syndrome de Stockholm dans les églises

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La stratégie d’Emmanuel Macron a bien réussi. En réunissant les évêques aux Bernardins, il s’est fait de la publicité auprès du public chrétien pratiquant, et des prêtres de paroisse.

L’un d’eux nous a dit dans un sermon: “J’ai écrit au président Macron pour lui dire que nous priions pour lui.” C’est très bien de prier pour les gens. Mais la question que j’aurais posée à ce curé, s’il en avait eu envie, aurait été: “Si quelqu’un d’autre avait été élu, est-ce que vous lui auriez écrit pour lui dire que vous priiez pour lui?”

Je connais la réponse. Il aurait probablement prié pour lui, mais il ne lui aurait pas écrit. Car pour écrire à quelqu’un, il faut être proche de lui et de ses idées. C’est le cas de ce curé, très aimé à gauche.

À force de se faire insulter, caricaturer, accabler, les chrétiens de France finissent par penser comme ceux qui les persécutent. C’est le réflexe du dhimmi, le syndrome de Stockholm à l’échelle nationale. A force de voir dénigrer tout ce qui était leur religion, ils se rangent du côté de leurs persécuteurs, dans l’espoir d’avoir moins de coups, dans l’espoir qu’on dise: “Il est chrétien, mais il est bien: il est des nôtres”.

Tant de chrétiens de France veulent prouver qu’ils ne méritent pas cette accusation de fachos ou de réacs que leur jette une partie de la gauche à tout venant! Donc ils se disent à gauche sans réfléchir aux complicités de la gauche progressiste au pouvoir, avec toutes les espèces de bourreaux possibles et imaginables. Se souvient-on du passé vichyste de François Mitterrand? Se souvient-on de la phrase de Fabius qui disait que Nosra, c’est-à-dire al-Qaïda en Syrie, “fait du bon boulot”? Ce même Fabius avait flatté le père de Bachar el-Assad; et le père de Bachar était l’homme qui avait fait la guerre du Liban. La gauche avait aidé Hafez el-Assad à tuer la démocratie libanaise, et elle l’avait couvert lorsqu’il avait envahi le palais présidentiel qui, la veille encore, était entouré de manifestants venus protéger leur démocratie. François Mitterrand fut le seul Président du monde libre à s’abaisser à rendre visite à ce dictateur. Et c’est le même François Mitterrand qui avait accepté, avant la guerre d’Irak en 1990, d’envoyer la flotte française opérer le siège hermétique de l’Irak, violant ainsi la loi internationale qui interdit le siège qui a pour but d’affamer des civils.

Et la gauche méprise les chrétiens! Macron, qui vient de la gauche et ne l’a quittée que pour se présenter aux élections, Macron au sujet duquel Hollande disait: “Macron, c’est moi!” Macron n’a pas fait d’alliance avec les chrétiens avant les élections. Il savait que ces dhimmis allaient voter pour lui dans tous les cas, par peur d’être assimilés aux Le Pen. Mais il en a fait avec l’UOIF, c’est-à-dire les Frères Musulmans, qui ont appelé à “voter massivement” pour Macron afin de faire barrage à Le Pen.

S’allier avec les Frères Musulmans contre les Le Pen? Mais plus facho que les Frères Musulmans, tu meurs! Ce sont eux qui veulent bâtir un Etat mondial fondé sur le principe de la race supérieure et des châtiments corporels! Et pour cela, ils veulent envahir les autres nations! (Lire à leur sujet leur histoire et leurs textes fondateurs dans mon livre Fatwas et Caricatures).

Donc, Macron ayant fait alliance avec l’UOIF au programme fasciste pour qu’elle appelle à voter massivement pour lui, a vu venir le moment de tenir ses promesses électorales faites à l’UOIF. C’est alors qu’il s’est souvenu de l’existence des chrétiens de France, pourtant beaucoup plus nombreux que les musulmans. Et Macron a rassemblé les évêques, et leur a fait ce sermon si laborieux aux Bernardins. J’avais annoncé à l’époque que si Macron rassemblait les évêques, ce serait immanquablement pour pouvoir ensuite s’en prévaloir pour octroyer des avantages à l’UOIF (note 1).

Ce sermon, qui a suscité les risées des intellectuels, a eu un effet foudroyant sur les personnes simples, qui sont influencées par un clergé très à gauche — lequel, nourri par une propagande antichrétienne, veut prouver qu’il n’est pas ce qu’on dit qu’il est.

Culpabilisation quand tu nous tiens! D’après un sondage Ifop pour la Croix, 37% des catholiques pratiquants auraient voté pour la liste de Macron aux élections européennes. Un chiffre qui monte à 43% chez les pratiquants réguliers.

Les catholiques pratiquants ont voté à 22% pour la liste LR, à 14% pour la liste RN (Le Pen), et à 10% pour la liste EELV (les Verts). Les Républicains, pourtant dirigés par un chrétien, sont laminés.

Note 1: Article du site, enrichi d’une vidéo et de commentaires:
https://linamurrnehme.com/2018/discours-des-bernardins-macron-inaugure-le-communautarisme/

La première version de cet article n’a pas été modifiée sur Facebook:
https://www.facebook.com/linamurrnehme/photos/a.1569102826655937/2127328957499985/

Lina Murr Nehmé, 28 mai 2019

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Voir aussi les tweets destinés à plaire à l’Eglise et qui ont déplu aux non-chrétiens:
https://twitter.com/LeHuffPost/status/983606794911133696