Débat sur le nouveau pouvoir en Syrie aux mains de HTS/HTC. Avec Lina Murr Nehmé, Hugues Huet, le général Vincent Desportes, Maxime Perez, Jordan Klein et Wassim Nasr.

Débat animé par Uzan Alexandra sur le renversement d’Assad à Damas en Syrie par HTS/HTC. Avec Lina Murr Nehme, Guillaume Ancel, Aude Soufi et Michel Fayad.

Renversement de Bachar el-Assad en Syrie par HTS/HTC – Avec Lina Murr Nehmé

Emission à propos de l’emprisonnement de Boualem Sansal en Algérie avec Lina Murr Nehmé

Nouvelle émission à propos de l’emprisonnement de Boualem Sansal avec Lina Murr Nehmé

Quand le Hamas tue ses rivaux palestiniens

Si vous croyez qu’en donnant le pouvoir au Hamas vous aurez résolu le problème palestinien, c’est que vous ne connaissez pas l’Histoire. Que vous ne connaissez pas ces organisations. Que vous ne savez pas comment elles travaillent : par le crime. Tout simplement parce que la partie des Palestiniens qui a quitté le pays en 1948, c’est la partie djihadiste, ou sympathisante des djihadistes, celle qui voulait tuer du juif et du Palestinien pro-juif (ou pas anti-juif), ou simplement, qui a accepté de répondre à l’appel des Arabes à partir dans cette guerre de 1948. Elle était en effet menée par des armées dont trois au moins étaient djihadistes : les Frères Musulmans, les Saoudiens et les Palestiniens du mufti. Les autres Palestiniens étaient restés dans le pays et y sont toujours.

Le djihad avait été proclamé par le mufti en 1936 dans la Palestine mandataire, et dans la guerre qui s’ensuivit, davantage de Palestiniens non-juifs furent tués que de Palestiniens juifs ou d’Anglais. Or cette guerre de djihad n’a jamais été révoquée. Elle a temporairement eu une coloration gauchiste dans les années 1970-1980, quand les Palestiniens se sont alliés à l’URSS et se sont dits de gauche. Mais quand ils attaquaient les quartiers chrétiens du Liban, ils lançaient tout de même le cri du djihad : “Allahou Akbar!”

Dans ces guerres, il y a beaucoup d’organisations et beaucoup de chefs. Et chacun d’eux a l’ambition de dominer les autres. Il y a donc des bagarres et des morts. Il y a donc tous les jours des morts entre ces organisations dans les camps palestiniens au Liban où vous trouvez de tout : le Fatah bien sûr, mais aussi, et surtout, le Hamas, le djihad islamique, les brigades des martyrs d’Aqsa, le Fatah al-Islam, al-Qaïda, al-Nusra, Daesh, et j’en passe.

Des morts entre organisations palestiniennes rivales, il y en a davantage encore en Palestine, même si on ne signale pas les soi-disant traîtres.

Ainsi, le Hamas a assassiné le 29 mai à Gaza, Mahmoud Nashabat, chef des “Brigades des Martyrs d’al-Aqsa” à Gaza. D’après l’annonce que lui consacre la page du Fatah sur X (Twitter), Nashabat fut responsable du bombardement de la première Merkava israélienne, toujours à Gaza.

Demain, ce sera au tour de l’Autorité palestinienne de tuer des gens du Hamas par représailles.

Et après-demain, encore d’autres tueront.

Ce sont là les chouchou du monde aujourd’hui. Comme ils l’étaient au temps où ils massacraient les Libanais et commettaient des génocides de civils comme à Damour, dont tous les habitants restés sur place ont été tués.

Lina Murr Nehmé

Anjem Choudary et la démocratie

Anjem Choudary, imam britannique dont l’origine pakistanaise est indéfinissable tant son accent est bon, est : « La charia régnera au Royaume-Uni et en Europe, et dans le monde. »

Avec des variantes. Dans la vidéo tweetée ci-dessous, il déclare : « La démocratie sera très probablement remplacée par la charia islamique au Royaume-Uni, en Belgique et en France d’ici 15 à 20 ans. »

Je veux bien reconnaître qu’un nombre très grand de musulmans londoniens veulent la charia, mais tout de même, choisir Anjem Choudary comme exemple, et l’appeler « chercheur» en plus, c’est insulter tout musulman qui n’est pas un assassin, et il y en a beaucoup.

Anjem Choudary était à Londres l’acolyte de Omar Bakri (Fustok), le Syrien qui a plus ou moins « fait » le Londonistan, et après avoir quitté l’Angleterre, n’a plus pu y revenir. Alors Bakri s’est installé au Liban où il s’est mis à appeler, comme toujours, au califat.

Comme Bakri violait la loi, le gouvernement libanais a fait ce que le gouvernement britannique n’a pas fait : le mettre en prison.

Quant à Choudary, et après avoir été emprisonné en 2014 pour apologie de Daesh, il a été libéré six mois plus tard, avec interdiction de parler en public et dans les médias. En 2021, l’interdiction a été levée. C’est pourquoi on entend de nouveau sa voix.

Lina Murr Nehmé