Pourquoi on brûle des bibliothèques en France

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Je crois que la vraie raison pour laquelle les maires taisent les 70 (ou plus) incendies de bibliothèques qui, tous, ont eu lieu dans les quartiers dits sensibles, ce n’est pas par honte, c’est pour ne pas déplaire aux islamistes qui peuvent leur faire perdre les élections. Et ces derniers détestent la littérature “mécréante”. Ils savent, ils ont lu que le calife Omar a ordonné l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, dont les manuscrits ont servi durant six mois à chauffer les étuves. Et imiter Omar c’est un but, d’après Hassan al-Banna le grand-père de Tariq Ramadan.

Voir le texte et le reste au sujet de ces derniers dans Fatwas et caricatures.

Lina Murr Nehmé, 6 juillet 2018

 

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Retour sur l’assassinat d’Ameziane Mehenni

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Aujourd’hui, où l’on parle de l’identité des peuples, la langue, la culture, l’histoire des Arabes sont imposées à la majorité d’origine berbère. La notion même d’arabisme, quand on l’applique à l’Algérie, revient à glorifier et légitimer une occupation qui a imposé sa culture dans le sang, le viol et l’esclavagisme, et qui fait encore souffrir les Maghrébins, même ceux qui se croient arabes.

On aurait pu croire que les fils du chanteur kabyle Ferhat Mehenni échapperaient, en France, à la mort que promettait le régime algérien à leur père dans leur pays. Ce ne fut pas le cas.

Il est vrai qu’en avril 2004, en effet, Ferhat Mehenni a publié à Paris un ouvrage dérangeant : Algérie, la question kabyle (Michalon).

Le mois suivant, deux hommes de type maghrébin se dirigent vers son fils Ameziane, 30 ans, et lui donnent un coup de poing au visage au niveau du 100 rue de Clichy (XVIIIe). Ameziane tombe. L’un des agresseurs fait le guet et l’autre donne à sa victime un coup de pied. Plusieurs passants avaient vu la scène, mais aucun d’eux n’avait vu le coup de poignard qui le frappa au cœur.

Quand fut-il frappé ? Comment ? Par qui ? De façon experte, l’assassin avait repéré en un clin d’œil l’endroit auquel il devait frapper à travers les habits pour atteindre le ventricule, entre les côtes et le sternum. Le coup, aussi précis que violent, sectionna la quatrième côte et provoqua une hémorragie d’abord interne.

Les deux tueurs s’enfuirent, et le blessé parvint à se relever et à saisir ses affaires. Il marcha quelques mètres et s’affala sur le terre-plein qui sépare les deux voies de circulation, entre le 104 et le 106 boulevard de Clichy, non loin de la place Blanche. Son sang s’écoula soudain, formant une mare de sang autour de lui.

Qui étaient ces deux hommes ? Des tueurs à gages ? Des djihadistes ?

Comment un crime pareil a-t-il pu être commis dans ce quartier rempli de bars de nuits, de cabarets et de discothèques, animé en juin, même à cette heure, devant plusieurs personnes qui avaient témoigné par la suite ?

Transporté à l’hôpital Bichat, Ameziane mourut le jour même vers midi.

Le meurtre était aussi embarrassant pour les autorités françaises — qui cultivaient l’amitié du régime algérien — que le sera celui de Sarah Halimi en 2017. La police française déclara que c’était un crime dû à l’ivresse ou à la drogue, et il n’y eut pas de procès.

Et pourtant, les ivrognes ont tendance à ne pas maîtriser leurs mouvements. Ils ne visent pas si bien et de façon aussi précise. Et les assassins n’avaient rien volé. Le crime ne pouvait être que religieux ou politique étant donné les circonstances, qu’expliqua son père dans la lettre ouverte adressée au président Chirac en 2006 (en annexe à cet article).

Les suites de l’événement aussi sont troublantes. En effet, un des hommes qui avaient été présents et a témoigné, a été menacé d’être envoyé “dans un cercueil comme l’avait été Ameziane”.

Pour les personnes qui ne connaîtraient pas encore les problèmes de la majorité algérienne berbère ou kabyle, j’ai expliqué dans Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent, comment en Algérie, les droits de cette majorité sont brimés au profit des colons d’origine arabe, demeurés minoritaires. J’ai traduit dans ce livre les textes arabes de première main qui racontent ces horreurs.

Lina Murr Nehmé, 1er juillet 2018

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Lettre de Ferhat Mehenni au président Chirac en 2006

Monsieur le Président,
Il m’est très pénible de vous adresser cette lettre, tant ma culture et mon statut de résident étranger sur le territoire français m’obligent à un devoir de réserve auquel, jusqu’ici, je tenais par-dessus tout. Je suis extrêmement reconnaissant à la France qui, il y a plus de dix ans, m’avait accueilli au moment où des assassins au service soit d’officines occultes du pouvoir algérien, soit de l’islamisme, cherchaient à m’atteindre. Nous étions en septembre 1994 lorsque des menaces de mort m’étaient adressées par des milieux se réclamant des services algériens. Ils me reprochaient d’avoir pris la responsabilité d’organiser, en Kabylie, un boycott scolaire du primaire au supérieur dès le premier jour de la rentrée afin d’exiger l’enseignement de tamazight, notre langue maternelle. Ils me disaient en substance : “A la première marche à laquelle vous allez participer nous vous descendrons. Dans tous les cas, si nous n’y arrivons pas, n’oubliez pas qu’il y a vos enfants sur lesquels nous pouvons nous rabattre à n’importe quel moment et qui sont des proies et des cibles très faciles !” Entre temps, quelques terroristes abattus à un barrage de police, dans une voiture volée à une entreprise publique à 50 mètres de chez moi, avaient sur eux ma photo. En moins de trois mois j’avais échappé à deux tentatives d’assassinat. Je m’étais alors adressé à un diplomate français, en poste à Alger, pour mettre ma famille hors de portée des tueurs. J’avais poussé un soupir de soulagement lorsque, le 13 février 1995, mes enfants, accompagnés de leur mère, arrivèrent pour la première fois sur le sol français. En effet, j’assume en toute logique tous mes combats et le fait d’exposer ma vie aux dangers qui en découlent. En revanche, je ne me sentais pas, et à ce jour je ne me sens toujours pas, avoir le droit d’exposer celle des miens. Et tant pis pour l’accusation infondée dont mes adversaires allaient m’accabler par voie de rumeur selon laquelle j’avais envoyé mes enfants étudier en France au moment où j’avais mis les enfants kabyles en grève de plusieurs mois déjà. Mon peuple me comprendra lorsqu’il saura la vérité, me disais-je. Je tiens, par conséquent, à exprimer ma gratitude à la France de m’avoir permis de m’établir chez elle pour sauver mes enfants de deux morts : l’assassinat et l’arabisation. Je suis resté quatre ans sans retourner dans mon pays.

En 2001, lorsque Bouteflika avait pris la décision de tirer sur les enfants kabyles qui avaient l’outrecuidance de revendiquer pacifiquement le droit à la vie, je réalisai à ce moment-là, comme d’autres intellectuels kabyles, que l’Algérie ne saurait devenir un Etat-nation à la française, c’est à dire, en suivant les mêmes étapes chronologiques d’évolution que la France. J’avais de nouveau relevé le défi de l’Histoire de mon pays en revendiquant le 5 juin 2001 une autonomie régionale pour la Kabylie afin de tourner la page de ce bras de fer qui dure entre elle et Alger depuis près de quarante ans et qui déstabilise en permanence l’ensemble de l’Algérie, et par voie de conséquence l’ensemble du bassin méditerranéen. Cette autonomie était et demeure pour nous, la meilleure voie pour apaiser les tensions entre la Kabylie et le pouvoir algérien pour mieux s’occuper des problèmes de développement à travers une meilleure gestion de notre quotidien, une autre projection de notre avenir et un meilleur usage de nos ressources dans le cadre d’une démocratie de plus en plus enracinée. Malheureusement, des tenants du régime en place n’ont rien trouvé de mieux à faire que de recourir aux anciens réflexes de menaces et d’intimidations, comme au temps du boycott scolaire de 1994/95.

Monsieur le Président,
Au lendemain d’une conférence de presse, tenue en Kabylie à l’occasion du 3e anniversaire de cette revendication autonomiste, je fus abordé dans l’enceinte de l’aéroport d’Alger par un homme qui, visiblement, n’était pas un voyageur (normalement, depuis l’attentat du 26 août 1992, ne peuvent y avoir accès que les personnes munies d’un billet d’avion ou qui y travaillent) pour m’affubler d’un certain nombre noms d’oiseaux et autres agressions verbales qu’il ponctua avec cette terrible phrase : “Puisque vous revendiquez l’autonomie de la Kabylie, vous allez regretter d’être venu au monde !” Sur le champ, je crus que le “vous” désignait tous les Kabyles et pensai à un génocide que des cercles occultes étaient en train de planifier dans ma région. Je n’en percutai le sens véritable que le 19 juin 2004, quinze jours plus tard. Mon fils aîné Ameziane, 30 ans, venait d’être abattu au moyen d’une arme blanche à Paris.

Monsieur le Président,
J’ai été choqué, martyrisé dans ma chair et mon esprit, de lire dans la presse française qui en avait rapporté l’événement, dans la rubrique des faits divers que, selon les services de police, ce meurtre n’avait d’une part aucun lien avec mes activités politiques, et d’autre part qu’il était survenu à la suite d’une rixe “à la sortie d’un dancing” !!! Il se trouve qu’aucun ticket de boîte de nuit n’a été trouvé sur mon fils, à sa mort. Les nombreux gardiens, à l’entrée de “La Locomotive” devant laquelle avait eu lieu le crime, et les cassettes vidéo de surveillance saisies sur place et mises sous scellés ont infirmé une telle version. Autrement, on aurait identifié les meurtriers depuis longtemps. Pour moi et ma famille, c’est un autre coup de couteau dans l’honneur et la mémoire d’Ameziane. En vérité, même si les investigations n’ont jamais voulu, depuis deux ans, retenir la piste politique, mon fils est bel et bien victime d’un attentat politico-terroriste commis par des professionnels de la mort. L’affaire est étouffée. Par qui ? Pourquoi ? Nous l’ignorons. Y a-t-il, derrière ce silence, une raison d’Etat ? L’échec des investigations policières ne fait que nourrir un tel sentiment et une foultitude de supputations que la déférence avec laquelle je vous écris m’interdit de détailler.

Monsieur le Président,
Vous comprenez la douleur d’une famille qui n’entamera son travail de deuil que lorsque toute la vérité sera connue, preuve(s) à l’appui. Je suis convaincu que pour vous, un assassinat à Paris est une insulte au Droit, lorsqu’il est politique, un affront à la France ! C’était pour cela que le Général de Gaulle, à l’assassinat de Ben Barka, avait mis à mal les relations diplomatiques avec le Maroc qu’il soupçonnait d’être derrière le crime. J’ai été admiratif devant votre indignation et votre intransigeance face à la Syrie dans l’assassinat de Rafik Hariri à Beyrouth. Dans le cas de mon fils, je cherche à dissiper mes craintes d’une réédition de l’affaire Mecili. Nous attendons de votre Excellence que l’enquête qui est en passe d’être clôturée, sans résultat, redémarre de manière plus conséquente et au plus vite. Nous tenons tant, ma famille et moi, à l’image et à l’honneur de la France que nous ne pouvons nous résoudre à l’idée que ce meurtre puisse entacher la réputation d’efficacité des services de police français.

Dans l’attente d’un geste naturel et historique de votre part, je vous prie, Monsieur le Président de la République Française, d’agréer l’expression de ma plus haute considération.

Ferhat Mehenni
Paris, le 18 juin 2006

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Tareq Oubrou et sa “charia de minorité”

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Tareq Oubrou est pressenti pour remplir le rôle de représentant des musulmans français sous Emmanuel Macron. Dans un entretien publié par Libnanews en 2016, Lina Murr Nehmé alertait déjà sur le profil de l’imam bordelais.

“Que veut dire l’expression « charia de minorité » dans la bouche de Tareq Oubrou ?

Il s’agit tout simplement de vivre dans la société occidentale en renonçant à ce qui, dans la charia, ne s’y adapte pas. Donc les musulmans, minoritaires en France, peuvent renoncer à la lapidation, à l’ablation des mains, à la décapitation de l’apostat et du blasphémateur, etc.

C’est cela, la charia de minorité. S’il faut une charia de minorité à une minorité musulmane en Europe, c’est qu’il lui faudra une charia de majorité si elle devient un jour majoritaire — ce qui peut arriver, aux dires de cheikh Youssef Qaradawi, qui affirme que l’Occident sera conquis sans violence, parce que le taux de natalité des familles d’immigrés, généralement musulmanes, est supérieur à celui des Européens de souche.

Dans ce cas, la charia de majorité remplacera la charia de minorité, qui ne sera plus nécessaire. C’est cette charia de majorité qui régit en effet le califat prôné par Tareq Oubrou.

Lire l’interview complète sur Libnanews

Voir T. Ramadan, T. Oubrou, D. Boubakeur: ce qu’ils cachent (Salvator, 2017)

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Des femmes Iraniennes dans les stades

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Les femmes iraniennes s’émancipent malgré la persécution. Songez seulement qu’il y a quelques années, elles étaient en tchador et jilbabs noirs. Et qu’en 1979, un nombre important d’entre elles exigeait cela.

Le pouvoir les a autorisées à aller dans les stades pour soutenir leurs sportifs préférés. Auparavant, les stades étaient réservés aux seuls hommes, y compris les mollahs. Car en islam, le sport est une activité religieuse: dans un hadith authentique, Mahomet commande de se garder en bon état pour faire le djihad.

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L’assassin préférable à celui qui ne fait pas ses prières

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En suivant ce lien, vous verrez la vidéo d’un cheikh qui vitupère. Ecoutez-le attentivement: il dit en anglais que celui qui tue, vole ou commet des actes pédophiles mais fait ses prières, est préférable aux yeux d’Allah, à celui qui est honnête mais ne fait pas ses prières.

En réalité, il ne fait que répéter en Australie, ce qu’il a lu dans la propagande religieuse financée par les Saoudiens. Elle enseigne que l’assassin est préférable au musulman qui ne fait pas ses prières. Donc il faut tuer ce dernier.

On apprend cela dans toutes les écoles d’imams, même celle de la mosquée de Paris, qui passe pour modérée.

Concernant cette prétendue modération : Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent.

Lina Murr Nehmé, 23 juin 2018

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Vidéo : Les Saoudiennes au volant ? (2/3)

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Les femmes saoudiennes ont enfin le droit de conduire une automobile. Dans cette vidéo, Lina Murr Nehmé montre qu’il ne faut pas se fier aux apparences: il n’y a ni “droits des femmes”, ni “droits de l’homme”, ni aucune espèce de droits humains dans les raisons qui se cachent derrière cette décision.

Si vous avez aimé cette vidéo, inscrivez-vous à notre chaîne pour être averti de la parution des prochaines vidéos.

Commander L’Islamisme et les femmes

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Ce que dit Médine dans “Don’t laïk”

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Dans cette vidéo, j’explique les paroles ésotériques de la chanson “Don’t laïk” du rappeur Médine. Notamment ce que veut dire “crucifier les laïcards comme à Golgotha”, et “pas de signes ostentatoires, pas même la croix de Jésus”.

Le lundi 1er janvier 2015, le rappeur Médine inaugure l’année en lançant la chanson Don’t laïk, dans laquelle il dit :

« j’mets des fatwas sur la tête des cons »

Le mot « fatwa », en France (et dans le langage parlé par opposition aux livres spécialisés) signifie une condamnation à mort. De fait, le rappeur parle bien de tuer les partisans de la laïcité :

« Porte le voile t’es dans de beaux draps
Crucifions les laïcards comme à Golgotha »

Ce n’est pas du tout une plaisanterie. Pour les islamistes, en effet, ceux qui militent contre le port du voile sèment la corruption, et doivent donc être crucifiés. C’est le Coran qui le veut :

« Le châtiment de ceux qui font la guerre à Allah et son Apôtre et qui travaillent, sur terre, à semer la corruption, est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que leur soient coupés la main et le pied opposés, ou qu’ils soient bannis de la terre. Voilà pour eux la honte dans ce monde, et la torture dans l’autre. » Le Coran, 5.33

Ce verset est très connu du public auquel s’adresse le rappeur, parce qu’il définit un châtiment légal ou hadd, et constitue donc un des fondements de la charia. Il est également connu parce que Daech a crucifié beaucoup de monde à partir de l’été 2014, ce qui était peu connu auparavant. Et le rappeur confirme qu’il parle bien d’un châtiment légal quand il vante l’amputation du voleur et l’interdiction des crucifix en public :

« Si j’applique la charia les voleurs pourront plus faire de main courante
Ils connaissent la loi, on connait la juge [la charia]
Pas de signes ostentatoires, pas même la croix de Jésus »

La charia, en effet, interdit aux chrétiens de montrer leurs statues, icônes, médailles ou crucifix. Le calife Omar a même commandé de briser sur la tête des chrétiens tout crucifix visible dans l’espace public.

Mais le 7 janvier, une semaine après la sortie de la chanson Don’t laïk, deux terroristes encagoulés font irruption dans les locaux de Charlie Hebdo, et mitraillent aveuglément la rédaction qui est réunie. Croyant avoir tué tout le monde, ils sortent ensuite dans la rue, tirent et crient : « Allahou Akbar ! » et aussi : « Nous avons vengé le prophète Muhammad ! » Ils crient aussi : « Nous sommes al-Qaïda au Yémen. »

Puis ils tuent un policier, Ahmed Merabet, qui est musulman comme eux. La police les poursuit et les traque. Alors un djihadiste de Daech, Amedy Coulibaly, décide de faire diversion en tuant une policière et en prenant en otages des clients dans un hypercasher.

Tout ceci attire l’attention sur la chanson Don’t Laïk, sortie une semaine plus tôt, et semant la haine des partisans de la laïcité. 

Toute chanson bien faite provoque des sentiments puissants, et c’est le cas de celle-ci. Après les massacres de janvier, le rappeur Médine est critiqué, et il a peur. Il n’osera plus attaquer la France, le christianisme ou la laïcité de front, mais toujours par allusions, à la façon insaisissable de Tariq Ramadan… dont il se réclame d’ailleurs. Comme lui, il prétend œuvrer pour le vivre-ensemble. Mais comme lui, il a pour fruits la hargne et non l’amour.

Lina Murr Nehmé, 14 juin 2018

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Medine et Edouard Philippe : clientélisme ?

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Y a-t-il un rapport entre ce texte du Premier ministre Edouard Philippe parlant du rappeur Médine, et son refus d’interdire que le concert de son compatriote havrais ait lieu au Bataclan ?

“Un ami commun nous avait présentés à je ne sais quelle occasion, mon ignorance, et ma méconnaissance du rap en général, apparurent au grand jour. Médine en fut probablement mortifié et ne manqua pas de faire savoir qu’il faisait sans doute plus pour le rayonnement du Havre avec sa musique, que moi en tant que maire de la ville. Il avait peut-être raison.

Il avait en tout cas raisons sur un point : j’aurais dû le connaître.”

La question est spécifiquement que tant de personnes aient été tuées en cet endroit précis au cri d’Allahou Akbar. Le corps de l’une d’elles était éviscéré, châtré, et en si mauvais état que son père lui-même n’avait pu le voir. Un de mes amis est aussi l’ami de ce dernier.

En d’autres termes : est-ce que M. Edouard Philippe envisage de se représenter à la mairie du Havre s’il est évicté de son siège de Premier Ministre? Dans ce cas, il aurait besoin du nombre de voix musulmanes que pourrait lui apporter Médine.

On en revient au clientélisme J’avais montré comment il s’exerce dans certaines banlieues parisiennes dans L’islamisme et les Femmes​. Je recommande la lecture ou la relecture de ce chapitre, qui parle aussi du clientélisme en Lorraine et à Bordeaux. Il y a dans ce chapitre de quoi se hérisser les cheveux, et se hérisser tout court.

Lina Murr Nehmé, 13 juin 2018

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Le mythe de la “médecine arabe”

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Appeler “arabe” la médecine des peuples vaincus par les Arabes, c’est comme d’appeler “nazie” la médecine française en 1943.

Un des exemples les plus connus : Avicenne ou Ibn Sina. C’était un Persan écrivant en arabe. Les Persans sont appelés “iraniens” depuis 1936. Lors de la “conquête” arabe, ils ont été massacrés de façon épouvantable. Les Arabes ont pillé leurs biens et ont réduit leurs femmes et leurs enfants en esclavage.

L’un de ces Persans, Abou Louloua, réduit en esclavage, fut tellement pressuré que, de désespoir, il décida de tuer le calife Omar qui refusait d’alléger son joug. Il se présenta à la mosquée avec un poignard à deux lames et, poignardant à droite et à gauche — en commençant par Omar et en finissant par lui-même, il tua 14 personnes.

Le fait qu’un homme seul ait pu tuer autant de monde au premier rang dans une mosquée, prouve combien le calife était haï. Ce n’était pas différent de Daech aujourd’hui.

Ceci rejoint ce que l’historien Ibn Khaldoun, lui-même pourtant Arabe de souche et né au Maghreb, raconte. Ibn Khaldoun rend les Arabes coupables de la dégénérescence scientifique et artistique des peuples vaincus par eux. Malheureusement, ces textes sont souvent censurés ou édulcorés dans les traductions, et même dans certaines éditions en langue arabe.

On trouvera ces textes traduits sans censure — le fac-similé arabe faisant foi — dans Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent.

Lina Murr Nehmé, 11 juin 2018

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Medine au Bataclan et le “djihad intérieur”

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Le rappeur Médine doit se produire au Bataclan. Quand on l’interpelle sur son titre “Jihad”, il répond comme Tariq Ramadan et Tareq Oubrou que le vrai jihad est celui qui se fait “contre soi-même”…
 
Pour camoufler la réalité, ils citent « un hadith mineur, dont voici la traduction exacte :
 
« “Le moudjahid est celui qui fait le djihad contre soi-même dans l’obéissance d’Allah.”
 
« Allah commande le djihad armé. Lui obéir en faisant le djihad contre son ego revient à s’obliger à faire le djihad armé en personne, comme l’explique Tabari dans l’extrait que nous avons traduit au chapitre précédent. Oubrou a donc cité un hadith qui appelle au djihad armé tout en se donnant l’air de dire l’inverse!»

Lina Murr Nehmé, Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur: ce qu’ils cachent, Salvator, 2017.

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