de Paris et à l’école de formation d’imams qui dépend de la Grande Mosquée de Paris.) Et qu’on enseigne dans toutes les écoles d’imams de France, qui sont généralement moins modérées que celle de Paris.


À noter que cette conversation ubuesque a eu lieu juste après les attentats de Nice et l’égorgement du P. Hamel, qui étaient justifiés par les textes auxquels fait allusion Zemmour, et rien d’autre.
Pour connaître les textes enseignés en France, lire mes deux derniers livres, L’Islamisme et les femmes, et Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent, ce dernier étant interdit au Liban sur avis des oulémas. Mais au Liban, la justice civile est encore assez libre pour ne pas traîner en justice quelqu’un à cause d’une interview où il était attaqué par des gens qui n’avaient pas lu les textes qu’il cite.

Lina Murr Nehmé, mai 2018

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Comment Rafic Hariri a trafiqué l’histoire du Liban

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Pour quelle raison a-t-on remplacé, au Liban, la fête des martyrs qui ont combattu les Turcs et leur calife, par celle de Rafic Hariri, qui a servi les Saoudiens et était sujet du roi saoudien (lequel n’a jamais caché sa volonté d’islamiser le monde par l’argent ou autrement) ?

Pour quelle raison a-t-on remplacé le nom de la place des Martyrs ou de Borj (Tour [de Fakhreddine]) par “Place de la Liberté” ? Comme pour éradiquer la mémoire des martyrs que commémore cette place: Fakhreddine et les martyrs du 6 mai 1916. Ce sont pourtant eux qui représentaient la liberté pour cet ilôt de résistance aux Turcs, le Liban.

Pour quelle raison Solidere a-t-elle vendu l’emplacement du martyre des opposants à l’Empire ottoman, pour y faire construire un immeuble (cependant que la statue a été déplacée pour être mise dans une sorte de blockhaus empêchant les manifestants d’être vus de la rue) ?

Pour quelle raison l’Occident nous a-t-il imposé pour ministres Berri et Joumblatt — en les reconnaissant pour intelocuteurs —, alors qu’auparavant ces deux hommes n’étaient rien, sinon des chefs de gangs coupables de crimes contre l’humanité ? Surtout Joumblatt, qui avait sur les mains le sang de milliers de civils chrétiens égorgés en 1983, nettoyage ethnique total qui a eu lieu sous le regard de la Force Multinationale au Liban ?

Cette statue dérisoire plonge ses bras dans le ciel et ne peut raconter tout ce qu’elle — et la place dans laquelle elle se trouve — ont vu et entendu.

Lina Murr Nehmé, 6 mai 2018

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Vidéo : L’armée de l’islam met en cage les civils de Ghouta

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  Dans cette vidéo visible sur youtube (lien ci-dessus), j’analyse la mainmise, par l’organisation terroriste appelée “l’Armée de l’Islam” (Jaych al-Islam), sur Ghouta, près de Damas. L’Armée de l’Islam est financée par l’Arabie Saoudite et d’autres puissances. Elle a été aidée par l’Angleterre et la France à titre de “rebelles modérés”. Pourtant, elle jette les homosexuels du haut des immeubles. Elle enlève des centaines de civils parce qu’ils sont alaouites et elle les garde au secret durant trois ans. Puis elle les ressort dans des cages, les habille de neuf, les pomponne et rase les hommes à l’islamiste. C’est pour les promener dans Ghouta et les filmer en annonçant qu’ils seront mis sur les toits et qu’en cas de bombardements, ils mourront les premiers. Fait évidemment attesté à la fois par les djihadistes qui ont publié une vidéo, et par les habitants qui étaient témoins. Ce sont les plaintes de cette organisation qui ont provoqué les bombardements américain, britannique et français en Syrie en avril 2018, avant même une enquête internationale pour prouver que s’il y a eu des gaz toxiques utilisés à Ghouta, c’est le gouvernement syrien qui en est coupable. La démarche était d’autant plus illogique que l’armée syrienne avait alors pris la presque totalité de Ghouta et que l’Occident l’avait menacée d’une guerre terrible si elle recourait à cette arme.

 

Lina Murr Nehmé, 17 avril 2018

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Ghouta : des civils dans des cages pour servir de boucliers humains

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A Ghouta, civils alaouites dans des cages

 

Le Jaych al-Islam, organisation djihadiste basée à Ghouta (Syrie), a été qualifié de “rebelles modérés” par le monde politique américain et britannique, et même français. Ses exactions sont trop nombreuses pour être citées ici. Entre autres, mettre en cage sur les toits durant les bombardements les civils de l’ennemi, otages depuis trois ans.

Le Jaych al-Islam, organisation djihadiste, s’est emparée de plusieurs parties des faubourgs de Damas, appelés Ghouta. Il a implémenté la charia dans ces régions, mais il est qualifié de “rebelles modérés” par le monde politique américain et britannique, et même français. Ses exactions sont pourtant nombreuses et terribles.

Entre autres, jeter des homosexuels du haut des toits. Ou mettre en cage sur les toits durant les bombardements les civils de l’ennemi, otages depuis trois ans. Ici, on les voit promenés dans des camions pour être distribués sur les toits des régions risquant d’être bombardées, c’est-à-dire celles d’où viennent les tirs sur Damas. La vidéo ci-dessous a été publiée par les terroristes eux-mêmes, comme un avertissement. On en voit ici les extraits publiés par plusieurs sources médiatiques après en avoir ôté les parties, trop choquantes et incompréhensibles à un non arabophone, où les hommes, les femmes et même un terroriste qui les accompagne, appellent Assad et les Russes à ne pas tuer ces otages en bombardant les points de rassemblement des terroristes à Ghouta.

Si le Jaych el-Islam est capable d’ainsi traiter des otages, pourquoi ne serait-il pas capable d’utiliser lui-même le gaz pour en tuer, afin d’attirer les représailles mondiales sur l’armée qui s’apprête à le chasser de son dernier repaire à Ghouta? Ses chefs avaient souvent annoncé leur désir d’envahir Damas et d’en faire la capitale d’un Etat islamique. Le Jaych el-Islam avait même envahi les faubourgs de Damas. C’est un peu comme si, à partir de Trappes ou de Sevran, des djihadistes tiraient sur Paris en annonçant leur volonté de prendre la capitale pour en faire une cité islamique régie par la charia.

On peut se demander pourquoi Trump, May et Macron ont préféré frapper avant qu’une enquête internationale ne permette de savoir si les gaz toxiques ont été déclenchés par le gouvernement syrien… ou par le Jaych el-Islam ou les restes d’autres organisations demeurant encore à Ghouta. Celui qui met des civils au sommet des toits dans des cages pour qu’ils soient tués en premier durant les bombardements, serait-il tellement tourmenté par sa conscience qu’il se refuse à les utiliser pour simuler l’attaque chimique qui attirerait sur son ennemi les représailles internationales? Quelle différence y a-t-il entre tuer des otages en les mettant sur le toit sous les bombes pour émouvoir la conscience internationale, et tuer des otages en les gazant, pour émouvoir cette même conscience internationale?

Est-il logique, est-il juste, est-il humain de nier une telle éventualité avant enquête, quand on sait que ces djihadistes, payés par l’Arabie Saoudite et d’autres puissances, ont un besoin pressant de cet argent, et ne peuvent donc pas se permettre de perdre la guerre ?

Lina Murr Nehmé, 16 avril 2018

A Ghouta, civils alaouites dans des cages

Le Jaych al-Islam, organisation djihadiste basée à Ghouta (Syrie), a été qualifié de "rebelles modérés" par le monde politique américain et britannique, et même français. Ses exactions sont trop nombreuses pour être citées ici. Entre autres, mettre en cage sur les toits durant les bombardements les civils de l'ennemi, otages depuis trois ans. Ici, on les voit promenés dans des camions pour être distribués sur les toits des régions risquant d'être bombardées, c'est-à-dire celles d'où viennent les tirs sur Damas. La vidéo a été publiée par les terroristes eux-mêmes, comme un avertissement. On voit ici les extraits publiés par Reuters, après en avoir ôté les parties, trop choquantes et incompréhensibles à un non arabophone, où les hommes, les femmes et même un terroriste qui les accompagne, appellent Assad et les Russes à ne pas tuer ces otages en bombardant les points de rassemblement des terroristes à Ghouta. Si le Jaych el-Islam est capable d'ainsi traiter des otages, pourquoi ne serait-il pas capable d'utiliser lui-même le gaz pour en tuer, afin d'attirer les représailles mondiales sur l'armée qui s'apprête à prendre son dernier repaire à Ghouta? Ses chefs avaient souvent annoncé leur désir d'envahir Damas et d'en faire la capitale d'un Etat islamique. Il en avait même envahi les faubourgs. C'est un peu comme si, à partir de Trappes ou de Sevran, des djihadistes tiraient sur Paris en annonçant leur volonté de prendre la capitale pour en faire une cité islamique régie par la charia. On peut se demander pourquoi Trump, May et Macron ont préféré frapper avant toute enquête internationale permettent de savoir si les gaz toxiques ont été déclenchés par le gouvernement syrien… ou par le Jaych el-Islam ou les restes d'autres organisations présentes (ou demenrant encore) à Ghouta. Celui qui met des civils au sommet des toits dans des cages pour qu'ils soient tués en premier durant les bombardements, serait-il tellement tourmenté par sa conscience qu'il se refuse à les utiliser pour simuler l'attaque chimique qui attirerait sur son ennemi les représailles internationales? Quelle différence y a-t-il entre tuer des otages en les mettant sur le toit sous les bombes pour émouvoir la conscience internationale, et tuer des otages en les gazant, pour émouvoir cette même conscience internationale?Est-il logique, est-il juste, est-il humain de nier une telle éventualité avant enquête, quand on sait que ces djihadistes, payés par l'Arabie Saoudite et d'autres puissances, ont un besoin pressant de leur argent, et ne peuvent donc pas se permettre de perdre?

Geplaatst door Lina Murr Nehme op maandag 16 april 2018

 

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Sherin Khankan reçue par Emmanuel Macron : un progrès ?

 

Comme Tariq Ramadan, Sherin Khankan fonde sa popularité sur une supercherie. Elle a ainsi fondé à Copenhague “la première mosquée réservée aux femmes”, et elle s’est autoproclamée “femme imam”. Macron l’a crue et l’a reçue dans son bureau. Il s’en est déclaré fier, et l’a fait asseoir dans son fauteuil, cependant que lui, le président de la République française, était debout derrière elle comme un serviteur. Détrompez-vous, monsieur Macron. Cette fonction existe spécifiquement parce qu’il y a une ségrégation des femmes.

En effet, les femmes sont de plus en plus souvent séparées des hommes et parquées dans des salles de prières exigües (voyez les photos dans mon livre L’Islamisme et les Femmes).

J’ai assisté dans deux pays différents à ce genre de prières de femmes dirigées par une femme. Une telle femme est généralement appelée waiiza (prêcheuse) ou mourchida (conseillère spirituelle). Et pourquoi pas imam ? Chez les sunnites, le mot “imam” signifie en effet “celui qui dirige la prière”. Et n’importe qui est imam. Comme il faut absolument quelqu’un pour diriger la prière, vous voyez parfois dans les mosquées un homme servir d’imam à un autre… ou inversement.

Dans une salle de prières pour femmes, c’est nécessairement une femme qui va diriger la prière des autres femmes. Sherin Khankan n’a pas inventé la poudre. Elle ne vous l’a pas dit, mais elle sait qu’en aucun cas elle n’aurait le droit de diriger la prière des hommes. C’est pourquoi cette dame est imam dans une mosquée 100% féminine : pour la simple raison qu’une femme ne peut pas diriger la prière d’un homme ! Il y a même un hadith authentique qui dit que la prière d’un homme est annulée s’il y a une femme devant lui ! Donc à la maison, à la mosquée, partout, l’homme peut diriger la prière de l’homme et de la femme, mais la femme ne peut diriger que la prière des femmes, et ce, dans le seul cas où il n’y a pas un homme imam.

La femme ne peut même pas diriger la prière de son fils de dix ans ! C’est lui qui doit diriger !

Finissons-en avec la désinformation ! Vous voulez justifier votre politique, faites-le, mais pas avec des contre-vérités au sujet de l’islam, que vous suggèrent des conseillers choisis parce qu’ils diront ce que vous voulez, alors que tout musulman peut démasquer leurs bobards ! Avant d’exhiber la dame dans votre palais de l’Elysée, et de lui dire que vous appréciez son idée de rassembler des femmes imams et des femmes prêtres catholiques et orthodoxes, demandez si c’est vrai ! Et vous qui êtes catholique, vous savez bien que l’homme qui dirige une simple prière en récitant les formules et en faisant les gestes que les autres doivent répéter, ne peut pas se comparer au prêtre catholique qui a reçu l’onction et administre des sacrements ! Cette femme qui se prétend équivalente aux imams-hommes, et prétend faire équivaloir sa simple direction de la prière d’autres femmes, au sacerdoce du prêtre catholique ou orthodoxes, vous a raconté un bobard !

Mentir est tout un art ! Emmanuel Macron, par ignorance, vous êtes tombé dans un panneau qui se révèle être une trappe.

Informez-vous avant de croire les conseillers que vous avez choisis pour qu’ils vous disent ce que vous avez envie de dire. On ne choisit pas ses conseillers comme on choisit un produit au supermarché : parce qu’il plaît et flatte les sens. On choisit un conseiller pour sa science et pour le courage qu’il a de vous dire: “Vous vous trompez, monsieur le Président”.

Lina Murr Nehmé, 27 mars 2018

 

Post publié sur le compte Facebook de Sherin Khankan le 26 mars 2018

Cette photo est censée prouver que cette femme est aussi imam pour des hommes. Faux : les hommes ne sont pas derrière elle; seulement des femmes, car d’après le Hadith, la prière est annulée par la présence d’une femme devant l’homme

Qui sont les “rebelles syriens” de Ghouta ?

 

Le Jaych el-Islam est le principal groupe qui combat l’armée syrienne à partir de Ghouta. Fondé par un Frère Musulman, il a à son actif le viol, l’enlèvement ou le meurtre de milliers de Damascènes. Même si les médias officiels n’en parlent pas, il est facile de l’imaginer quand on écoute le discours (voir ci-dessous la vidéo de propagande avec traduction anglaise) du chef, s’adressant à une nouvelle promotion de “soldats de l’islam”. 

Le nom “Jaych al-Islam” signifie en effet “l’Armée de l’islam”. C’est un groupe djihadiste qui affirme avoir pour but de reprendre le travail de conquête de Mahomet et des premiers califes.
Les médias, trompés par des sources d’information biaisées, prétendent que le Jaych el-Islam et les autres formations qui combattent à Ghouta sont des “rebelles syriens” représentatifs de la population. Ce n’est pas le cas. Le Jaych al-Islam a plusieurs fois annoncé la venue de groupes venant de diverses régions du pays. À ces groupes peuvent s’ajouter les djihadistes venus des pays arabes et de l’Occident, voire même du Pakistan, de l’Inde et de la Chine.

Enfin, on ignore en Occident que nombre de miliciens en Orient ne sont que des mercenaires, souvent poussés par la faim. Sur ce plan, le versement d’argent par l’Arabie Saoudite et d’autres puissances pour l’extension de l’islam en Syrie, est la seule raison de l’existence d’une grande partie de ces milices, qui se débanderaient si cet argent cessait d’arriver. Quant aux effectifs du Jaych el-Islam, ils sont monstrueux, compte tenu de la petite taille de Ghouta face à une métropole comme Damas. Voici ce qu’on lit dans le journal “Le Monde” au sujet des trois armées — toutes djihadistes — dont le sort se joue en ce moment à Ghouta :

“L’enclave de la Ghouta est tenue par plusieurs groupes rebelles et djihadistes. Le plus puissant est Jaych Al-Islam (l’Armée de l’islam). Il s’agit d’un groupe salafiste soutenu par l’Arabie saoudite, dont le siège dans la Ghouta se trouve à Douma, la localité la plus importante de l’enclave. On estime ses effectifs à 10 000 hommes, disposant de blindés, de pièces d’artillerie et de mortiers.

“Le deuxième groupe en termes de taille et d’influence est Faylaq Al-Rahman, soutenu par la Turquie et le Qatar. Il compterait 8 000 hommes dans la Ghouta orientale. Les zones placées sous son contrôle, au centre de l’enclave, sont les plus touchées par les bombardements du régime.

“Ahrar Al-Cham, un groupe originellement d’inspiration djihadiste, a également un ancrage dans la Ghouta orientale. Hayat Tahrir Al-Cham, un groupe lié à la nébuleuse Al-Qaida, maintient par ailleurs une présence dans le territoire rebelle. Jaych Al-Islam et Faylaq Al-Rahman ont échoué à obtenir du régime l’arrêt des combats et la reconnaissance d’une forme d’autonomie locale en échange de l’expulsion de Hayat Tharir Al-Cham de la Ghouta orientale.”

Façon pudique de dire que le Hayat Tahrir Cham est spécifiquement l’alliance de Nosra (al-Qaïda-Syrie) et d’autres groupes moins importants et que Nosra domine.

Vidéo de propagande diffusée par le Jaych el-Islam, principal groupe qui combat l’armée syrienne à partir de Ghouta.

Lina Murr Nehmé, 22 mars 2018

Pillage d’Afrin par Al-Qaïda et la Turquie

Le pillage d’Afrin par les alliés d’al-Qaïda et de la Turquie: l’ASL (Armée Syrienne Libre). L’ASL, ce sont les déserteurs sunnites et islamistes qui refusaient le gouvernement alaouite. Ce sont eux qui, les premiers, ont diffusé des vidéos d’égorgements (de policiers syriens en l’occurrence) , et même, une vidéo dans laquelle un de leurs chefs pratiquait le cannibalisme, mangeant le cœur d’un soldat syrien en faisant crier “Allahou Akbar!” par ses hommes. Ce sont eux que l’Occident appelle “opposition modérée” et a financés et armés contre l’armée nationale qu’ils avaient désertée.

 

Quelques mois plus tard, ils obtenaient une fatwa leur ordonnant de faire le djihad, fatwa qu’ils exhibent toujours. Leur sincérité quand ils prétendaient avoir déserté par patriotisme, a été vite prouvée par le fait que la plupart d’entre eux ont déserté l’ASL parce qu’al-Qaïda, venue d’Irak fonder la branche syrienne al-Nosra, leur offrait davantage d’argent.

Les reporters occidentaux et orientaux ayant rapporté l’existence de ce pillage généralisé de la malheureuse ville syrienne tombée aux mains des Turcs, la direction de l’ASL s’est dépêchée de publier un communiqué interdisant le pillage……… mais le djihad n’implique-t-il pas le pillage des vaincus ? C’est la charia qui le stipule, ajoutant que les femmes et les enfants font partie du butin.

En l’occurrence, l’armée turque, qui donne tout de même les ordres, n’en est pas revenue au stade de barbarie de l’ancienne Turquie ottomane d’avant les Tanzimat, où le butin était la loi officielle, qu’on faisait sans se cacher — et qui est la loi de l’ASL, puisqu’elle a reçu une fatwa de faire le djihad, dans lequel le djihadiste sait que sa récompense sera soit le paradis, soit le butin.

Afrin, comme je l’ai expliqué précédemment, est une ville syrienne frontalière. En l’occupant, la Turquie en fait le clou qui empêche le raccordement des Kurdes de Turquie et de Syrie, la réalisation du Kurdistan, et qui auraient pu se réfugier en Syrie.

Contrairement à une légende répandue, les Kurdes, traditionnellement dans l’opposition, combattent avec le gouvernement syrien parce qu’ils ont, dès le début de la guerre de 2011, demandé et obtenu un nombre substantiel d’avantages, dont des promesses d’autonomie partielle. Les Kurdes d’Irak soutiennent leurs frères kurdes de Syrie, et le risque de voir les Kurdes raccorder le Kurdistan turc au Kurdistan syrien, était pour Erdogan un danger qui a justifié, à ses yeux, des massacres de Kurdes, non seulement près de la Syrie, mais dans d’autres régions de Turquie également. Et, plutôt que de perdre la partie kurde de Turquie, il a préféré envahir une ville syrienne.

(Photo publiée sur Twitter par la journaliste Jenan Moussa, célèbre pour ses reportages du côté des rebelles libyens et syriens.)

Lina Murr Nehmé, 21 mars 2018

Afrin : Erdogan massacre les Kurdes, silence mondial

La guerre d’Erdogan contre les Kurdes, qu’il massacre dans son pays dans le silence mondial, semble se terminer avec la chute de l’enclave d’Afrin aux mains d’Erdogan. Cette chute empêche la jonction entre le Kurdistan turc et le Kurdistan syrien et permet à Erdogan d’isoler les Kurdes turcs et de les empêcher de fuir en Syrie, ou d’en recevoir de l’assistance.

Les médias parlent pudiquement des “alliés syriens d’Erdogan” pour minimiser l’impact de cette perte, par l’Etat syrien, d’une partie de son territoire. Comme nous sommes beaucoup moins diplomates qu’eux, nous allons nommer ces alliés: les plus forts d’entre eux ne sont pas du tout les milices financées par Erdogan, mais bien al-Qaïda, et dérivés, Daech et surtout, en l’occurrence, Nosra.

Les islamistes n’aiment aucun régime sunnite, et surtout pas celui d’Erdogan, qui se réclame officiellement d’Atatürk, tout en détruisant son héritage en ramenant celui du sultan ottoman. Mais face à une même victime, les bêtes de proie s’allient. Après, elles se disputeront. Nous devons donc nous attendre à ce qu’al-Qaïda provoque une seconde bataille pour arracher Afrin à Erdogan. Le choix, en somme, entre la peste et le choléra.

 

Lina Murr Nehmé, 18 mars 2018

L’armée turque encercle Afrin (13 mars 2018)

L’armée turque annonce qu’elle a totalement encerclé Afrin, c’est-à-dire qu’elle a opéré la jonction avec le Hayat Tahrir Cham (al-Qaïda) pour couper cette localité syrienne du nord d’Alep, de son gouvernement.

Afrin est une petite ville de moins de 40 000 habitants, mais le district d’Afrin, qui est concerné, en compte 172 095. Il est surtout peuplé de Kurdes (alliés, comme toutes les minorités en Syrie, avec l’actuel gouvernement syrien). J’ai été frappée de voir que dans la littérature de Daech (al-Qaïda), les PKK, Peshmergas et autres, sont autant salis que le gouvernement syrien, et les statistiques où Daesh se vante de ses massacres, citent le PKK, les Peshmergas et Assad ensemble. Ce n’est pas du tout cela qu’on voit en Occident, où les PKK et Peshmergas sont montrés comme les “bons”, et Assad, comme le “mauvais”. Ils se battent pourtant côte à côte et pour la même cause. Mais il est vrai que les Kurdes, n’étant pas au pouvoir, ne sont pas responsable du fait qu’en matière de pétrole, Assad n’a pas accepté de privilégier l’Arabie Saoudite à l’Iran. L’alliance des minorités. Ainsi, la tragédie des Kurdes est bel et bien racontée, mais non des autres Syriens, alors qu’elle est strictement identique.
Or pour les sociétés pétrolières d’Occident, qui influent sur les gouvernements et sur les médias d’Occident, c’est essentiel, car la différence de prix que peut représenter le transport, peut se chiffrer par millions de dollars. Or la guerre contre Assad a pour but d’obtenir pour le gaz du Golfe, par la force, le passage à travers la Syrie qui lui a été refusé par la diplomatie. Le chaos en Syrie, ne l’oublions pas, est financé surtout par ces pays dont le pétrole et le gaz est concerné.

 

Lina Murr Nehmé, 13 mars 2018