Hier les Américains promettaient au Liban des lunettes de vision nocturne, afin de protéger ses frontières du côté syrien contre les infiltrations de Daesh et de Nosra. Maintenant, ils appellent à la révolution et à la création d’un « gouvernement parallèle ». Dans cette vidéo, c’est un ancien de l’ambassade américaine à Beyrouth qui enseigne en plein jour la sédition aux jeunes.
Dans un pays non occupé par les Américains, est-ce que cela ne s’appelerait pas « ingérence dans les affaires d’autrui »? Qui lui dit que les Libanais ont envie d’établir « un gouvernement parallèle » qui créerait la guerre civile qu’on a tant de mal à empêcher?
La guerre du Liban sera finie quand les ambassades (et leurs ex-employés) cesseront de se mêler de ses affaires.
Car l’Amérique a beau être une île, les feux allumés au Moyen-Orient pourraient bien se propager jusqu’à eux. Sur ce plan, le 11 septembre aura été un coup de semonce.
Lina Murr Nehmé, 7 novembre 2019