Category Archives: Liban

Angleterre: un prédicateur appelle à l’islamisation totale du pays

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Sermon en Angleterre: je ne connais pas le nom du sympathique imam, que j’ai pourtant vu plusieurs fois dans les vidéos que je me suis infligé le supplice de regarder quand j’ai travaillé sur Omar Bakri, le gentil islamiste ami avec Achraf Rifi (pour qui j’ai brûlé le drapeau de Daech).

Omar Bakri s’est collé au Liban depuis que l’Angleterre ne veut plus de lui, et ce Syrien s’est fait, par faveur, naturaliser libanais. Oh horreur! Je crois que je vais brûler une deuxième fois le drapeau de Daech rien que pour lui.

En tout cas, le sympathique imam qui semble avoir poussé sur la foulée d’Omar Bakri dans le Londonistan, annonce à l’Angleterre (je traduis):

“Le cauchemar dans le 10 Downing Street (le Matignon anglais), c’est quand un musulman qui marche donne un coup de pied dans la porte du et le calife pénètre, et établit la charia.

— Criez “Allahou Akbar!” interrompt un homme.

— Allahou Akbar! crie l’asssemblée

— Le cauchemar dans le 10 Downing Street, c’est quand quelqu’un, un musulman, jette une corde sur l’horloge de Big Ben et qu’il y grimpe et qu’il y hisse le drapeau de “La Ilaha illallah“.

“Le cauchemar dans le 10 Downing Street, mes frères, c’est quand un musulman conduit avec un hélicoptère et arrive au sommet de Big Ben et qu’il y remplace les chiffres latins en chiffres arabes. Voici, mes frères, le cauchemar pour le 10 Downing Street.

“Et comme vous comprenez, nous, musulmans, nous ne sommes pas de ces musulmans modérés au chocolat, de ceux qui baissent la tête devant le gouvernement.

“Non, nous voulons plutôt travailler, inchallah, pour la cause d’Allah, pour établir l’islam, et faire en sorte que David Cameron vienne sur ses mains et sur ses genoux et nous paie la jizya (amende religieuse imposée aux chrétiens et aux juifs).

“Oui, c’est cela. Ensuite, nous couvrirons toutes les femmes, nous leur ferons mettre le niqab sur leur visage, y compris la reine Elizabeth, y compris Kate Middleton”.

On ne sait s’il faut rire ou s’il faut pleurer en regardant ce monsieur. Mais ceux qui disent qu’ils nous aiment alors qu’en même temps ils disent aux pauvres adolescents de suivre des livres qui parlent comme cet imam, est-ce qu’ils ne sont pas aussi coupables que lui ?

Lina Murr Nehmé, 25 août 2018

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Nous ne sommes pas des Arabes !

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Non, nous ne sommes pas des Arabes, car nous ne sommes pas des Bédouins !

Vous ne le saviez pas? “Arabes” veut dire “Bédouins”. Le mot concerne strictement les gens de la Péninsule, car ils étaient à l’origine des nomades chassés par la rudesse de leur climat, et obligés sans cesse de se déplacer d’oasis en oasis. Le mot vient donc de la racine “araba” qui veut dire “se déplacer”. D’où le mot “arabat” ou “arabiyya”, pour désigner la charrette ou la voiture. D’où, aussi, le mot “aroubat maaidatouhou” pour dire de quelqu’un qu’il a la diarrhée. Ci-dessous, extrait tiré d’un livre de grammaire arabe.

Ce n’est donc pas moi qui le dis, c’est la grammaire arabe. Je peux vous le prouver, livre en main, mais nous avons autre chose à faire, n’est-ce pas, vous et moi, que de nous plonger dans les dictionnaires vieux de mille trois cents ans. Il est plus intéressant d’aller de l’avant que de reculer.

Attention, je ne suis pas raciste. Il existe des Arabes qui sont formidables. Seulement, eux, c’est eux, et nous, c’est nous. Leurs dirigeants veulent que nous soyons des esclaves, et nous, nous ne sommes pas d’accord.

Et désirant ardemment le jour où je pourrai enfin lancer en toute sincérité le cri: “Pays arabes, je vous aime”!, je m’efforce pour le moment de les aimer dans mon cœur et dans mes actes, en leur disant la vérité qu’ils n’ont pas envie d’entendre.

Car celui qui aime l’autre lui dit la vérité. Surtout si elle est désagréable.

Lina Murr Nehmé, 18 août 2018

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Beyrouth, 10 juin 1976 : le FPLP enlève le journaliste belge Marc Thirion

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Durant la guerre du Liban, seuls des casse-cous comme Jean-Pierre Péroncel-Hugoz et le Belge Marc Thirion osaient résider dans la zone de Beyrouth qu’occupaient les Palestiniens et traverser la ligne de démarcation pour voir aussi ce qui se passait du côté chrétien.

Parlant de Marc Thirion, son ex-collègue Pierre Billen raconte au journaliste belge Michel Bouffioux :

« À l’époque, Marc couvrait la guerre civile du Liban pour plusieurs médias. Il connaissait parfaitement bien les enjeux locaux pour avoir passé une partie de son adolescence dans ce pays. Ex-para, c’était un homme de terrain qui aimait l’action. Pas question de rester planqué dans un hôtel, de se contenter des mêmes sources que tous les autres. Il allait chercher l’info, n’hésitant pas à passer d’un secteur de la ville à l’autre pour prendre la température dans les différents camps qui s’affrontaient. L’exercice était périlleux, bien sûr… En plus, il était réputé pour avoir des rapports francs et sans langue de bois avec des interlocuteurs comme des chefs de milice, qui n’étaient pas habitués à cela. Il écrivait et disait ce qu’il constatait sans faire de compromis, sans accepter de céder aux pressions de telle ou telle faction.”

Je me souviens de ces articles: quand Marc venait chez nous, il m’en offrait une photocopie — une primeur avant la parution de l’article dans la presse belge. Je lui ai plusieurs fois dire qu’il ne devait plus résider dans la zone occupée par les Palestiniens, alors qu’il disait aussi la vérité sur leur corruption.

Marc fut enlevé le 10 juin 1976 par le FPLP, une des organisations de l’OLP. Il aurait été tué, accusé d’être un agent israélien. Mais c’était l’accusation classique: ils donnaient ce nom à toute personne dont ils voulaient justifier le meurtre. Le journaliste Antoine Sfeir, enlevé vers la même époque, affirme l’avoir entendu hurler dans la chambre de torture.

Marc Thirion a disparu sans laisser trace, comme ceux dont je parle dans mon livre Les Otages libanais dans les prisons syriennes. La seule pensée de cette comparaison me fait frémir. C’est une chose de parler d’otages qu’on ne connaît pas — et dont le calvaire fut tout de même terrible à décrire —, c’en est une autre d’imaginer cela arrivant à un ami.

Lina Murr Nehmé, 14 août 2018

 

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Attentat de Soueida : pourquoi Daech s’en prend aux druzes

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Parlant de ce massacre de Soueida, qui a fait un grand nombre de victimes druzes, certains ont dit: “Bah! les druzes tuent les chrétiens”. Il faut mettre quelques points sur les i.

Le massacre des chrétiens de Damas, en 1860, a été commis par des sunnites. Il a commencé après le massacre des chrétiens du Liban par les druzes, mais ceux-ci étaient des mercenaires à la solde des autorités ottomanes, comme l’ont reconnu les grandes puissances (voir mon livre: Quand les Anglais livraient le Levant à l’Etat islamique). Et une partie des druzes n’avait pas participé au massacre des chrétiens du Liban.

La communauté druze au Liban est divisée en deux partis fortement opposés, qui s’entretuent à l’occasion (voir les révélations que j’ai traduites dans le même livre). Les Joumblatt, d’origine sunnite, ne sont pas reconnus par la communauté druze, qui les considère comme des intrus.

Enfin, il y a quelques années, Joumblatt a décrété à la télévision la mort de tous les druzes de Syrie parce qu’ils soutiennent le régime (j’ai la vidéo.) Donc il n’est pas possible de dire, au sujet des druzes syriens, qu’ils tuent les chrétiens syriens, puisqu’ils sont dans le même camp.

Non: ce massacre de Soueida frappe toutes les minorités de Syrie, et à terme, vise toutes les minorités du Levant. Le but de Daech et de Nosra est en effet d’unifier la Syrie, le Liban, Israël, la Jordanie et les territoires palestiniens sous sa houlette et sous le nom de “Cham” que leur donnaient les califes. Nosra a le même but, comme le prouve son nom actuel, Fatah el-Cham (“Conquête de Cham”).

Lina Murr Nehmé, 30 juillet 2018

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Justice, Etat de droit, loi “fake news” : petite mise au point

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Aujourd’hui, sur ma page, un monsieur m’expliquait qu’un maire des Yvelines était obligé de donner un permis de construire une mosquée car, dit-il, la France est un Etat de droit, contrairement à l’Arabie Saoudite et à la démocratie libanaise, qui n’en serait pas une. J’avais en effet demandé si un maire était jamais inquiété en Arabie Saoudite pour avoir refusé de donner le permis de construire une église.

J’imagine que certains ignorent que le droit saoudien interdit la construction des églises, et que c’était appliquer ce droit que de refuser le permis de construire des églises. Et je ne vois pas ce que vient faire le Liban quand on parle de l’Arabie Saoudite. Mais bon. Acceptons que le Liban, comme le Christ, soit compté parmi les assassins.

Mais un Etat qui met des visières et ne traite pas les citoyens à égalité mais les distingue selon leur religion n’est pas un Etat de droit.

Ainsi, la loi sur les fake news est-elle du droit ? Laisser les médias puissants, appartenant aux riches, libres de diffuser les informations qu’ils veulent sans contrôle, et forger une loi sur les seuls réseaux sociaux, est-ce du droit ? Quand Libération met une immense photo du candidat Emmanuel Macron la veille du second tour de l’élection présidentielle, violant la loi qui interdit la pub électorale, et que la justice n’arrête pas le journal, c’est encore du droit ?

En même temps, on arrête la chaîne Youtube du petit TV Libertés sous prétexte qu’il a violé la loi sur le copyright en faisant une citation. Combien de chaînes Youtube violent cette loi en reproduisant des films entiers, des émissions télévisées entières ?

Quand on poursuit François Fillon la veille des élections, pour un crime que François Bayrou a commis sur une plus grande échelle et que ce dernier n’est pas poursuivi parce qu’il peut apporter des voix aux élections, c’est un Etat de droit ? Et si l’affaire Fillon est si grave, comment se fait-il qu’on n’en parle plus depuis les élections?

Quand on traîne Georges Bensoussan devant la justice pour une citation qui vient d’un auteur maghrébin et non de lui-même, alors qu’on n’inquiète pas ceux qui crient sur la Place de la République à Paris en arabe: “Khaybar, Khaybar, ya yahoud, Jaych Mhammad sa yaoud”, c’est un Etat de droit ?

Quand on autorise la tenue de Salons islamiques comme le Salon de la Femme de Pontoise où on appelle à battre les femmes (gentiment, histoire de les humilier seulement et pas de leur briser les membres, ce qui les rendrait inutilisables), c’est un Etat de droit ? Et si on ne le fait pas ouvertement dans ces Salons, on le fait en recommandant les livres où c’est écrit en toutes lettres (Cf. mon livre L’Islamisme et les femmes). Est-il admissible qu’une conseillère municipale, Céline Pina, ne réussisse pas à faire empêcher ce Salon, et qu’elle démissionne, et que cela ne fasse pas plus de remous que cela ?

Et c’est dans un Etat de droit qu’un ex-Frère Musulman, Mohamed Louizi, est victime de six procès en quelques années parce qu’il a dénoncé un projet d’islamisation pourtant écrit en toutes lettres dans la littérature de ce mouvement ! Louizi a parlé de l’islamisation de la France, mais il s’agit d’une étape sur la voie de l’islamisation mondiale dont a parlé le fondateur Hassan el-Banna (voir les textes cités dans Fatwas et caricatures).

Et c’est dans un Etat de droit qu’ Alain Finkielkraut — qu’on l’aime ou non — est qualifié d'”israélite blanc” dans une vidéo mise en ligne en 2016 et reprise à de nombreux exemplaires dont chacun affiche des centaines de milliers de vues, les auteurs du titre et des commentaires n’étant pas inquiétés alors qu’ils tombent sous le coup de la loi sur le racisme, sur base à la fois ethnique et religieuse, et sous le coup de la loi sur le non respect des droits d’auteur ?

Lina Murr Nehmé, 14 juillet 2018

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La propagande de l’OLP et du Hamas en France

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La puissance médiatique de l’OLP se sert de la souffrance réelle des Palestiniens, pour susciter un sentiment antijuif qui est d’autant moins mérité qu’un juif n’est pas nécessairement israélien, et que s’il l’est, il a de fortes chances d’être dans l’opposition.

Il est inadmissible que nous laissions faire ce genre de propagande. Je l’ai décrite, avec ses résultats — une guerre, cent mille morts — dans Le Liban assassiné, alors qu’elle s’exerçait contre les chrétiens cette fois, et non contre les juifs.

Mais j’ai montré que la guerre du Liban était la transposition, le déménagement de la guerre de Palestine qui durait depuis 1920, et que menait le même groupe qui s’était par la suite reconstitué, plus ou moins, sous le nom d'”OLP”. J’ai décrit le début de cette guerre dans mon autre livre Quand les Anglais livraient le Levant à l’Etat Islamique (Salvator, 2016), Car la hargne que nous avons subie au Liban, s’était auparavant auparavant exercée contre les juifs en Palestine, en 1920, en 1928, en 1929, provoquant ces mêmes massacres que par la suite, l’OLP a reproduits au Liban, sur une bien plus grande échelle, parce qu’elle y avait les mains libres: au lieu d’avoir une puissance mandataire pour protéger les minorités, elle avait, dans les coulisses, des puissances dirigées par des financiers, qui la favorisaient contre l’Etat du Liban multiconfessionnel, parce que telle était la volonté de l’Arabie Saoudite qui dictait les prix du pétrole.

En 1982, les Israéliens ont dévoilé ces crimes, et c’est à partir de ce moment qu’on a commencé à se retourner contre eux médiatiquement en Europe. Ils n’ont pas osé exiger que les criminels de l’OLP soient jugés pour crimes contre l’humanité, alors même que les criminels nazis continuaient à être poursuivis et jugés. Mitterrand avait exigé que les criminels de guerre partent “dans la dignité”, il a exigé une Force Multinationale pour protéger les civils palestiniens, et eux seuls, car quand, l’été suivant 1983, ce fut le tour des chrétiens d’être assassinés, il y eut un nettoyage ethnique total, un génocide dans toute la région dominée par Walid Joumblatt, qui tua tous les chrétiens, y compris ses partisans, dans une région majoritairement chrétienne. Et l’Occident traite avec Walid Joumblatt, le reçoit et l’honore. Il est pourtant coupable de crimes contre l’humanité d’après les critères occidentaux.

Dans un autre livre, L’Islamisme et les femmes, j’ai décrit comment, insidieusement, le conflit se transpose, en France, contre les juifs de France, utilisant les mêmes ressorts que dans la guerre du Liban, c’est-à-dire exploitant la souffrance réelle des Palestiniens, pour faire haïr une communauté entière. Cette fois, c’est de nouveau la communauté juive.

Tous les jours, des incidents montrent la mesure de la propagande palestinienne antijuive. J’ai démonté, dans mon livre “Le Liban assassiné”, les ressorts et les méthodes de cette propagande, comme elle s’est exercée contre les chrétiens. On les retrouve, tels quels, à Paris aujourd’hui.

Je dois finalement dire que les Palestiniens eux-mêmes rejettent ces crimes quand ils les connaissent, et quand ils sont humains — et beaucoup d’entre eux sont humains. Il y a deux ou trois ans, j’ai eu une bagarre verbale avec l’un d’entre eux, un ouvrier qui défendait tellement les chrétiens du Liban et disait tant de mal des Palestiniens que je devais le freiner.

Du reste, c’est le fait qu’un des Palestiniens qui avaient le plus souffert qui ait dit — dans un reportage diffusé sur une chaîne de télévision — qu’il était horrifié du mal que les Palestiniens nous avaient fait. C’est alors que j’ai cessé de haïr les Palestiniens en bloc, me disant: “S’il y a parmi eux un seul homme juste comme celui-ci, je dois les aimer, car il doit sûrement y en avoir d’autres aussi.”

 

Lina Murr Nehmé, 20 mai 2018

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Vidéo : Quand la nièce de MBS était exécutée pour adultère

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Lina Murr Nehmé raconte l’histoire de la princesse saoudienne Mishaael, tuée, avec son amoureux, sur ordre de son grand-père, frère du roi Khaled d’Arabie… et donc, oncle de Mohamed Ben Salman.

Lina Murr Nehmé, L’Islamisme et les femmes.

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Les conséquences d’une invasion de la Syrie semblable à celle de l’Irak (Enashra)

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ما قد تكون نتائج اجتياح غربي لسوريا

ما قد تكون نتائج اجتياح غربي لسوريا

أنتجت الحرب على العراق عام 2003 ​تنظيم داعش​. وقد تنتج حربا مماثلة على ​سوريا​، وحشدًا أشدّ فظاعة من داعش.

بعد ضربات 11 أيلول2001، اتّخذ جورج بوش الابن القرار بغزو العراق. وكُلِّفَت وكالة الاستخبارات الأميركيّة CIA إثبات تورّط صدّام حسين في هذه الاعتداءات، وتملكه أسلحة كيميائيّة. وشُنَّت حملة إعلاميّة شرسة وغير مسبوقة، نجحت في إقناع الشعب الأميركي وجزء من المجتمع الدولي بضرورة القضاء على النظام العراقي.

وفي 5 شباط 2003، لنيل موافقة الأمم المتّحدة، أدلى في مقرها وزير الخارجيّة الأميركية ​كولن باول​، بخطاب مسهب. وادّعى فيه أنّ صدّام حسين يملك أسلحة كيميائيّة ونوويّة، وأنّ لديه علاقات مع تنظيم “القاعدة” تمرّ عبر أبو مصعب الزرقاوي. وبالتالي تتوجّب مهاجمة العراق لحماية العالم الحر من خطر رهيب آتٍ.

كان الزرقاوي مجرمًا أردنيًّا أصبح إسلاميًّا بتأثير من جماعة “التبليغ”. وقد عرض نفسه على أسامة بن لادن واقترح عليه أن يفوّض إليه تأسيس فرع لتنظيم “القاعدة” في العراق. لكنّ بن لادن رفض، لأنّ الزرقاوي كان بالنسبة إليه لصًّا، بل مجرما، فهو يريد قتل الشيعة وإشعال حرب أهليّة بين السنّة والشيعة في العراق. ومن خلال تمزيق الشعب العراقي، كانت هذه الحرب الأهليّة لتتيح صعود نجم “القاعدة” وتمكنها من أخذ السلطة في العراق. إلاّ أنّ بن لادن لم يكن لديه أيّ نيّة لقتل الشيعة، وكان قد نجح بالتفاهم مع آية الله الخميني، في سعيه إلى إرساء حلف بين جميع المسلمين ضدّ “الكفّار” الذين كان يطلق عليهم اسم “الصليبيّين”.

لم تكن “القاعدة” موجودة في العراق، لأنّ صدّام حسين لطالما صدّ جميع عروض بن لادن. وكان يقاتل القاعدة ويحاول توقيف الزرقاوي. إلاّ أنّ هذا الأخير كان يختبئ في الأراضي الكرديّة، ويصنّع الذخائر والأسلحة الكيميائيّة، ولاسيّما منها سمّ الريسين، وهو سمّ فتاك لم يكن يوجد له أيّ ترياق.

وتكلّم كولن باول عن مصنّع السموم الصغير هذا كما لو كان ندًّا لأسامة بن لادن. فحول الزرقاو يالى وحش من العيار الدولي. وما عاد بن لادن قادرًا على تجاهله، فوافق على تأسيس “القاعدة في العراق”. وأعلن الزرقاوي الولاء لبن لادن، ثم اختفى لبعض الوقت. كان يريد البقاء على قيد الحياة، في انتظار أن يطيح الأميركيّون صدّام حسين، حتّى يأخذ هو مكانه كزعيم للسنّة في العراق.

وما إن اجتاح الأميركيّون بغداد، حتى اتخذوا قرار حلّ ​الجيش العراقي​. فرموا في الشارع 350 ألف عنصر كانوا يعتاشون من الجيش. ولم يرفضوا منحهم تعويض الفصل من الخدمة وحسب، بل حجبوا عنهم أيضًا الأجور المستحقّة لهم. وبات هؤلاء العسكريّون عاطلين من العمل، من دون أن يقبل أحد بتوظيفهم، حتّى وقعوا في براثن الجوع مع عائلاتهم. وجنّد الزرقاوي من بينهم عددًا كبيرًا من المقاتلين والقادة المدرّبين والمخضرمين. (هؤلاء سيشكلون في ما بعد نواة جيش داعش، وسيحقّقون لها الانتصارات الساحقة). وجاء “الجهاديون” من العالم كله الى العراق، ينفذون العمليات الانتحارية. فكان يموت في الانفجارات كلّ شهر ما يقارب ألف عراقي، أكثرهم من الشيعة. وهكذا تمكن الزرقاوي من إشعال تلك الحرب الأهليّة الّتي كان يتمناها، إذ كان انقسام الشعب العراقي يضاعف قوته.

في حزيران 2006، قُتِل الزرقاوي في غارة أميركيّة. وخلفه معاونه ​أبو بكر البغدادي​ الّذي نجح في توحيد كل المنظّمات الإسلاميّة السنيّة في العراق. وأطلق على هذا التكتّل الّذي يقوده تنظيم”القاعدة” اسم “الدولة الإسلاميّة-العراق”.

عام 2011، اندلعت الحرب في سوريا، فقرر البغدادي الاستفادة من ذلك لإنشاء فرع للقاعدة هناك. فكلف معاونه أبو محمّد الجولاني (اسمه الحقيقي أسامة العبسي) مهمة تأسيسه. وأرسله إلى سوريا، وأعطاه نصف ماله، ونصف سلاحه، وأفضل معاونيه. وبدأ الجولاني يشتري المقاتلين، فأسّس منظّمة أُطلق عليها اسمان. الاسم الأول هو “​جبهة النصرة​ لأهل الشام”، والثاني هو “​تنظيم القاعدة​ في بلاد الشام”. وفي ما بعد أطلق عليها اسم “جبهة فتح الشام”.

وهنا ينبغي التذكير بأن “الشام” هو الاسم الذي يطلقه العرب على المشرق (أي: ​لبنان​ ـ سوريا – ​فلسطين​ أو إسرائيل-الأردن). “فتح الشام” يعني إرادة اجتياح جميع هذه البلدان. وكما يعرف لبنان، فقد حاولت جبهة النصرة احتلاله عن طريق عرسال وريفها، وعن طريق القلمون. وقد ذبحت بعض جنودنا، لكنها لم تستطع أن تجتاح لبنان بسبب بسالة جيشه.

وعظم شأن “النصرة” بعدما ضمّت إلى صفوفها عناصر من “​الجيش السوري​ الحرّ”، بتقديم أجور تفوق أجوره. و”الجيش السوري الحرّ” بنفسه تكوَّن من عناصر انشقوا عن الجيش النظامي في مقابل أجور أكبر.

ولم يعد الجولاني يطيق طاعة البغدادي. فقرّر الأخير مهاجمته وضم منظمته. فغير اسم “الدولة الاسلاميّة-العراق” إلى “الدولة الاسلاميّة في العراق والشام”، أي “داعش”.

واحتلّت داعش الرقّة، وقاتلت النصرة وحلفاءها السوريّين.

كانت المملكة السعوديّة قد موّلت بن لادن لزمن طويل، مما أتاح له إنشاء “القاعدة”. وقامت المملكة بعد ذلك بتمويل الزرقاوي، والبغدادي، وداعش. فيما بعد، توقّفت عن تمويل داعش، وصبّت اهتمامها على النصرة و”الجيش السوري الحرّ”، اللّذين يفضّلهما الغرب زاعمًا أنّهما “معتدلان”. إلاّ أنّ مجاهدي “الجيش السوري الحرّ” كانوا أوّل من قطع الرؤوس ونشر الشرائط المصوّرة لعرض هذه الأفعال. وحدهم تباهوا أمام عدسات الكاميرات، وعلى وقع صيحات التكبير، لأن أحد قادتهم أكل قلب جندي من الجيش النظامي.

وهكذا، قدّمت بعض الدول الغربية إلى الإرهابيّين في سوريا تدريبًا عالي الجودة، وأسلحة لإطاحة نظام بشّار الأسد العلماني، وذلك على الرغم من إرادة غالبية ​الشعب السوري​ الذي لا يفضّل المنظّمات الجهاديّة على الأسد.

يتحدّث الأميركيّون اليوم عن مهاجمة بشّار الأسد كما فعلوا مع صدّام حسين، وذلك بذريعة استخدامه الأسلحة الكيميائيّة، وهو أمر لم تتثبّت منه أيّ من بعثات التحقيق الدوليّة حتّى الآن. وقد شنوا بعض الضربات بمعاونة الدول الفرنسية والإنكليزية. ويُسمّى هذا العمل في القانون الدولي بـ”الاعتداء على دولة ذات سيادة”. فإذا افترضنا حدوث اجتياح أميركي شامل يشبه اجتياح العراق، فبمن يُستبدَل بشّار؟ وحدهم القادة الإرهابيون يتمتعون في سوريا بقوة تقارب قوته الشعبية. أمّا الأشخاص ذوو المستوى الأخلاقي الّذين انضووا في صفوف المعارضة قبل الحرب، مثل ميشال كيلو، فقد أزاحهم الإسلاميّون، فانسحبوا لأنّهم رفضوا أن يتمّ استخدامهم كضمانة للمنظّمات الجهاديّة.

إسقاط ​بشار الأسد​، قد يترك إذًا في سوريا فراغًا مؤسّسيًا يُشبه الفراغ الّذي أحدثه الأميركيّون في العراق، لمّا استبدلوا الحكومة الّتي أجادت الإمساك بزمام الأمور، بأخرى ضعيفة، فاسدة، تطيع أوامرهم، مكروهة من الشعب. إنّها الاستراتيجيّة المعهودة للفاتح الّذي يعيّن الرجال الدمى لتمثيله. إذا حدث ذلك، فسنشهد ولادة وحش أفظع من داعش، قد لا يتمكن الغرب من الإفلات منه. فالجولاني وسيّده السابق، البغدادي، يتشاركان العقيدة نفسها، والطموحات نفسها، ويعتمدان الأساليب نفسها. تدمير داعش ساعد الجولاني في شكل مدهش، إذ خلّصه من أهم خصم له. ولم يبقَ ما يعيق وصوله إلى السلطة سوى حاجز واحد: بشّار الأسد.

إن زوال داعش في المشرق يخلي سبيل العديد من الإرهابيين كل يوم. فأين يذهب هؤلاء الإرهابيون المتضعضعون، إلَّا إلى مَن يدفع المال بوفرة، أي الجولاني وجبهة النصرة؟.

أمراء “النصرة” يأملون في الخلافة لتنظيمهم. وهم يستأنفون العمل على برنامجهم لغزو العالم. وينتظرون فرصتهم في صمت. على أمل ألَّا يقدمها لهم الغرب، فنحن في غنى عن ذلك.

Lire sur le site d’Enashra

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Discours des Bernardins : Macron inaugure le communautarisme

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A la dernière messe de Pâques en région parisienne, un prêtre, l’air jovial, commence son homélie en disant à ses paroissiens : “Alors ??? ça va, ce soir ??? !” Hier, les rôles étaient intervertis. Le Père Macron, l’air doucereux, s’est attelé à la rude tâche de lire une homélie interminable censée édifier les évêques. Il leur dit : “Je compte sur vous aussi, sur vous tous pour nourrir ce dialogue…” Le dialogue avec qui ? Mais avec les autres communautés !

Vu de Beyrouth, c’est particulièrement comique. La République libanaise reconnaît 18 cultes, et traite avec les chefs des communautés religieuses. Mais la République française ne reconnaît aucun culte ! ! !

Et le problème, quand Macron se rapproche ainsi d’une communauté, c’est qu’il pourra prétexter cela pour opérer un rapprochement avec d’autres communautés. Or la deuxième communauté française sur le plan numérique, c’est la communauté musulmane. C’est donc avec elle que se fera le geste parallèle à celui-ci.

Et la force, dans cette communauté, se trouve dans le camp de ceux qui oppriment les quartiers, notamment les Frères Musulmans (l’UOIF). Macron a quêté leur aide durant sa campagne électorale, et ils ont appelé à voter “massivement” pour lui.

Les Frères Musulmans ne donnent rien pour rien. S’ils ont aidé Macron, c’est qu’il a été généreux. Il l’a montré dans le choix de certains de ses conseillers. Mais visiblement, il va leur donner bien davantage, vu le déséquilibre créé par sa conférence religieuse aux Bernardins. On ne voit d’ailleurs pas quelle peut bien être la raison d’être de cette conférence où Macron servait aux évêques leur propre discours… sinon de permettre un rapprochement semblable avec l’UOIF. (De même que la femme-rabbin française avait été là pour que Macron puisse recevoir la femme-imam danoise, qui a été la seule à être honorée, puisqu’elle seule a eu droit au fauteuil du Président français.)

Durant les élections, le but que poursuivait Macron était la Présidence. Il ne réalisait peut-être pas que les Frères Musulmans (l’UOIF) poursuivaient exactement le même but. Leur Présidence, cependant, s’appelle “califat”.

Car si les Frères Musulmans existent, c’est pour rétablir le califat ou État islamique. Prendre le pouvoir est le but de leur fondation. Or en Occident, cela ne peut se faire que par la voie démocratique. Amar Lasfar, président de l’UOIF, l’explique en quelques phrases enregistrées qu’on peut écouter en suivant le lien suivant :

La stratégie de l’UOIF a été expliquée depuis longtemps par le fondateur des Frères Musulmans, Hassan al-Banna (Voir ses textes traduits dans mes livres « Fatwas et Caricatures » et « Tariq Ramadan, Tareq Oubrou, Dalil Boubakeur : ce qu’ils cachent. »). Elle consiste à prendre le pouvoir par n’importe quel moyen disponible. En Europe, c’est la démocratie. C’est le moyen utilisé par Hitler. Et comme les Frères Musulmans, Hitler avait tout dit, tout écrit à l’avance. Ce sont les chefs des démocraties qui refusaient de le prendre au sérieux. Tout comme ils refusent de prendre au sérieux, aujourd’hui, les textes que distribuent, que lisent, que recommandent les Frères Musulmans.

Lina Murr Nehmé, 10 avril 2018

Photo : AFP

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Le site de Brad bombardé par les Turcs

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Pour illustrer mon livre Si Beyrouth parlait…, j’avais pris cette photo des ruines de la ville morte syrienne de Brad, trois mois avant le début de la guerre syrienne.

Tout récemment, l’aviation turque aurait endommagé ce site de première importance archéologique et religieuse, où se trouve également le tombeau de saint Maron, patron des maronites.

On parle peu des villes mortes de Syrie, dont certaines ont été endommagées par les bombardements. Ceux des Turcs aujourd’hui, et ceuxde leurs alliés depuis 2011. Ces alliés sont essentiellement des djihadistes, notamment l’ASL (Armée syrienne libre), rebuts de l’armée syrienne, et les premiers à avoir procédé à des égorgements devant caméra, et même, à avoir diffusé un acte de cannibalisme filmé.

L’ASL a constitué l’essentiel des effectifs d’al-Qaïda quand celle-ci est venue d’Irak en Syrie pour fonder la branche syrienne d’al-Qaïda appelée Nosra. Nosra est ainsi la fille de Daech.

L’ASL, Nosra, Daech et plusieurs autres organisations terroristes se sont battues entre elles ou contre l’armée syrienne (et souvent aussi contre les habitants) de la région des villes mortes, qui se situe en Syrie, à la frontière entre la Syrie et la Turquie.

On attend cependant la fin de la guerre pour savoir ce qu’il reste vraiment de ce précieux patrimoine archéologique datant des débuts du christianisme.

Lina Murr Nehmé, 26 mars 2018

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